L’essentiel de l’émission des 10 & 11 décembre: Spéciale MOCI: Archos, Cristal Laser, Nutriset, Allimand, Marck

PRINCIPALES DÉCLARATIONS D’HENRI CROHAS, PRÉSIDENT D’ARCHOS

CE WEEK-END AU BUSINESS CLUB DE FRANCE

  • "En 2000, nous avons sorti le 1er baladeur MP3 avec disque dur intégré pouvant contenir 6000 chansons. Nous avions un an d’avance sur le 1er Ipod d’Apple”
  • “L’électronique grand public en Europe : c’est extrêmement difficile et Archos est une “anomalie génétique” parce que la vie d’une entreprise ressemble à la vie humaine, et cette “anomalie” est en train de réussir, dans le sens où Archos est génétiquement différentes des autres entreprises européennes d’électronique grand public qui, elles, ont disparu”

Archos annonce une série de nouveautés pour l’année 2012 : 

Archos va lancer courant 2012 :

- La tablette tactile la plus fine du monde : 7mm c’est 20% de moins de l’Ipad

- La tablette avec un clavier relié. le tout fera une épaisseur de 11mm 

- Une télécommande révolutionnaire

- Un robot polyvalent, de la taille d’un enfant pour moins de 300 euros

- Toutes les futures tablettes Archos seront compatibles pour gérer les solutions de domotiques. 

Cette émission est dédiée aux lauréats du palmarès MOCI
Réécoutez l’émission


ARCHOS

CA 2010 : 87,51 Meuros

Prévision 2011 : 200 millions d’euros (voir ci-dessous « Explosion du chiffre d’affaires »)

8 filiales dans le monde : USA, UK, Allemagne, Italie, Suisse, Chine, 2 à HK.

Siège social : Igny (91)

Effectif : 101

Produits : tablettes numériques (Android et l’année prochaine Windows8), baladeurs mp3 mp4

Archos vend des tablettes en marque blanche (Carrefour, Darty, etc.) et a son propre magasin d’applis (40 000 applis environ)

Le marché des tablettes est divisé en deux : Apple (qui a la moitié du marché) et le clan Android (et là Archos est no 1, 2 ou 3 suivant les pays). Ils ont 7 partenaires chinois, 70 ingénieurs en Europe, 40 en Chine, ce qui leur permet d’être très compétitifs (ils prennent ce qui est le plus avantageux dans chaque pays). Leur marché, c’est les tablettes à moins de 400 euros.

 

Archos est l’une des rares sociétés française a opérer encore sur un secteur trusté par les Américains et les Asiatiques, dont les Français ont quasiment disparu : l’électronique grand public, sur une niche de matériels mobiles et ultra portables, plutôt positionnés haut de gamme. Très innovante, en 2000, Archos a été la première entreprise au monde à commercialiser un baladeur MP3 avec disque dur intégré (Jukebox 6000). Son produit phare est la tablette, dont elle a dépassé le million d’exemplaires vendus en 2010. En 2010, Archos s’est fortement développée en Chine, où elle a ouvert un bureau en 2002, puis une filiale en 2006. Cette dernière a pour mission depuis cette année de diffuser les produits Archos en Chine et de développer les tablettes d’entrée de gamme Arnova (moins de 199 euros).

En septembre 2011, Archos a signé un partenariat sur la 3 G avec Vodafone en Allemagne. Idem en juin en Angleterre avec l’opérateur Three.

  • EXPLOSION DU CHIFFRE D’AFFAIRES

Le groupe français a publié un chiffre d’affaires en hausse de 101% sur le trimestre et de 123% depuis le début de l’année (dépassant déjà celui de l’exercice 2010). Sur le 3ème trimestre, le groupe a particulièrement profité de sa politique de prix agressive en entrée et milieu de gamme, mais également de la sortie de certains fabricants de ce secteur (25 en début d’année, mais plus qu’une dizaine actuellement).

http://www.zonebourse.com/ARCHOS-4812/analyses-bourse/Augmentation-de-100-du-chiffre-d-affaires-28715/

 

  • LE TOUR DE FORCE : AVOIR RÉUSSI À S’IMPOSER SUR UN MARCHÉ DOMINÉ PAR LES ASIATIQUES OU LES AMÉRICAINS

 

« Les derniers mohicans de la high-tech française »

Les Echos

Une société française leader sur le marché des tablettes tactiles, le produit high-tech le plus en vogue cette année. C’est le tour de force qu’a réussi à accomplir Archos. Depuis le début 2011, cette PME de moins de 200 salariés pointe à la deuxième place du marché français en volume de ventes, derrière l’iPad d’Apple, mais devant Acer, Samsung ou Asus, les géants asiatiques. Archos se positionne même dans le trio de tête européen ! « Cette réussite montre qu’il n’y a pas de fatalité dans l’électronique grand public pour les acteurs français. Même si c’est dur, il est possible de se faire une place au milieu des mastodontes américains ou asiatiques », se réjouit Henri Crohas, fondateur et PDG d’Archos. Les résultats du groupe en témoignent : après cinq trimestres d’affilée de croissance, le chiffre d’affaires d’Archos a encore bondi de 101 % au troisième trimestre, à 34,5 millions d’euros.

