Pas de hausse de la TVA chez « Jaune Poussin » un restaurant de qualité, low cost, et qui marche ! C’était dans le Business Club

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion  jeudi 2/1/14 à 21h  | samedi 4/1/14 à 7h | dimanche 5/1/14 à 15h

Au sommaire :

TALK 1 : JAUNE POUSSIN : un restaurant low cost qui ne répercute pas la hausse de la TVA

TALK 2 : DEMANDE JUSTICE.COM ou comment saisir la justice à peu de frais

TALK 3 : E-BLINK : une technologie française pour la téléphonie mobile qui se développe dans le monde

TALK 4 : KEEWORK : le recrutement 3.0

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20140102_club_0.mp3]

→TALK 1 : JAUNE POUSSIN avec GÉRARD CAILLÉ

Si le taux de TVA dans la restauration est passé de 7 à 10%, Gérard Caillé ne répercute pas cette hausse  de la TVA sur l’addition ! Son restaurant « Jaune Poussin » basé à Périgueux a su développé, depuis 2008, un concept de restaurant « low cost ». Les produits sont toujours frais et la qualité est bien présente dans les assiettes ! 

okgerard-caille-769-jaunLes critiques gastronomiques sont unanimes : à leur grande surprise, Jaune Poussin réussit l’exploit de proposer un repas gustatif de qualité pour moins de 10 €. « Franchement, j’en fus baba (…). Pour le prix d’un hamburger gras, d’un soda sucré et d’un café brûlant, j’avais mangé à volonté un repas varié, équilibré, et ne contenant que des produits frais. Une formule choc pour les amoureux de la bonne chère ».

Jean-Pierre Gené, chroniqueur au Monde renommé et militant anti « malbouffe », reconnait que le concept développé par Gérard Caillé a de quoi surprendre : « Vu de Paris, ça sent le coup fourré ». Mais cet a priori est rapidement balayé par la réalité ! Le gastronome est conquis : « la fraîcheur est indiscutable (on ne triche pas sur les crudités bien assaisonnées et bien taillées) et le fait maison incontestable. » Avec plus de 30 ans d’expérience dans la restauration, Gérard Caillé sait comment choisir ses produits, les acheter à bas prix et les transformer pour le plus grand plaisir de tous.

A l’Espace Jaune Poussin, il n’y a jamais de mauvaises surprises : même les boissons sont à petits prix ! Comptez 1,20 € pour le café, 1,30 € pour un verre de vin (2,30 € pour un quart) et 1,90 € pour une demi-pression.
« Un exemple pour tous ces pseudo-restaurateurs qui vont acheter des plats tout prêt à Métro ou ailleurs » conclut Jean-Pierre Gené dans son article.

Prix du menu : 9,80 € !

Avec : Un buffet à volonté comportant une quinzaine d’entrées, un ou deux plats du jour, fromages, laitages, desserts, fruits et glaces !

Et ce concept marche !

Alors qu’en juillet 2013 la restauration de chaîne affichait tristement une chute nationale de moins 13.2% de CA, Jaune Poussin réalisait quant à lui plus 70% et un autre joli record en août avec 120% par rapport à la même période 2012…

« Surendetté et au bord de la faillite en 2008, mon restaurant Jaune Poussin installé à Périgueux surfe aujourd’hui sur la vague du succès grâce à son concept low cost » nous dit Gérard Caillé. Son restaurant est un ancien bowling transformé en boîte de nuit puis en restaurant. Au départ il y organisait des dîners spectacles mais il a tout recentré sur la restauration low cost.

« A la rentrée de septembre 2008, je me suis dit que les gens avaient de moins en moins les moyens d’aller au restaurant. Il fallait que je trouve une formule bon marché mais de qualité. » C’est ainsi qu’est né l’Espace Jaune Poussin, dans un ancien bowling, au sous-sol d’Etap Hôtel, en plein centre-ville. Un lieu improbable, sans fenêtres mais climatisé, 850 mètres carrés de parquet ciré, avec une coursive à balustrade « gréco-romaine », une estrade pour orchestre et 250 couverts dressés pour accueillir les clients de « l’offre anti-crise révolutionnaire »

→Il peut accueillir jusqu’à 250 couverts. Presque tout est fait maison.

Aller, partons faire les courses avec Gérard Caillé

Et puis, direction : la cuisine

Proposer des menus à prix choc pour attirer une clientèle de plus en plus regardante sur l’addition, c’est le pari d’un nombre croissant de restaurants qui se livrent à un numéro d’équilibriste pour préserver leur chiffre d’affaires.

Alors que la fréquentation dans les restaurants baisse, à cause de la crise, un sondage Ifop, réalisé pour le magazine professionnel L’Hôtellerie-Restauration, révèle que plus de 6 Français sur 10 (63%) jugent les prix trop élevés au restaurant. 

« Depuis l’été 2012, la fréquentation a sérieusement dégringolé, aussi bien dans la restauration assise que dans la restauration rapide », note Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil spécialisé dans la restauration. « La réponse a été de faire des prix bas, avec des formules très attractives et des promos très agressives », poursuit-il.

La restauration rapide s’y met

Dernière en date, la chaîne de fast food McDonalds, qui a lancé en janvier un menu sandwich chaud et boisson à 4,50 euros, « une attaque en règle de l’ensemble des acteurs du snacking en France », selon Bernard Boutboul.

Cette offre est censée durer jusqu’en mars mais sera pérennisée si le succès est au rendez-vous, selon le directeur général de McDonald’s France, Nawfal Trabelsi.

Des formules « anti-crise »

Face à ces prix choc, « les restaurateurs doivent trouver des formules différentes pour concurrencer les sandwicheries », estime Alain Fontaine, gérant du Mesturet à Paris, qui propose une formule entrée, plat, fromage et dessert à 9,50 euros.

A Périgueux, Gérard Caillé, gérant du restaurant Jaune Poussin, propose lui un buffet à volonté avec entrées, plats et desserts pour 9,80 euros, une formule « anti-crise », selon lui.

« Il faut être vigilant, tout maîtriser et bannir la perte », explique-t-il, précisant rentabiliser son menu à partir de 100 repas par jour.

Un pari risqué

Avec ces formules choc, les restaurateurs « tentent une équation qui est de faire du volume à marge réduite. Pour ceux qui font les formules les plus intéressantes ça marche, mais pour les autres c’est très risqué », estime Bernard Boutboul.

Source : L’Express

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