Les ETM : entreprises de taille moyenne ont créé 30 400 nouveaux emplois en 12 mois ! C’était dans le Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

INÉDIT :  Business Club de France sur BFM Business Radio

Émission diffusée :  jeudi 26/12/13 à 21h | samedi 28/12/13 à 7h et dimanche 29/12/13 à 15h

Au sommaire :

TALK 1 & TALK 2 : Dossier : les entreprises de taille moyenne sont incroyables

TALK 3 : MODETIC créé 1083, une marque de jeans et baskets éthiques

TALK 4 : OSMOS, l’innovation qui peut sauver des vies

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20131226_club_0.mp3]

→TALK 1 : LES ETM avec Pierre Coulon (GE Capital) Nicolas Glady (ESSEC) et Marcel Nardelli (DB Aparel)
  • Patrice Coulon, Directeur Général Délégué de GE Capital
  • Marcel Nardelli, CFO (DAF) de DBA Groupe  (Dim, Wonderbra, Playtex mais aussi de Chesterfield et Shock Absorber)
  • Nicolas Glady, Professeur à l’ESSEC

GE Capital a commandé une étude sur les entreprises de taille moyenne en France. Les résultats sont surprenants. 

 » Nous voulions comprendre pourquoi certains réussissent mieux que d’autres, confie Patrice Coulon, Directeur Général Délégué de GE Capital France et en tirer des leçons afin d’aider les entreprises françaises à aller plus vite dans la recherche d’efficacité, à être plus forte pour contourner les obstacles. « 

→Qu’est-ce qu’une entreprise de taille moyenne ? 

Une  ETM  est une entreprise dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 10 et 500 millions d’euros. L’entreprise de taille moyenne française -type emploie 127 salariés pour un chiffre d’affaires de 40,16 millions d’euros.

→Que représentent-elles ? 

En 2012, 28.500 ETM étaient recensées, représentant 1,26 % de la totalité des entreprises françaises. L’année dernière, elles ont réalisé 26,3% du chiffre d’affaires du secteur privé, soit 1.143 milliards d’euros, et 26,8 % – 245 milliards d’euros – du PIB. Elles employaient 3,6 millions de personnes, soit environ 20 % de la main-d’œuvre du secteur privé. Au cours des 12 derniers mois, elles ont créé 30 400 emplois.

Source : la tribune

→Le rapport 

Pour la seconde année GE Capital a réalisé avec l’ESSEC une étude afin de mieux appréhender l’importance économique des entreprises de taille moyenne (ETM), leurs caractéristiques particulières, les facteurs qui favorisent leur réussite et les obstacles qu’elles ont à surmonter.

Cette étude a été présentée le 19 novembre dernier lors du Sommet pour la Croissance PME-ETI organisé par GE Capital au Pavillon Gabriel à Paris. Cette année 2 195 cadres dirigeants de l’UE-4 (Allemagne, France, Italie, et Royaume-Uni) ont été interrogés. Les entretiens, qui se sont déroulés entre mars et avril 2013, ont porté sur le comportement économique des entreprises concernées au cours de l’année écoulée et sur les défis stratégiques auxquels elles ont été confrontées.

 Ce rapport 2013 laisse entrevoir des perspectives économiques plus prometteuses pour les Entreprises de Taille Moyenne et confirme leur rôle vital dans l’économie française : elles représentent un peu moins de 1,3 % de la totalité des entreprises mais contribuent pour plus d’un quart à l’économie française.

Infographie MM France

Le rapport 2013 met en évidence :

Une grande résilience des entreprises de taille moyenne par rapport aux petites et grandes entreprises. La progression de leur chiffre d’affaires (+ 1,7 %) a presque égalé celle des grandes entreprises (+ 1,9 %) et a été très supérieure à celle enregistrée par les petites entreprises (+ 0,3 %).

Les perspectives d’investissement encourageantes des entreprises de taille moyenne : 83 % d’entre elles projettent de maintenir ou d’augmenter le niveau de leurs investissements au cours de l’année prochaine. Mieux, elles concentrent leurs efforts sur l’innovation en investissant dans la recherche et le développement, comme en témoigne l’impressionnante quantité (37 %) de brevets qu’elles détiennent.

leurs difficultés à recruter les talents nécessaires, les collaborateurs qui seront susceptibles de venir soutenir leur développement.

Leur rôle dans le mécanisme de rééquilibrage de l’économie puisque les entreprises proches de Paris ou situées dans la région Île-de-France ne se sont finalement pas développées plus rapidement que les entreprises des autres régions.

Les deux secteurs d’activité, l’industrie et la distribution, qui semblent doper les ETM françaises et qui comptent le plus grand nombre de « Champions de la croissance » (les entreprises dont la croissance du chiffre d’affaires a été supérieure ou égale à  10 % au cours de l’année précédente).

