Big data : quel marché ? Avec Etalab et Prédicsis. C’était dans le Business Club (podcast vidéo et audio)

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion Jeudi 22/5 à 21h | Samedi 24/5 à 7h | Dimanche 25/5 à 15h

Au sommaire:

Talk 1 : FLORAJET : Un bouquet de  fleurs, cadeau n°1 pour la fête des mères.

Talk 2 : SMUGGLER : le fabricant français de costume lance le costume qui protège du rayonnement du téléphone mobile

Talk 3 et 4 : Reportage chez Locarchives suivi du début sur les données. Comment les big-data publiques et privées sont utilisées ? Big Data : mode d’emploi.

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20140522_club_0.mp3]

TALK 3 et 4  | Archives, données, big-data : mode d’emploi

Comme chaque semaine, nous nous rendons dans les locaux d’une entreprise. Cette semaine nous sommes chez Locarchives. Voici un film de présentation de l’entreprise Locarchives.

Notre reportage sera diffusé (en vidéo bien-sûr) sur BFM TV Dimanche 12h55 – Lundi 9h55 / 21h55 et BFM BUSINESS TV Dimanche 9h58 – Lundi 7h57 / 19h57. Et dès samedi matin sur le figaro.fr. La version audio de ce reportage est intégrée dans l’émission. 

→LE DÉBAT : BIG-DATA. POURQUOI FAIRE ? 

Dématérialiser, stocker, gérer, exploiter des millions voire des milliards de données… Comment faire et surtout pourquoi le faire ? 

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Avec :

→Henri Verdier – Directeur d’Etalab. Service placé sous la responsabilité du Premier Ministre, dont l’objectif est l’ouverture et le partage de ces données publiques.

DERNIÈRE MINUTE : HENRI VERDIER NOMMÉ CHIEF DATA OFFICER DE LA FRANCE 

La France avance dans la démocratisation de l’accès aux données publiques et devient le premier Etat européen à mettre en valeur ses «datas» comme de nombreuses administrations publiques le font déjà aux Etats-Unis. Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, de la réforme de l’Etat et de la Fonction publique, a annoncé mercredi 21 mai 2014 à l’issue du Conseil des ministres la nomination de Henri Verdier au poste d’administrateur général des données (chief data officer). (Extrait : Le Parisien)

→Jean-Louis Fuccellaro, Président fondateur de Predicsis, l’entreprise qui « fait parler les données ».
  • Activité: spécialiste solutions de prédiction des comportements des consommateurs et des internautes
  • Lieu: Paris et Lannion
  • Date de création: juillet 2013
  • Effectif: 15. Prévisions d’embauches : 15 personnes supplémentaires cette année

→ETALAB

imgres-3Etalab a développé une nouvelle version du portail d’open data français : « data.gouv.fr », qui a héberge de nombreuses données publiques, inaugurée le 18 décembre 2013. Cette version, qui autorise les citoyens à enrichir les données publiques où à partager leurs propres données, a été qualifiée par le blog TechPresident de « première mondiale ».

En 2020 l’ensemble des données qui seront mises en ligne représenteront 50 zetabytes. Ces «Big Data» représentent une masse d’informations précieuses si elles sont bien utilisées. Amazon a prouvé que le modèle était vertueux (43% de son CA viendrait de son moteur de recommandation).

1 zetabyte = 1 zetaoctet = 1 000 000 000 000 000 000 000 octets ! 

En les mettant en libre service, l’association des éditeurs de logiciel parlait de la création de 10 000 emplois directs uniquement dans la gestion et l’utilisation des open-données ! 

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Henri Verdier présentait Etalab, l’établissement chargé de la plateforme d’open-data du gouvernement français, dont il est le directeur, lors du séminaire international GE90, qui avait lieu à l’UTC.

→LE MARCHÉ DES DONNÉES


DERNIERE MINUTE 

Selon une étude réalisée par IDC pour Microsoft, le big data représenterait une véritable mine d’or pour les entreprises. L’observatoire estime à 54 milliards d’euros les revenus que pourrait générer une exploitation avancée des données sur les quatre années à venir.


→Selon le cabinet Transparency Market Research, le chiffre d’affaires du marché du Big Data devrait atteindre cette année 8,9 milliards de dollars. Il devrait connaître une croissance annuelle proche des 40% dans les prochaines années pour atteindre en 2016 près de 24,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

De son côté, IDC table en 2016 sur un chiffre d’affaires de 23,8 milliards de dollars.

