Entreprendre : osez, créez et utilisez le numérique pour réussir ! Dossier dans le Business Club ! (podcast audio et vidéo)

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France sur BFM Business Radio

Au sommaire

TALK 1 : EASY CASH : le marché de l’occasion a la cote

TALK 2 : LES PETITS CHAPERONS ROUGES : les crèches privées ont aussi la cote

TALK 3 : MARCO ET VASCO (Reportage)

TALK 3 et TALK 4 : DOSSIER : Créer des entreprises, osez, utilisez les technologies pour réussir !

Écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20140327_club_0.mp3]

TALK 3 & 4 : Avec G. de Becdelièvre (Marco et Vasco) G. Mamou-Mani (Syntec Numérique) Dominique Restino (Moovjee)

Reportage dans les locaux de Marco et Vasco (ex Planétvéo).

Geoffroy de Becdelièvre a fondé PlanetVeo en 2007. Son concept, dès le départ, était de proposer à ses clients des conseils « voyages sur mesure » avec des spécialistes par pays. Des spécialistes qui connaissent par coeur le pays dont ils ont la responsabilité. Au début c’est Geoffroy de Becdelièvre qui répondait aux questions de ses clients désirant aller en Chine, pays où il a vécu.

Nous sommes alors en 2007. Aujourd’hui, on peut dire que ce concept unique a résisté à la crise ! L’entreprise est passé de 0 à 42 millions d’euros de CA en 2012. Elle emploie désormais 170 personnes ! Elle est rentable depuis 2011.

Après avoir levé 15 millions d’euros en juin 2013 PlanetVeo  change de nom pour devenir Marco et Vasco prépare son développement dans un marché plutôt morose. Le tourisme a chuté de 10% alors que son entreprise a progressé de 50%.

CHIFFRES CLÉS

CA 2013 : 60 millions 

Effectif 2013 : 200 

ACTU

DSC_6493Planetveo qui connait une croissance de 48 % en 2013 et annonce un CA de 60 millions d’euros en 2013, change de nom et se baptise Marco et Vasco. Déterminant pour la stratégie tant marketing que commerciale, ce changement de marque amorce une nouvelle étape du développement de cet acteur de référence dans l’univers du voyage sur-mesure.

Ce reportage version radio sera diffusé dans l »émission Business Club de France. La version programme court vidéo sera diffusée sur :

 BFM TV

  • Dimanche 12h55
  • Lundi 9h55/21h55
BFM BUSINESS
  • Dimanche 9h58
  • Lundi 7h57 / 19h57

Et dès lundi sur le figaro.fr

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Le reportage dans les coulisses de Marco et Vasco :

LE DÉBAT (Talk 3 et Talk 4) : Entreprendre : osez, créez et utilisez le numérique pour réussir !

→Guy Mamou-Mani, président du Syntec Numérique (un des syndicats professionnels français de l’industrie du numérique) et co-président du Groupe Open (ESN)

→Dominique Restino, président du Moovjee, président d’Expertive (cabinet de recrutement), Vice-président de la CCIP Paris, Vice-président de Novancia Business School 

Le débat en vidéo (extrait) La version longue est dans le podcast audio

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20140327_club_0.mp3]

Guy Mamou-Mani
Guy Mamou-Mani
Guy Mamou-Mani

Les SSII deviennent des ESN, entreprises de services du numérique.

Pour les ESN, ce qui a changé, c’est l’industrialisation des services. Une société ne peut plus seulement offrir des compétences sous forme de délégation de personnel. Notre client exprime ses besoins et nous les prenons en charge avec nos équipes dans nos locaux, avec un engagement de résultat. C’est un changement total. L’innovation est aussi plus présente. Nous devons rester à la pointe de la mobilité, du « cloud », de l’« open data »

C’est d’abord une révolution des usages. Un client n’achètera bientôt plus de licence, mais un droit d’utilisation. Nous assistons à une transformation des modèles économiques. Regardez le succès de Criteo ! Voilà une entreprise qui sort du découpage traditionnel éditeur et intégrateur. Demain, nous vendrons des usages, et c’est ce que reflète le passage à ESN. Le numérique change aussi notre façon de travailler, notamment de travailler ensemble. Les relations deviennent très imbriquées. De plus en plus d’éditeurs vont s’allier avec des intégrateurs et des fournisseurs de « cloud », car il faut nécessairement une infrastructure de services pour proposer un service packagé au client.

La révolution que vous décrivez n’est-elle pas déjà disponible pour le grand public ?

