C’était dans le Business Club : L’histoire « abracadabrantesque » d’Ecoceane

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France (sam 20/10 à 7h et diim 21/10 à 15h)

Au sommaire : Ecoceane TMW Technologies – Printklub – Groupe Mark

Écouter ou réécouter l’émission :

L’histoire « abracadabrantesque » d’Eceane avec Eric Vial (Pdt) 

D’abord une mot sur l’entreprise Ecoceane :

  • Activité : Construction de navires de dépollution marine (ramassage des hydrocarbures et déchets solides flottant en mer).
  • Siège social : Paimpol (22)
  • Date de création : 2003
  • Chiffre d’affaires 2011 : 3 millions d’euros
  • 85% réalisé à l’export.
  • Pays d’export Algerie, Angola, Nigeria, Maroc, Tunisie, Australie, Singapour, USA, Bresil, Uruguay, Chine, Italie, Espagne, Irlande, Hollande.
  • 1,5 à 2,5 millions € par an en R & D
  • Effectifs : 25
  • Soutenue par Oséo Innovation
Workglop, un des navires anti-pollution d'Ecoceane
Workglop, un des navires anti-pollution d’Ecoceane

Durant  10 années, ECOCEANE a consacré 1,5 à 2,5 M€/an à la recherche et au développement. L’entreprise est pratiquement en position de monopole pour le ramassage des hydrocarbures en mer. Elle a été  fortement aidée par les instances politiques et économiques (OSEO, CIR) et commerciales (UBIFRANCE, TOTAL développement).

Et pourtant… 

Le CEDRE (Centre de Documentations, de Recherches et d’Expérimentations sur les Pollutions accidentelles des Eaux) et le  CEPPOL (Centre d’Expertises Pratiques de Lutte Antipollution pour la Marine Nationale), deux  organismes hexagonaux ne veulent pas agréer les bateaux « anti-pollution » d’Ecoceane. Pourquoi ? Parce que ces bateaux sont trop gros pour être tester dans leurs bassins trop petits !  On en conclut donc qu’il faudrait une vraie marée noire pour leur accorder un agréement ? 

Et sans cet agréement, l’agence européenne pour la sécurité maritime, ne délivre pas d’agréement à son tour, ce qui ferme le marché Européen à Écoceane. Ecoceane pourrait alors aller voir ailleurs ! On pourrait dire adieu aux  3000 emplois qui auraient pu être dans les chantiers navals français.

Reportage sur BFM Business TV

Lisez cet entretien d’Anne Kiesel (Entreprise Ouest-France) 

ERIC VIAL – Président D’ECOCEANE : Où en êtes-vous dans la commercialisation des bateaux de dépollution ?

Nous avons vendu 80 Cataglop, dans 25 pays. Mais pas de bateaux plus gros. En matière de recherche et développement, nous avons les soutiens des instances économiques et politiques françaises : Oséo, crédit impôt recherche… Mais nous avons beaucoup de mal à vendre en France et en, Europe.

Pourquoi cette difficulté de commercialisation ?

L’Emsa, l’agence européenne pour la sécurité maritime, qui est basée à Lisbonne, refuse de nous agréer. De même que le Cedre, à Brest et le Ceppol , qui dépend de la Marine nationale. Et sans agrément, il est difficile de vendre en France. Et difficile voire impossible de vendre en Europe.

Comment Expliquez-nous ces refus d’agrément.

Le Cedre et le Ceppol nous connaissent bien. Ils sont venus sur nos bateaux. Le Cedre nous dit qu’il n’est pas possible d’évaluer nos gros bateaux parce que son bassin est trop petit. Et Le Ceppol ne veut pas nous évaluer en mer en mesurant notre ramassage de balle de riz, en nous disant que ce n’est pas du pétrole. Tous deux nous affirment qu’il faudrait une vraie marée noire pour nous tester. Mais s’il y a une marée noire, ce que je ne souhaite évidemment pas, nous ne pourrons pas intervenir parce que nous n’avons pas d’agrément.

C’est sans solution !

Il nous faut ces agréments ! Les systèmes utilisés actuellement ne marchent pas. On emploie des pétroliers, avec une grosse capacité de stockage, qui ramassent une émulsion contenant 80 % d’eau de mer, qu’il fait ensuite chauffer. Ils ne peuvent travailler qu’à 1 noeud, et seulement jusqu’à force 3 de vent. Il faut qu’on ait un vrai centre d’évaluation en France, qui soit reconnu mondialement.

Quelles sont vos perspectives ?

Nos bateaux sont innovants. Nous pourrions créer 3 000 emplois en cinq ans, dont la moitié en France, en travaillant avec des chantiers navals partenaires, français et européens. Tous nos bateaux sont polyvalents : ce n’est pas avec la dépollution qu’on rentabilise un navire. Donc ils sont navires de service et navire dépollueurs. On a énormément de demandes. Il nous manque cet agrément.

Sur BFM Business (à écouter dans l’émission) Éric Vial menace : « Si nous n’avons pas de clients, nous construirons ailleurs, en Afrique, en Asie, aux États-Unis… »

En image, l’inauguration d’une nouveau bateau Ecoceane

 

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Une réflexion au sujet de « C’était dans le Business Club : L’histoire « abracadabrantesque » d’Ecoceane »

    Camille a dit:
    17 octobre 2012 à 20:21

    Bonjour, effectivement, c’est une histoire incroyable !
    Pourquoi ne pas faire évaluer et certifier ces bateaux à Port Revel où les pilotes de cargos, portes-containers … passent leurs brevets sur des navires miniaturisés 🙂 ??

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