« Entreprendre au féminin » : c’est dans le prochain Business Club de France

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion : Jeudi 6/3/14 à 21h | Samedi 8/3/14 à 7h | Dimanche 9/3/14 à 15h

Émission spéciale : « Entreprendre au féminin »

Avec :

Sandra Le Grand – présidente fondatrice de Kalidea – Vice Président de Croissance Plus

Stéphanie Pelaprat  – présidente fondatrice de Restopolitan

Marie Sermadiras et Mallorie Sia fondatrices de  Zensoon

Marie Claire Capobianco, co-auteure avec Martine Liautaud  du livre : Entreprendre au féminin – Mode d’emplois (Eyrolles) Directeur des Réseaux France et membre du comité exécutif du groupe BNP Paribas

Si le nombre de créatrices d’entreprises a augmenté ces dix dernières années en France, leur part dans l’ensemble des créateurs a peu progressé en vingt ans, passant de 27 à 30 %. C’est à dire que sur 10 créateurs d’entreprises, 3 – seulement – sont des femmes !

30% des entreprises sont créées par des femmes en France contre 48% aux Etats-Unis.

 Enfin, selon Skema Business School et de Novancia les sociétés dirigées par des femmes présenteraient une profitabilité moyenne supérieure de 9 % à celles de leurs homologues masculins.

Et pourtant, les écarts sont encore important entre les hommes et les femmes.

Selon une étude de l’ESCP Europe : 45 % des femmes managers constatent une amélioration sur les cinq dernières années de la place des femmes qui occupent des postes de direction dans leur entreprise mais 83 % d’entre elles affirment que les entreprises continuent de privilégier «de manière inconsciente» les hommes au détriment des femmes. Elles estiment que les difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée ne sont pas des explications suffisantes pour justifier cet écart entre les hommes et les femmes. Toutes refusent l’argument du manque de compétence. Huit sur dix revendiquent avoir la même ambition que les hommes. (Pour en savoir plus sur cette étude, voir l’infographie du Figaro à la fin de post)

Sandra Le Grand – KALIDEA

Sandra Le Grand
Sandra Le Grand

Activité: Premier Prestataire Français de services auprès des Comités d’Entreprise et de leurs salariés

La société achète en gros des entrées dans des parcs de loisirs ou des places de cinéma avant de les revendre aux entreprises, qui peuvent ainsi proposer des tarifs préférentiels à leurs salariés. Le tout combiné à une véritable plate-forme de services ! 

  • Date de création: 2000
  • Lieu: Boulogne Billancourt
  •  CA: 66 millions en 2012 (en croissance de 22% par rapport à 2011 – et en hausse de 253% sur 5 ans) – L’entreprise faisait partie des Fast 5 du classement Deloitte en 2013, qui récompensent les plus fortes croissances des sociétés qui dépassaient déjà les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires il y a cinq ans
  •  Effectif: 200 (60% de femmes)
  •  500 partenaires
  •  6 millions de bénéficiaires à travers les programmes d’animation, de fidélisation et d’avantages

Sur ce point : l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, chez KALIDEA, 60% des salariés sont des femmes. Est-ce que vous vous organisez différemment pour parvenir – ou du moins ne pas mettre en difficulté-  cet équilibre vie privé ? 

Pas de réunion à 8 heures du matin ou à 18 heures, des outils pour travailler à domicile, et une attention toute particulière sur l’égalité salariale.

Quels conseils donneriez-vous aux créatrices d’entreprises ? 

« OSEZ ! Je reste persuadée qu’être une femme est un formidable atout et qu’avec un peu d’organisation et beaucoup de passion, les femmes font d’excellentes chefs d’entreprises, généreuses et efficaces »

"Non" n'est pas une réponse en soit. il faut continuer, aller de l'avant, même si on vous dit non, il y a toujours un moyen de contourner l'obstacle." Sandra Le Grand

Stéphanie Pélaprat – RESTOPOLITAN

Stéphanie Pélaprat
Stéphanie Pélaprat

Stéphanie Pelaprat vous avez lancé Restopolitan en 2007, vous étiez très jeune 22 ans, sur un concept que vous aviez découvert à New York.

Restopolitan est une plate forme  de réservation de restaurants avec abonnement donnant droit à un repas gratuit. Autrement deux repas pour le prix d’un ! 

Reste que vous êtes arrivés peut-être un peu trop tôt car les grands restaurants français n’étaient pas mûrs pour informatiser leur processus de réservation. Ça a été dur à ce moment-là ? Et on vous a encouragé avec des phrases comme on les entend souvent dans l’entourage du créateur ou de la créatrice : « tu as vu : ça ne marchera jamais ! » Mais vous  avez  rebondi. Comment ? 

 En 2010, on a levé un million d’euros auprès d’investisseurs qui s’y connaissent dans le web et qui vous ont fait confiance. Un million : c’est pas rien. Un million auprès de 11 investisseurs parmi les plus connus du Web (Marc Simoncini, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon…). 