Les usages grand public vont plus vite que les usages professionnels. C’est vrai que nous vivons déjà cette révolution numérique avec notre smartphone. Mais les entreprises ont d’autres exigences en termes de performances et de sécurité. Elles ne peuvent pas prendre le risque d’intrusions ou de perdre des données. Toutefois, elles ne peuvent pas non plus rester au bord de la route. Par exemple, le Byod (« bring your own device »), très prisé de la jeune génération qui souhaite se ­connecter au réseau d’entreprise avec son téléphone ou son ordinateur personnel. Il ne s’agit pas de refuser, mais de le rendre possible dans des conditions de performance et de sécurité acceptables. L’entreprise ne peut plus refuser l’ouverture, mais elle doit la maîtriser.

Nous n’avons plus le choix. Si les entreprises refusent de s’ouvrir, elles vont gentiment décliner. Si elles s’ouvrent, elles vont gagner en compétitivité. C’est la seule chance pour elles de survivre dans un environnement mondial. Or, en France, si nous sommes bien placés dans les infrastructures, nous sommes encore en retard dans les usages. Alors que les TIC représentent déjà 15 % de la richesse nationale des Etats-Unis ou de la Corée, elles ne sont que 6 % de celle de la France. Une entreprise française sur deux n’a toujours pas de site Internet.

Et comment expliquez-vous ce retard français ?

Nos pouvoirs publics sont très conservateurs. Alors que la déclaration de revenus via Internet est un magnifique succès, pourquoi toutes les formalités administratives ne sont-elles pas encore dématérialisées ? Autre exemple, quand Lejaby a rencontré des difficultés, les politiques se sont tous déplacés pour tenter de sauver cette entreprise. Mais pas un n’a posé les bonnes questions, à savoir si Lejaby avait un site de vente en ligne pour les pays émergents ou si sa robotique était performante ou si l’entreprise avait un ERP. Or ce sont là les seules bonnes questions à se poser aujourd’hui, il n’y en pas d’autres.

Source : Les Echos

En bouleversant tous les secteurs de l’économie, la révolution numérique crée beaucoup de valeur mais peu d’emplois. C’est gênant…

Guy Mamou-Mani – Attention, c’est une idée reçue que le numérique supprime de l’emploi. Je pense qu’il y a une confusion : oui le numérique change la perception du travail, notre rapport au temps, les notions de distances et donc les manières de travailler mais cela ne veut pas dire qu’il détruit des emplois. Je veux bien en revanche vous accorder qu’il permet de réaliser autant d’activité avec moins de monde, mais est-ce un problème ? Non, cela revient à augmenter la compétitivité des entreprises et des entreprises plus compétitives embauchent.

Quel est, selon-vous, le potentiel de création d’emplois du numérique ?

Il y a, chaque année, 20000 à 30000 offres d’emplois dans le numérique, dont 10000 sont des créations nettes. D’après une étude réalisée en 2013, le numérique serait porteur de 38000 créations nettes d’emplois d’ici 2018.

C’est bien peu pour une révolution quand on met ces chiffres face au 3,2 millions de chômeurs français…

Non, car les 400 000 emplois que nous avons déjà additionnés à ces 38 000 qui vont être créés induiront des milliers d’autres emplois. Il y a des jobs à prendre dans l’informatique pur, de la gestion des infrastructures au développement en passant par les hotlines, le consulting, les emplois commerciaux. Le Cloud, par exemple, il ne vit pas tout seul, il a besoin de gens pour administrer les données. Mais il y a aussi du travail dans ce que nous appelons les sciences du numérique, avec les nouveaux métiers de Data Scientists, de web designers, d’infographistes…

Pourquoi ne se créent-ils pas alors, ces emplois ?

En 2013, ma société Open a eu besoin de recruter 600 personnes. Nous n’en avons trouvé que 455. On a besoin de monde. Il n’y a pas assez de monde dans les écoles d’ingénieurs, et pas assez de filles. Pour augmenter l’attractivité de cette filière il faut que nous puissions augmenter les salaires. Le niveau de rémunération proposé en France est deux fois moindre que dans la Silicon Valley. Même si là-bas il faut payer la sécu, l’école pour les enfants, etc. les salaires que nous sommes capables de proposer ici ne retiennent pas nos jeunes. Et pour pouvoir élever le niveau de salaires proposé, il faut que les charges baissent. Nous avons le coût de travail le plus élevé d’Europe et proposons des salaires plus bas qu’en Allemagne !

Source : Usine Digitale

Guy Mamou-Mani est aussi le président du Groupe OPEN

GROUPE OPEN

Activité: SSII (on dit maintenant ESN – Entreprises de Services du Numérique)

  • Lieu: Paris 17 – Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Chine
  • Date de création: 1989
  • CA: 250 millions € de CA en 2013
  • Effectif: 2790

ACTU: Groupe Open= 4% de croissance cette année (marché plutôt à -1), 450 personnes recrutées en 2013 (souhaitaient en recruter 600) pour 2014 ils voudraient recruter encore 600 personnes

Dominique Restino

dominique-restinoDominique Restino a créé, plusieurs entreprises dans le domaine des ressources humaines : réseau d’agences d’intérim spécialisées – recrutement – formation, développé jusqu’à 35 M€, 100 collaborateurs permanents et  revendues en 2006. Il est aussi le Président du Moovjee

Le MoovJee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, a pour mission d’amener les jeunes à considérer la création et la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation (du CAP au Bac+5, toutes disciplines confondues) comme une véritable option de vie professionnelle.

