Tertium: un nouveau fonds d’investissement « de proximité ». C’était au Business Club de France (podcast)

Publié le Mis à jour le

Diffusé sur BFM Business (radio)  : Jeudi 4/7 à 21h, samedi 6/7 à 7h et dimanche 7/7 à 15h

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[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20130708_club_1.mp3]
1ère partie: PIERRE-GRAND DUFAY - TERTIUM

PierreGrandDufay 2Serial entrepreneur (Chaud Devant, Bestofcity) et vice-président de l’UPE13, a créé il y a un an, en juin 2012, le fonds d’investissement TERTIUM. Un fonds doté de 13 millions €, réservé aux entreprises qui réalisent au moins 5 millions de CA. Les prises de participation minoritaires s’élèvent de 500 000 à 1,5 million € (de 20 à 30%), dans tous les secteurs d’activité sauf les biotech. Le rendement attendu est d’environ 10%.  Le 1er actionnaire du fonds est la CEPAC (Caisse d’Epargne PAC). 

Pierre Grand-Dufay indique que Tertium n’est pas un simple « sleeping partner », mais un  soutien actif dans la gestion de l’entreprise accompagnée, notamment via l’expérience des membres du fonds, entrepreneurs régionaux de tout premier plan: Rodolphe Saadé (CMA-CGM), Didier Parakian (Groupe Parakian), Marc Schillaci (Oxatis), entre autres. 

Avec Tertium, son fondateur veut créer le « capitalisme de proximité », avec la volonté de démontrer qu’il y a des fonds d’investissement locaux et pas uniquement parisiens ou étrangers. 

TERTIUM SÉDUIT UNE VINGTAINE DE GRANDS PATRONS À MARSEILLE

« L’objectif est militant, c’est de participer ici à la création des ETI qui nous manquent pour structurer notre tissu économique » commente Alain Lacroix , président du directoire de la CEPAC qui a apporté  70% du capital . Trop de belles pme locales se feraient  effectivement absorber par des groupes nationaux lorsqu’elles atteignent une certaine taille n’ayant du même coup plus la maitrise de leurs  décisions  sur le territoire. » Les Pme  ne trouvent ici que difficilement  de solution en matière de capital développement, elles souffrent d’un manque structurel de fonds propres. Tertium prendra des participations minoritaires dans des entreprises rentables pour des montants allant de 500 000 à 1,5 million d’euros. » commente Pierre Grand-Dufay.

Pierre Grand-Dufay n’a pas mis plus de 5 minutes à convaincre chacun des vingt patrons investisseurs de son nouveau fonds Tertium. Et pour cause : la plupart sont ses amis et partagent son point de vue d’entrepreneur : « Pour bien investir, il faut bien connaître. » Créé en octobre, son « fonds de territoire » s’adresse à des entreprises régionales situées dans un rayon de deux heures de route de Marseille. Elles doivent avoir « une capacité bénéficiaire avérée », un chiffre d’affaires de plus de 5 millions et un management éprouvé. « Notre objectif est de leur donner l’impulsion pour devenir des champions à l’international », explique Pierre Grand-Dufay. Le serial entrepreneur (Major Sécurité, BestofCity, Chaud Devant…) travaille avec Florence Canonge (cofondatrice de Shroder Ventures à Paris).

Un deuxième fonds en 2014

Leur comité d’investissement est ultra-sélectif : sur une centaine de dossiers étudiés depuis octobre, seulement quatre seront financés cette année et parrainés par le chef d’entreprise le mieux positionné sur le secteur. Que des tuteurs de renom : il y a là Rodolphe Saadé (CMA CGM), Richard Caillat (HighCo), Didier Parakian (Parakian), Elisabeth Coquet-Reinier (Onet), Marc Schillaci (Oxatis), Xavier Ouvrard (Milonga) et des cautions financières internationales comme Jean-Michel Broun (associé de Baring Vostok) ou Philippe Magistretti (ancien associé chez Lazard à New York).

Tertium a levé 13 millions d’euros auprès des patrons régionaux et de la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse pour prendre une douzaine de participations, seul ou en syndication avec d’autres sociétés de capital-risque. Un deuxième fonds de 40 millions d’euros est déjà prévu pour début 2014, avec un objectif de rendement net supérieur à 10 % par an.

Un premier investissement vient d’être réalisé auprès de l’enseigne Bio & Co qui gère depuis 2000 un réseau de magasins d’alimentation. L’ensemble pèse aujourd’hui 10 millions d’euros de chiffre d’affaires sur un marché qui a doublé de taille en cinq ans (5 % de progression en 2012).

Source: Les Echos

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2 réflexions au sujet de « Tertium: un nouveau fonds d’investissement « de proximité ». C’était au Business Club de France (podcast) »

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