Avant tout, ce rapport met en évidence le potentiel de  croissance des entreprises de taille moyenne françaises et le  rôle qu’elles pourraient jouer tant dans le rééquilibrage régional  et sectoriel de l’économie nationale que dans une reprise  économique fondée sur l’innovation. De toute évidence, leur  effet d’entraînement sur l’économie pourrait être renforcé, à  condition que les obstacles complexes auxquels elles sont  confrontées soient levés. Citons par exemple la lourdeur de la  réglementation et de la fiscalité et les difficultés d’accès aux  sources de financement, ainsi que les conditions de financement, qui entravent leur développement.

Enfin, le rapport montre que, plus que les entreprises de taille plus importante, les ETM rencontrent des difficultés à recruter les talents nécessaires et à fidéliser les collaborateurs capables de soutenir leur développement.

Toute l’étude ici : Rapport ETM France 2013

→Et en vidéo 

Ces entreprises, qui réalisent entre 10 et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, contribuent pour plus d’un quart au PIB national et détiennent 37,4% des brevets de notre pays, alors qu’elles ne représentent que 1,3% du nombre total d’entreprises en France.
Ces entreprises surprenantes se placent dans une perspective de croissance sur le long-terme : 83% projettent de maintenir, d’augmenter ou de diversifier le niveau de leurs investissements au cours de l’année prochaine. Elles mettent notamment l’accent sur le marketing, sur l’innovation, sur la productivité ; mais aussi sur la gestion des ressources humaines, tant pour développer les équipes en place que pour attirer de nouveaux talents.

→Pour en savoir plus : cliquez ici

GROUPE DBA (Dim Branded Apparel) – Marcel Nardelli – filiale du fonds américain Sun Capital Partners depuis 2005

Activité : La société DBA est l’ancienne division textile européenne du Groupe Sara Lee corp. Elle est constituée de marques à forte notoriété acquises successivement par Sara Lee telles que DIM en France, Nür Die en Allemagne, Abanderado en Espagne, Lovable en Italie, Playtex et Wonderbra sur toute l’Europe,etc… Dans le cadre d’une politique de désinvestissement et de recentrage stratégique, cette division a été cédée en 2006 à un fonds d’investissement américain SUN Capital Partners. Elle s’est depuis organisée en corporate pour assurer son autonomie et son indépendance.

→Chaque marque est une société de taille moyenne. Le témoignage de Marcel Nardelli porte sur les résultats de cette étude. 

    • Marques : Dim, Playtex, Wonderbra, Fila (sous-vêtements), Chesterfield
    • Lieu : Rueil-Malmaison
    • Date de création : Dim : 1953 – Création de DBA : 1989
    • CA : 670 millions € – 40% en France, le reste sur environ 50 pays en Europe et hors Europe.
    • Effectif : 7500 personnes dont 1800 en France. De plus, le groupe fait travailler environ 10 000 personnes chez ses sous-traitants, en Europe de l’Est, dans le bassin Méditerranéen et dans le Sud Est asiatique.
    • 7 usines en propre (dont la plus importante est à Autun –usine historique de Dim – en Saône et Loire)
    • 250 magasins Dim en France

Le saviez-vous ?

dim-banner-600x315L’entreprise est née en 1953, lorsque Bernard Giberstein, ingénieur agronome, crée sa société de tissage à Troyes, du nom de Begy. En véritable visionnaire, Bernard Giberstein va délaisser la soie, au profit du nylon, nouvelle matière en provenance des États-Unis. Ainsi, sont lancés en 1956, après un dépôt de brevet, les premiers bas sans couture, révolution de l’époque. « Le bas Dimanche » va connaître un fulgurant succès, si bien qu’en 1962, la marque représente 25 % du marché français du bas, avec entre autres des idées innovantes comme le bas à l’unité, trois bas par paire pour avoir un exemplaire de secours, ou, quelque temps après, dix bas Tels Quels, ni apprêtés ni repassés, vendus en vrac pour dix francs. La société Dimanche produit les DIM.

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Une réflexion au sujet de « Les ETM : entreprises de taille moyenne ont créé 30 400 nouveaux emplois en 12 mois ! C’était dans le Business Club (podcast) »

    Courreges a dit:
    26 décembre 2013 à 23:43

    Bonsoir Monsieur Picot, vos invités répètent souvent qu’ils ont du mal à recruter des talents. Ils semblent ne chercher que des jeunes et les personnes expérimentées ne font plus partie de leur vocabulaire depuis longtemps. Une ségrégation systématique qui ne dit pas son nom. Peut être pourriez vous un soir leur faire une lecture de quelques articles de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne. On ne sait jamais ça pourrait les inciter à revoir leurs pratiques.

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