Sur BFM (radio) – Grosse colère de Nicolas Doucerain sur les propositions des candidats concernant les TPE/PME

Publié le Mis à jour le

Des témoignages, des conseils pratiques et une vision claire du quotidien du dirigeant d’entreprise… Nous sommes avec Nicolas Doucerain auteur du livre : « ma petite entreprise a connu la crise », un livre qui vient de ressortir avec une version enrichie… Et nous accueillons aussi Hervé Lassalas, vous verrez pour lui «  dépôt de bilan, divorce, dépression », il est passé par là ! Et il a su rebondir…

Dans l’émission : 

Colère de Nicolas Doucerain sur les « mesurettes » de nos candidats à l’élection présidentielle. « RIen de précis, de concret, de logique pour les TPE/PME » Dans son blog Nicolas Doucerain analyse les programmes des candidats.

Un détail parmi tant d’autres…  Le dirigeant est noté par la Banque de France (NDLR : on sait maintenant à quoi la sert la Banque de France après l’arrivée de l’Euro)  à titre personnel et professionnel. Sur l’aspect professionnel, cela peut se comprendre, mais le coté personnel est extrêmement gênant. Si un client ne vous paye pas, met en difficulté  votre entreprise, le dirigeant risque de se voir supprimer carte bleu et chéquier personnels. Les candidats le savent-ils ? Cela vaut-il le coup de créer et d’entreprise ? Nos administrations n’ont-elles pas autre chose à faire ? 

Hervé Lassalas également invité de l’émission, s’interroge : « nos candidats savent-ils ce qu’est une PME ? Comment travaille un dirigeant, quelle est la pression qu’il supporte au quotidien ? Quelles pourraient être les mesures concrètes pour accompagner dirigeant et entreprise ? 


Hervé Lassalas : La sécurité c’est de ne pas bouger !

Ne jamais « vendre du malheur ». Rester visible et ne rien dire si ce n’est communiquer sur les points positifs en vue. Avoir une santé d’enfer. S’aider momentanément de « tranquillisants » pour dormir la nuit. Croire en demain. Ne jamais renoncer. Avoir confiance en soi et dans les autres. Aimer.

LMire tout son parcours très interessant…

Par opposition, « bouger » n’est pas systématiquement insécure. Cependant, le passage de salarié à entrepreneur s’accompagne de difficultés fréquentes. La « crise des hommes » à l’approche de la cinquantaine complique sensiblement ce passage.

Devenir « Président » pour mon propre compte (je l’étais auparavant pour compte de tiers) était une vrai ambition, un vrai projet. Je l’ai fait dès 1993 (MBI Conseil), en même temps que je me séparai de la mère de mes quatre enfants. La société connu du succès au début, puis – faiblesse du coeur – je n’ai probablement pas consacré assez de temps au développement de cette première société. Diverses missions de conseil et de redressement d’entreprises en difficultés masquaient le problème de fond : la perte de mon capital de départ due à la diminution de mes revenus et àl’augmentation de mes charges, pensions alimentaires, avocats pour le divorce, etc.

Puis, vint le temps des vraies erreurs. Une première création de société avec une actionnaire majoritaire incompétente mais séduisante (1997/1999) se terminant parun dépôt de bilan dans lequel ma seule responsabilité était mon mauvais choix de partenaire (faute d’autres solutions). Je n’y perdais que mes parts sociales, mais c’était mes dernières cartouches. Puis une deuxième création, toujours avec une actionnaire majoritaire, avec un lien de dépendance ingérable. Un très bon débutpour cette affaire 1998/2000, mais, malheureusement, une troisième année qui ne nous permit pas de survivre et m’amena (étant entre temps devenu Président de la société) à déposer le bilan en juillet 2001.

Longue descente aux enfers dans une solitude entrepreneuriale et affective quasi-totale. L’attitude obscène des banques, des liquidateurs (il n’y avait pourtant pratiquement pas d’actifs). Bref, fin 2001, je n’avais plus de carnet de chèques, plus de carte bleue et 1 petit million environ de dettes personnelles (en Francs !)…

Guronsan le matin, Lexomil le soir. Un cocktail de survie indispensable.

Mais la rage de repartir, de ne jamais me plaindre, de ne rien montrer à mes amis, qui, de ce fait m’ont aidé en me prêtant de quoi vivre. Puis le réseau, la confiance de nouveaux acteurs près de moi, comprenant, sans que je ne leur dise, l’ampleur du désastre, mais prenant le risque (l’entreprise c’est le risque) de me remettre le pied àl’étrier. Puis une femme (la mienne aujourd’hui), qui me fit confiance, demandée en mariage en trois jours. Me redonnant gîte et couvert et les conditions d’un vrai redémarrage. Et l’énergie de bâtir, sur des bases différentes, en indépendance et en réseau, sans risque capitalistique et sur un modèle original : vendre de la convivialité et avoir un échantillon sur soi… Un bon et beau retour sur la scène entrepreneuriale.

Les morales de cette histoire :

Ne jamais « vendre du malheur ». Rester visible et ne rien dire si ce n’est communiquer sur les points positifs en vue. Avoir une santé d’enfer. S’aider momentanément de « tranquillisants » pour dormir la nuit. Croire en demain. Ne jamais renoncer. Avoir confiance en soi et dans les autres. Aimer.

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