Fini ! Les entrepreneurs en liquidation judiciaire ne seront plus fichés à la banque de France

Publié le Mis à jour le

RÉACTUALISATION :

La suppression du fichage par la Banque de France (BdF) des entrepreneurs dont la société a été liquidée entrera en vigueur lundi 9 septembre 2013.

Cette mesure s’appliquera aux 144.000 chefs d’entreprise ayant fait l’objet d’une liquidation judiciaire qui étaient jusque là référencés sous l’indicateur « 040 », et qui pourront ainsi plus facilement obtenir un crédit auprès des banques.

L’indicateur « 040 » recensait les dirigeants ayant connu un seul dépôt de bilan au cours des trois dernières années.

« Le fichier dit +040+ a un effet stigmatisant pour obtenir des prêts bancaires. Il était donc temps de le supprimer », explique Mme Pellerin dans un entretien au Parisien, en rappelant que la suppression de ce fichier était « un engagement » du président François Hollande lors des Assises de l’entrepreneuriat.

« Dans un parcours d’entrepreneur, connaître un revers fait partie d’un cursus normal », ajoute la ministre qui « souhaite décomplexer l’échec dans notre pays ».

Fleur Pellerin souligne toutefois que « les faillites frauduleuses ne sont pas du tout concernées par cette mesure » qui « concerne uniquement les liquidations sans faute de gestion ».

Concrètement, avec l’entrée en vigueur de la mesure, la Banque de France va adresser aux 144.000 entrepreneurs concernés une lettre les informant que « l’indicateur dirigeant 040 qui (leur) était attribué jusqu’à ce jour (…) est désormais supprimé ». « En conséquence, votre indicateur a été ramené à la valeur « 000 », signifiant que les informations recueillies par la Banque de France n’appellent pas de remarque de sa part », ajoute ce courrier vu par l’AFP.

« C’est un coup de pouce aux PME (…) En ayant une nouvelle chance, ces patrons pourront réinvestir et donc créer de l’emploi », a ajouté Mme Pellerin.

Jean-Marc Ayrault avait  profité de sa visite au Salon Planète PME (mardi 18/6)  pour annoncer que le fichage des entrepreneurs ayant fait une première faillite sera supprimé dès la rentrée.

Le saviez-vous ? 

« Vous tous dans cette salle, vous avez déjà échoué ou vous échouerez un jour. » Dès le début de la conférence, la messe est dite. Mais la centaine d’entrepreneurs présents dans la salle ne montre aucun signe d’étonnement. Car les participants réunis  au siège français de Microsoft sont venues assister à la Failcon -une conférence sur l’échec née dans la Silicon Valley- pour parler précisément insuccès et mauvaises décisions. Soit tout ce qui construit le parcours d’un entrepreneur, même quand il finit par connaître la gloire.

Il ne faut pas chercher très loin les témoignages d’entrepreneurs en mal de réussite. Guy Lévi-Bochi raconte ainsi son expérience négative: lassé de travailler dans une banque, il s’est lancé dans les jeux vidéo en ligne en 2008. Mais sa start-up Beyond the pillars a dû fermer ses portes faute de succès en 2011. Aujourd’hui, le quarantenaire prend du recul sur son échec, et fustige la frilosité des financeurs. « Tout le monde me disait que mon projet tenait la route, j’avais une équipe qui me soutenait, raconte-t-il. Mais il me manquait les financements suffisants pour vraiment me développer. »

Un échec très stigmatisant dans le monde de l’entreprise, estime Guy. Car « si vous avez raté la première fois, vous êtes vite catalogué, déplore-t-il. Et ça sera d’autant plus dur d’être soutenu sur votre prochaine idée. » L’échec est aussi psychologique. « On se sent dévalorisé, on perd confiance en soi, parce qu’on sait que le regard des autres est très critique. » Aujourd’hui, l’entrepreneur veut rebondir et vient chercher des conseils auprès de ceux qui ont finalement réussi.

Car même les entrepreneurs à succès ont connu des déboires. Jean-Baptiste Rudelle, cheveux très courts et lunettes à design ultra-moderne sur le nez, témoigne. Il a fondé deux sociétés: Kiwee, fournisseur de sonneries et de logos pour portables, et Criteo, spécialisée dans la publicité en ligne. Deux créations qu’il nomme « le lièvre et la tortue. » Kiwee, d’abord, a connu le succès dès son lancement en 2000. Mais la société finit par stagner, elle est revendue en 2004.

De son côté, Criteo n’a rapporté aucun bénéfice pendant ses trois premières années d’existence, entre 2005 et 2008. « Une année de plus et c’était terminé », se souvient Jean-Baptiste Rudelle. Dans un jargon technique, le PDG analyse ses choix: la plate-forme B2C des débuts qui n’a pas fonctionné sur le long terme, le modèle CPC qui lui a finalement permis de gagner de l’argent… Criteo génère finalement aujourd’hui 200 millions de dollars de chiffre d’affaire par an.

D’après Jean-Baptiste Rudelle, l’échec est plus difficile à gérer en France qu’aux Etats-Unis, où il a résidé pendant trois ans. « Ici, on marque au fer rouge les gens qui se trompent, dénonce le chef d’entreprise. Alors qu’aux Etats-Unis, même si on déteste les losers, on n’hésite pas à raconter qu’on s’est planté. D’ailleurs, quasiment toutes les entreprises qui réussissent aujourd’hui sont passées par des échecs, observe-t-il. Il n’y a qu’à voir les co-fondateurs de Sony, dont la première invention, un autocuiseur à riz, a été un flop retentissant. Ou encore le parcours de Steeve Jobs, viré d’Apple en 1985. »

La suite de l’article de l’Express.fr : ici

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Une réflexion au sujet de « Fini ! Les entrepreneurs en liquidation judiciaire ne seront plus fichés à la banque de France »

    Burguin a dit:
    29 mai 2013 à 21:10

    ENFIN, j’ai du quitter la France suite à une liquidation judiciaire,je n’étais et je suis encore qu’un bon à rien un délinquant!!!. Messieurs les banquiers notés bien ce qui est écrit, et arrêtés de faire la pluie et le beau temps selon vos humeurs, mais tous le monde sait que vous n’avez que des droits et aucun devoir,et oui messieurs les financiers il y a des lois!!!.Il faut tout simplement les respectées ne vous en déplaise.
    Fabrice.

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