Dans le prochain Business Club : Clairefontaine/Rhodia (talk 2)

Publié le Mis à jour le

Au sommaire du prochain Business Club de France

Diffusion jeudi 12/9 à 21H – samedi 14/9 à 7h et dimanche 15/9 à 15h Sur BFM Business Radio

Au programme

Talk 1 : À l’occasion des journées du patrimoines, notre invitée :  Christine Péjaudier DG de « LIT NATIONAL » entreprise du patrimoine vivant.

Talk 2 : C’est encore la rentrée ! Avec  Guillaume Nusse, PDG de CLAIREFONTAINE – RHODIA

Talk 3 : Comment réussir sa rentrée professionnelle ? Avec Sébastien Guénard – cofondateur du club AGORA FONCTIONS

Talk 4 : Le rendez-vous « e-commerce » avec Ali Ouled – SHOJI 

Talk 2 : Clairefontaine - Rhodia avec Guillaume Nusse

logo clairefontaineC’est en 1858 que Jean-Baptiste Bichelberger fonde les papeteries de Clairefontaine et crée la première usine du futur groupe dans les Vosges à Étival-Clairefontaine, qu’il promouvra jusqu’à sa mort en 1877. Paul Bichelberger, avec Émile Champon, introduit l’utilisation du bois comme matière première. Les premières enveloppes et cahiers sont alors fabriqués.

De 1904 à 1914, l’entreprise grandit et son effectif dépasse les 1 100 personnes à l’aube de la Première Guerre mondiale. En 1919, Léon Daridan fait redémarrer l’activité et sera aussi le reconstructeur de l’usine après la Seconde Guerre mondiale.

De 1950 à 1971, Clairefontaine connaît une forte croissance grâce à la modernisation de ses machines à papier sous la direction de Charles Nusse. L’entreprise lui doit également son logo.

usine clairefontaine

Lu dans Vosges Matin – juillet 2013 (article complet ici)

Comment se prépare la  rentrée scolaire ?

Guillaume Nusse : « Pour nous, la rentrée commence dans les bureaux et plus d’un an à l’avance. Les produits les plus basiques sont réalisés très tôt, pour mettre le stock à niveau. Mais c’est vrai que le printemps et l’été sont les périodes hautes pour nous. En ce moment, nous sommes en train de livrer tous nos clients. Avec l’évolution de la loi, nous devons aujourd’hui garder un maximum de produits dans nos entreprises et livrer nos clients en juin et juillet. En terme de valeur, on passe de 1 à 3. »

[…]

Au fil des années, vous avez vu les choses évoluer en ce qui concerne la préparation de la rentrée scolaire ?

« Complètement. Au milieu des années 90, les grosses commandes se faisaient en mars/avril et le reste fin août/début septembre. C’était plus facile pour nous. Et il ne faut pas se voiler la face. Les belles années sont derrière nous. A l’époque, on imposait nos prix. Aujourd’hui, c’est très dur. On est en rentabilité 0 voire négative au niveau des produits pour la rentrée scolaire. Et la pression de la grande distribution n’arrange rien. La liste scolaire, c’est vu comme une prescription médicale par les familles mais cela reste une dépense obligatoire. Et cela nous fait endosser le mauvais rôle. Il faut savoir qu’on vend aujourd’hui nos produits moitié moins cher qu’il y a 20 ans. »

Le numérique, les tablettes et les smartphones se développent de plus en plus, et font même une percée dans les établissements scolaires. Cela vous inquiète pour l’avenir ?

« Le numérique avance doucement mais sûrement. On recule tous les ans au niveau de nos produits mais le cahier scolaire enfant reste fort. En revanche, pour tout ce qui concerne les produits pour étudiants, on sent le vent du boulet arriver. Le groupe était en légère perte en 2012. On a des réserves mais c’est dur. Le cahier marque une obligation de suivi et une rigueur qui ne sont pas les mêmes qu’avec un smartphone. On continue à faire des enveloppes parce que quand on invite des gens à un mariage, on ne le fait pas par SMS. Mais est-ce que cela remplira nos usines dans 20 ans ? C’est une excellente question… »

Depuis 15 ans, Guillaume Nusse a misé sur la diversification pour s’adapter à la concurrence des fabricants asiatiques et des marques appartenant à la grande distribution et du numérique.

Guillaume Nusse a lancé avec succès de nouvelles gammes visant le marché des loisirs éducatifs. Cette activité représente plus de 50% du chiffre d’affaires de son département. «Le marché des beaux arts, des activités artistiques, des jeux d’éveil et des loisirs actifs pour enfants se développe», explique-t-il. 


Guillaume Nusse a également développé les exportations vers le Moyen Orient, l’Asie et l’Australie en misant sur les marques. Aujourd’hui, les produits de son département sont présents dans plus de 100 pays. «Notre activité export connaît une croissance à deux chiffres, mais nous sommes sur des marchés de niches», observe Guillaume Nusse.

Bien avant que le développement durable ne soit une mode, le groupe s’est engagé depuis de nombreuses années en faveur de l’écologie. 100% des papiers fabriqués proviennent de bois issus de forêts certifiées PEFC ou FSC. (source Le Figaro)

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