« Tea time » avec Palais des Thés. C’était dans Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France (diffusion samedi 16/2/13 à 7h et dimanche 17/2/13 à 15h)

Au sommaire :

Ecouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20130218_club_1.mp3]

1ere partie : PALAIS DES THÉS avec FRANÇOIS XAVIER DELMAS 

Le nom a changé l’article « LE » du PALAIS DES THÉS a disparu !

Le Palais des Thés a fait une petite retouche à son patronyme en enlevant l’article « le ». De quoi moderniser le nom et rendre la prononciation plus facile à l’international. Il a ajouté une nouvelle signature : « Vivons le thé »

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Du côté des produits, la griffe a sorti une nouvelle collection donnant des pistes à ceux qui n’ont pas de goûts bien arrêtés et veulent se sentir guidés. Elle propose des boîtes de sachets adaptées aux différents moments de consommation. La journée démarre avec le coffret Mon thé pour le matin, continue avec Fleur de Geisha, un mélange de thé vert pour une pause au bureau, ou bien Thé des Sources pour retrouver son énergie (NDLR : un pur bonheur) et se termine le soir avec différents rooibos (thés rouges) sans théine.

Thés bureau

Pour la petite touche dans l’air du temps, les boîtes s’illustrent d’un dessin aux traits légers. Et des codes couleur ont été mis en place pour distinguer les différentes catégories de produits. Il s’agit d’être lisible aussi bien dans les 29 magasins en France et à l’étranger que dans les autres points de vente, où les packagings doivent défendre seuls la marque.

A suivre : 

  • La consommation de thé et infusion en France
  • L’ouverture de deux boutiques Palais des Thés à New York
  • L’histoire de Palais des Thés
  • Les chiffres clés
  • Comment choisir un bon thé ?
  • Pourquoi le prix du thé risque de s’envoler ?

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Consommation de thé et infusion en France

La France est à la trentième place mondiale avec une consommation de 230 g de thé par habitant et par an.

Le plus haut niveau de consommation est observé au Royaume-Uni avec 2,3 kg par habitant et par an (source site « Toutsurlethe »).

Les réseaux spécialisés de thé (le Palais des thés, Mariage frères, Betjeman et Barton, Kumsi Tea etc…) se sont développés ces dernières années et représentent environ 20% des ventes en France et affichent une croissance de 10% par an (LSA, 9 septembre 2010).

Palais des Thés dans 100% Mag sur M6

Palais des Thés – chiffres clés

  • Date de création : 1986
  • Siège social : Paris 3ème
  • Chiffre d’affaires 2012 : 16,780 millions €, en hausse de 8% (et 2010 : 13 millions d’euros)

Effectif : 119

RÉPARTITION DES VENTES PAR PRODUIT

  •  80 % du CA vente de thé
  • 16 % par vente d’accessoires

L’ECOLE DU THE

Ouverte en Octobre 2008 ; Espace de 200 m2 pour apprendre, découvrir et recevoir un enseignement de haut niveau. L’Ecole du Thé accueille chaque année 1 500 participants.150 formations sont proposées d’octobre à juillet au grand public.

L’actualité : deux nouvelles boutiques à New York  

Si François-Xavier Delmas a décidé d’implanter la marque aux Etats-Unis, c’est parce que dans sa boutique du Marais, des Américains lui demandaient chaque semaine d’exporter ses produits aux Etats-Unis. Mais le marché n’a pas été facile à percer. Les Américains font de plus en plus attention à ce qu’ils consomment, en particulier à New York. “D’ailleurs, les thés qui fonctionnent le mieux aux Etats-Unis sont ceux qui sont censés avoir les meilleurs effets sur la santé” comme le houblon, le thé blanc et le thé vert, soit les thés “bien-être” conseillés par les magazines féminins. “La consommation de thés aux Etats-Unis est plus santé que plaisir”, commente Aurélie Bessière. Résultat : la consommation américaine de thé a augmenté de 7,4% ces vingt dernières années, selon la Tea Association of the USA.

Le Palais des thés qui exporte depuis 20 ans aux États-Unis vient d’ouvrir sa première boutique à New York avant d’en inaugurer une seconde en décembre. Une arrivée en force pour la compagnie française qui compte bien se faire une place dans la liste des bonnes adresses des foodies de Manhattan.

Un petit mot sur l’histoire de Palais des Thés ? 