Son action est construite autour de 3 axes :

•  Accompagner les jeunes entrepreneurs,  ayant entre 18 et 30 ans, dans la construction et le développement de leur entreprise au sein  d’un programme de mentorat par des chefs d’entreprise expérimentés et à l’accès à un pôle d’experts métier bénévoles. C’est le cœur de métier du MoovJee.

•  Promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes par l’exemple et convaincre  la société que la création et la reprise d’entreprise, dès la fin des études, sont également une option de vie professionnelle. Action phare : le Prix MoovJee qui chaque année prime une vingtaine de jeunes entrepreneurs pour un montant total de dotation atteignant 100 000 euros.

 Informer et soutenir le développement des jeunes et des étudiants entrepreneurs et de leurs entreprises en proposant des services dédiés et des rencontres d’entraides inter-générations  via le Club MoovJee et ses antennes en région.

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Remise des prix Moovjee le 7 avril 2014

Dominique Restino, vice-président de la CCI Paris et président du MoovJee, revient sur les actions de la Chambre de Commerce et d’Industrie en faveur des start-ups. 

Quel rôle joue la CCI dans le soutien aux start-ups?

Nous agissons au quotidien pour les entreprises en leur proposant, à toutes les étapes de leur existence, des services concrets adaptés à leurs besoins. Des experts de la CCI Paris accompagnent les créateurs et porteurs de projet dans leur démarche (conseils, élaboration du business plan, aides, simplification des formalités…). Ils bénéficient d’un appui juridique et d’un dispositif de formations ciblées par besoins ou secteurs d’activité, avec “5 jours pour entreprendre” par exemple. Les jeunes entreprises à fort potentiel de croissance sont accompagnées dans la recherche de financements, le développement commercial ou l’accès aux marchés à l’étranger. Des réseaux sectoriels ou territoriaux, dont le “Club des Entreprises Nouvelles” de Paris, leur permettent d’échanger avec d’autres entreprises, de créer des synergies et donc des opportunités d’affaires !

Pourquoi s’intéresser aux start-ups du web ?

Le marché du numérique est colossal, c’est l’un des piliers de l’économie de demain. Les levées de fonds pour les startup du web sont en hausse de 93% en 2012 par rapport à 2011, avec une progression de plus de 87% sur 2012 pour le e-commerce.

Pour faire de Paris la ville pionnière dans le développement du numérique, des projets sont lancés comme “Paris capitale numérique” avec le déploiement d’incubateurs et de structures d’accompagnement pour les nombreuses startup créées aujourd’hui. Dans le cadre des “quartiers numériques”, le projet de la halle Freyssinet est d’ailleurs en train de se concrétiser. En tant que représentante des entreprises auprès des pouvoirs publics, la CCI Paris s’inscrit dans cette démarche, elle soutient d’ailleurs plusieurs startup au sein son incubateur ou de ses pépinières. Plusieurs ateliers dédiés au numérique sont également proposés par l’Echangeur PME aux créateurs et porteurs de projets.

Source : Maddyness

→Atlantico Business : La France est-elle ou peut-elle devenir un pays de start-up ?

Dominique Restino :De plus en plus, je pense qu’elle est effectivement en train de le devenir. La France est un pays qui soutient le plus la création d’entreprise. Est-ce que vous connaissez beaucoup de pays où, alors qu’on se retrouve sans emploi, on peut pendant 15 mois, lorsqu’on a un projet de création de richesse et de valeur, plus que de créer son seul emploi en créer plusieurs ? Eh bien la France permet ça à travers le phénomène de soutien à la création d’entreprise, et ça s’appelle Pôle Emploi. Il y a un terreau fertile. De plus en plus aujourd’hui on met en avant le lancement de start-up, que ce soit à travers ce que je fais à la CCIP, à l’Institut du mentorat entrepreneurial, ou encore avec Moovjee. Oui, on aide des jeunes qui créent des entreprises et de l’emploi, et ça donne envie aux autres ! Il y a un soutien à l’innovation avec le crédit d’impôt recherche. Par contre, il est vrai qu’il y a parfois le coté pile, parfois le coté face, mais je crois que tout le monde plébiscite le crédit d’impôt recherche. Je ne sais pas si les entreprises sont conscientes qu’au mois de mai elles pourront toucher l’argent du CICE… Ça  va venir.

 

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