MarketsandMarkets évalue le marché Big Data en 2013 à 14,87 milliards. Selon ce cabinet, ce segment informatique devrait connaître une progression annuelle de 26%, pour atteindre en 2018 les 46,34 milliards de dollars. 

Quant à ABI Research, qui intègre dans le périmètre de son étude du marché Big Data non seulement les logiciels mais également les services, il évalue ce marché à 31 milliards de dollars en 2013 et à 114 milliards de dollars en 2018, soit une progression annuelle de 29,6%.

→COMMENT UTILISER CES DONNÉES ? 

Etalab a organisé les  Data connexions… et là,  on pouvait voir des idées simples d’exploitations de ces données…

Quelques exemples : 

 VroomVroom.fr  

Le site propose de comparer les auto-écoles pour aider les aspirants conducteurs à la décision. La plateforme repose sur les taux de réussite dans chaque auto-école, données disponibles dans les préfectures, mais assez difficilement accessibles puisque non photocopiables, ni photographiables. Les créateurs du site se sont donc rendus dans une dizaine de préfectures faire le relevé de notes à la main… Le site, qui doit encore se développer dans les mois qui viennent, annonce par exemple que le taux de réussite, pour la première tentative d’examen, est estimé à Paris à 44 % et que seules six auto-écoles y ont un taux de réussite supérieur à 60%, alors que ce même taux est de 65 % en Bretagne.

Tranquillien 

Dans le domaine des transports, une autre application a été primée. Développée avec la SNCF par snips, Tranquilien utilise des algorithmes prédictifs moulinant les données ouvertes, les remontées des utilisateurs et d’autres données comme la météo pour prévoir le taux de remplissage des trains de banlieues aux usagers.

Handistrict : une carte et une base de données sur l’accessibilité aux handicapés. 

Il s’imagine comme un moyen simple pour les handicapés de connaître les endroits accessibles ou non, ainsi que pour les institutions d’avoir une base de données informée et de qualité à leur disposition, pour les réutiliser librement. Cap133, mention spéciale du jury, qui récupère de son côté l’ensemble des informations sur les marchés publics en France pour rendre visible l’ensemble des marchés publics et faciliter ainsi l’analyse de marché pour les vendeurs, entre autres missions.

Ces exemples sont autant d’opportunités de nouveaux business… 

→PREDICSIS

imgres-1Prédicsis a choisi d’exploiter une partie des données pour proposer aux marques des informations précises sur les consommateurs et internautes…

« Notre technologie est basée sur des machines apprenantes. Il nous aura fallu dix ans pour la développer dans les laboratoires d’Orange, avec une équipe d’une 20 chercheurs ». L’entreprise qui commercialise sa solution en SaaS et en cloud, cherche à élargir ses frontières et vise de nouveaux clients en Europe et aux Etats-Unis. Elle devra pour cela affronter la concurrence de nombreux acteurs qui se positionnent sur ce marché estimé à plusieurs milliards de dollars. On pense notamment à Data Publica ou BigML outre-Atlantique. Mais « notre technologie est nativement en big data » affirme M. Fuccellaro.


Prédicsis. Reportage Le Télégramme

→POURQUOI LA FRANCE NE DOIT RATER LE « TRAIN » DU NUMÉRIQUE ? 

Henri Verdier est également co-auteur (avec Nicolas Colin) de «L’Âge de la Multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique» en 2012, avant de diriger Etalab … Extrait : 

Ce qui est en jeu, dans l’économie numérique, c’est l’avenir de notre pays : notre croissance, nos emplois, nos services publics, notre protection sociale.

Si nous réussissons la transition numérique de l’économie française, alors nous resterons l’un des pays les plus développés du monde ; si, au contraire, nous échouons, nous devrons renoncer à notre modèle social et deviendrons progressivement,  pour les Etats-Unis ce que les anciennes colonies françaises ont été pour la France prospère des Trente glorieuses : une source de matière première (dans l’économie numérique = de la R&D et des données) et un simple marché de débouchés où plus aucune entreprise ne paiera d’impôts – Les entreprises étrangères parce qu’elles n’auront même pas besoin de s’établir sur notre territoire pour y faire des affaires ; les entreprises françaises parce que leurs marges seront anéanties par de vains efforts de compétitivité.

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