En 1986, François-Xavier Delmas rassemble 45 amis et collègues de bureau, tous amateurs de thé, autour d’un projet : démocratiser le thé et faire découvrir aux Occidentaux la richesse gastronomique et culturelle de cette boisson, à travers une sélection inédite.

300 000 francs (soit environ 46 000 euros!) rassemblés par les futurs actionnaires permettent de constituer une S.A. La première boutique ouvre à Paris dans le VIè arrondissement.

Quatre ans plus tard, François-Xavier Delmas rachète les parts de ses associés pour se consacrer entièrement et fidèlement à son projet. Dès le départ, en effet, la volonté de ce passionné est claire : proposer des thés de haute qualité, introuvables à Paris. Il ne se contentera pas des mélanges classiques proposés par les importateurs traditionnels européens : les approvisionnements se feront directement à la source, dans les pays producteurs. 

Comment trouvez-vous les bons thés ? 

Je passe environ 5 mois de l’année en Asie. Je reviens tout juste de la région de l’Assam, où personne n’ose aller, les producteurs de thé ne voient jamais de marchands. Il faut rencontrer les gens, qui sont souvent en haut des montagnes, il faut des heures d’avion, puis des heures de 4 x 4, puis des heures de marche pour les atteindre. Et ensuite on a affaire à gens passionnés, qui nous reçoivent à bras ouverts. L’important c’est bien sûr de pouvoir leur acheter du thé, mais aussi d’acquérir la connaissance du produit, et il est très important pour moi de la partager, c’est pourquoi j’emmène souvent avec moi des responsables de boutiques, des collaborateurs.

Le prix du thé s’envole…

Une «Opep» du thé espère voir le jour

 Extraits de l’article publié par le figaro.fr
Plusieurs pays producteurs ont décidé de s’unir pour exercer une pression sur les prix de la feuille de thé, sur le modèle de l’organisation pétrolière. Mais les difficultés s’annoncent nombreuses.

S’unir pour agir sur les prix du thé. C’est la décision récente prise par les principaux pays producteurs. Sri Lanka, Inde, Kenya, Indonésie, Malawi et Rwanda, qui pèsent plus de 50% de la production mondiale, ont décidé de crée le Forum international des producteurs de thé.

• Que compte faire ce nouveau Forum?

D’après le ministre sri lankais chargé des Plantations, Mahinda Samarasinghe, la stabilité des prix est l’un des objectifs visé par le Forum «pour améliorer les moyens de subsistance des petits paysans propriétaires de maigres parcelles». Pousser les prix vers le haut est aussi envisagé avec la mise en place de quotas de production. Selon le chef de la Promotion du thé au Sri Lanka, Janaki Kuruppu, le prix actuel est infiniment moins élevé que celui d’autres boissons, comme le café (autour de 3,25 dollars le kilo d’arabica), ce qui justifie la manoeuvre. «Les gens peuvent payer un peu plus pour du thé. Au Sri Lanka, le thé est moins cher que l’eau en bouteille», a-t-il souligné. Enfin, l’objectif sera de partager entre les membres un savoir-faire qui devrait permettre de «garantir des normes de qualité supérieure».

• Comment s’organise aujourd’hui le marché mondial du thé?

L’industrie est dominée par la Chine, l’Inde, le Kenya, le Sri Lanka et la Turquie (75% de l’offre mondiale qui s’est établie à 4,6 millions de tonnes l’an dernier). Les principaux exportateurs sont le Kenya et le Sri Lanka. Thé noir, vert, jaune, blanc, oolang (semi fermenté): l’offre est très variée. Le thé étant le breuvage le plus consommé au monde après l’eau, la demande mondiale est toujours au rendez-vous. Inde et Chine consomment à eux deux plus de 1,8 million de tonnes. Concernant les prix, il n’existe pas de contrats à terme sur le thé: les prix se négocient lors d’enchères hebdomadaires sur les principaux marchés comme à Mombasa au Kenya. L’été dernier, sécheresse, gelée et mousson ont poussé les prix à plus de 4 dollars le kilo (du jamais vu depuis 2009). Aujourd’hui, ils se négocient autour de 2,5 dollars le kilo (1,8 euro) mais la tendance est haussière.D’après la FAO, la demande mondiale devrait grimper à 3,36 millions de tonnes d’ici 2021.[…]

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