Et quand on parlait de succès au féminin tout à l’heure : 

  • Le CA en 2011, première année : 150 000 euros. En 2013 : 2,5 millions d’euros.
  • Plus de 1500 restaurants partenaires, à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice et Nantes et au Luxembourg, en Espagne et en Suisse
  • 250 000 membres inscrits
  • Une quarantaine de salariés

Chronologie

  •  2010 Levée de fonds d’1 million
  • 2011 Nouveau concept du site (système de cartes de membres)
  • 2013 Lancement de l’appli i-phone

"Aux innocents, les mains pleines". Stéphanie Pélaprat

Marie Sermadiras et Mallorie Sia – ZENSOON

Mallorie Sia (Bachelor Finance & Economie d’HEC Montréal, Master Spécialisé HEC Entrepreneurs Paris, VP Commandites d’une association humanitaire en Inde) 

Marie Sermadiras et Mallorie Sia
Marie Sermadiras et Mallorie Sia

Marie Sermadiras (HEC Paris, spécialisation entrepreneuriat, diplômée avec Félicitations du Jury, Analyste en M&A à la Deutsche Bank à Londres, Chargée d’Affaires chez Alven Capital à Paris)

Créatrices de Zensoon à 22 ans.  ZENSOON est centrale de réservation de soins de beauté et bien-être lancée en France en septembre 2012

Nous éditons ZenSoon, un guide de bonnes adresses beauté et bien-être (coiffeurs, instituts de beauté et bien-être).
Le consommateur peut lancer une recherche, comparer les professionnels et les prix et choisir le soin qu’il souhaite. Il bénéficie de réductions sur ses soins (en moyenne 25%) et peut réserver en ligne. Vient alors la deuxième mission de ZenSoon : être une centrale de réservation de soins de beauté et bien-être. Le consommateur demande un horaire via le site internet : soit le professionnel dispose de notre logiciel de gestion et nous avons en temps réel ses disponibilités, soit notre centre d’appels contacte le professionnel pour fixer le RDV.
Avantages pour le client : sélectivité et guide, prix, réservation en ligne (fini la tannée des appels).
Avantages pour le professionnel : visibilité et des nouveaux clients (à des conditions bien meilleures que celles de Groupon).
Nous sommes aujourd’hui les seuls sur le marché à proposer une telle offre mais avons énormément de concurrents indirects : sites de deals, box (type Smartbox), annuaires…

Notre modèle économique est principalement fondé sur des revenus à la performance (commission à la réservation). Notre modèle est très proche de celui du site La Fourchette, le leader de la réservation en ligne de restaurants. Nous avons également des revenus récurrents du à l’abonnement à notre logiciel de gestion à destination des professionnels du secteur.

En septembre 2013, un an après son lancement, la start-up lève 325 000 € et entend bien poursuivre sa croissance, notamment en développant son réseau de partenaires. C’est plus que prévu (250 000 euros). Investisseur: Denis Fayolle (La Fourchette, monechelle.com, etc)

« La persévérance est la clé : croire en son projet et se battre chaque jour pour le soutenir, mais surtout être une équipe soudée dans les moments durs comme dans les moments heureux » c’est la philosophie de Marie Sermadiras et Mallorie Sia.

Marie-Claire Capobianco – ENTREPRENDRE AU FÉMININ – MODE D’EMPLOI (EYROLLES)

Marie Claire Capobianco
Marie Claire Capobianco

Marie-Claire Capobianco est Directeur des Réseaux France et membre du Comité Exécutif du groupe BNP Paribas. Très engagée dans l’entrepreneuriat au féminin, Marie-Claire Capobianco a écrit avec Martine Liautaud (fondatrice et présidente de la Banque  Privée Liautaud & Cie) le livre ENTREPRENDRE AU FÉMININ – MODE D’EMPLOI. Un livre pratique pour accompagner et encourager les femmes à créer leur entreprise. (sortie du livre : jeudi 6 mars 2014)

Michel Picot : Beaucoup de créatrices d’entreprise, au micro du Business Club de France, on dénoncé le fait que certains banquiers expriment, parfois ouvertement, leur manque de confiance aux femmes entrepreneures, les hommes semblent mieux placés pour négocier avec les banquiers ?

Marie Claire Capobianco : Je ne peux vous dire cela, le banquier est dans son rôle. Homme ou femme, si le projet n’est pas bon, il n’est pas bon. Je suis personnellement, et au titre de mes fonctions chez BNP Paribas, très engagée dans le soutien à l’entrepreneuriat, avec une attention toute particulière pour les femmes entrepreneures. Je crois que les femmes doivent y être encore plus encouragées parce qu’elles manquent parfois de confiance en elles et qu’elles hésitent davantage à « voir grand ». C’est sans doute là qu’il faut chercher l’explication à leur moindre recours au crédit, ce ne sont pas les banques qui prêtent moins aux femmes, ce sont les femmes qui sont moins demandeuses. La première fois que j’ai pris conscience de cet écart dans l’utilisation des financements bancaires, j’ai été surprise car il n’y a pas de statistiques sur le genre dans les batteries d’indicateurs des instances de place, mais, très vite, j’ai pensé que c’était probablement exact et qu’à l’instar des femmes salariées qui osent moins que les hommes briguer certaines responsabilités, les femmes chefs d’entreprise devaient être plus prudentes que leurs alter ego masculins. Source  BFM et  Business O féminin

Dans le Business Club de France Stéphanie Pélaprat réagit à cette question et nous apprend qu’elle a changé de banque, tout simplement, parce que son banquier était une banquière… 

Entreprendre au feminin

Marie-Claire Capobianco :  quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent entreprendre aujourd’hui ? 

Je crois vraiment que le plus important c’est :

  • De se donner les moyens de ses ambitions en travaillant assidument,
  • D’avoir confiance en ses capacités et d’oser entreprendre,
  • D’être déterminée et enthousiaste dans ses projets….et puis d’aimer ce que l’on fait, d’aimer ceux avec qui on le fait …en un mot d’être passionnée !

BNP Paribas qui s’engage auprès des PME : Marie Claire Capobianco, invitée d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business

« tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort » cette phrase de Nietzsche  traduit bien cette conviction que tout est toujours possible si l’envie d’y arriver demeure. Les femmes peuvent faire des choses extraordinaires…il faut qu’elles y croient ! Marie Claire Capobianco
Etude ESCP Europe | Le Figaro
Etude ESCP Europe | Le Figaro
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