(…) Au cours de ces dix dernières années, la plupart des champions nationaux ont jeté l’éponge face à la concurrence asiatique. En 2004, Thomson, ancien leader mondial des téléviseurs dans les années 1990 - devenu Technicolor en 2010 -, cédait son activité de téléviseurs au chinois TCL. La même année, Alcatel abandonnait son activité de téléphones portables - Alcatel Mobile Phones -au même constructeur. Destinée identique pour l’activité grand public de Sagem : le fabricant - qui était encore leader du marché français des téléphones mobiles en 2004 -a disparu à la suite de son absorption dans Safran, né de la fusion avec Snecma. Depuis, ses activités de communication et de téléphonie mobile ont été filialisées, au travers de deux sociétés : Sagemcom (qui produit des décodeurs, fax, téléphones résidentiels, compteurs intelligents), racheté cette année par le fonds Carlyle. Et Sagem Wireless, devenu depuis Mobiwire, qui a déposé le bilan en juin dernier après avoir tenté de s’imposer comme fabricant de téléphones en marque blanche. « C’est un beau gâchis. On avait des leaders reconnus sur le secteur et, maintenant, il n’y a plus que quelques PME » se désole un analyste. Le mal n’est pas que français. Au cours des dernières années, des groupes comme l’allemand Siemens - qui a revendu sa division téléphonie au taïwanais BenQ en 2005, puis celle de matériel informatique à Fujitsu -, le hollandais Philips - qui a cédé en novembre au chinois TPV sa branche téléviseurs -se sont également retirés de ces marchés de masse. Et, actuellement, c’est le dernier géant du Vieux Continent, Nokia, qui est en difficultés : le groupe finlandais, concurrencé par les smartphones d’Apple, de Samsung ou de HTC, est en perte depuis plusieurs trimestres et enchaîne les plans de restructuration.(…)

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/enquete/0201731558811-les-derniers-mohicans-de-la-high-tech-francaise-252242.php

  • MARCHÉ DES TABLETTES

Le contexte actuel est particulièrement favorable pour les fabricants de tablette. Le marché est en pleine expansion et certains spécialistes tablent sur 3 fois plus de ventes en 2012 qu’en 2011. Archos doit profiter de ce marché et semble bien préparé au vu de son positionnement de 2ème acteur en France et 3ème outre manche ainsi qu’en Allemagne.

http://www.zonebourse.com/ARCHOS-4812/analyses-bourse/Augmentation-de-100-du-chiffre-d-affaires-28715/
Historiquement et contrairement à ce que l’on pourrait croire, Apple n’a pas été le premier à lancer la tablette numérique. Intel et Microsoft avaient déjà tenté l’expérience par le passé… sans grand succès auprès du public il est vrai. Mais aujourd’hui la donne a sensiblement changé… avec 15 millions d’exemplaires de l’iPad1 vendus l’an dernier dans le monde, c’est la ruée ! Selon Richard Gordon, vice-président chargé de la recherche chez Gartner « les dépenses pour les tablettes multimédia devraient atteindre 29,4 milliards de dollars cette année contre 9,6 milliards de dollars en 2010 et d’ici 2015, elles devraient connaître une hausse annuelle de 52% ».

Une grande majorité (84%) des détenteurs de tablettes tactiles l’utilisent en effet avant tout pour s’amuser (jeux vidéos).

http://www.captain-eblog.com/tablettes-tactiles/

  • ACTUALITÉ
    • Annonce de la nouvelle tablette Arnova 9 G2 : seconde génération de tablette low cost

L’« Arnova 9 G2 » s’en tient pour commencer à Android 2.3 Gingerbread et, faute de répondre à la configuration minimale d’un smartphone (et pour cause), n’est pas certifiée Google. Elle est par conséquent privée d’Android Market et des autres applications Google (dont Gmail), offrant à la place l’AppsLib maison. À défaut d’avoir retenu Android 3.2 Honeycomb, Archos a néanmoins adapté certains aspects de l’interface à l’ergonomie d’une tablette. Elle se démarque en revanche des autres tablettes Android low cost par son écran XGA de 9,7 pouces adoptant le procédé IPS, similaire à celui de l’iPad d’Apple ou de la TouchPad d’HP. Elle offre d’ailleurs une esthétique proche de cette dernière avec une coque noire laquée de 12,5 mm d’épaisseur pour 630 g.

http://www.clubic.com/tablette-internet-mid/actualite-459218-archos-arnova-9-g2-tablette-gingerbread-low-cost.html

  • Partenaire officiel des sommets G20 et B20

Sous la Présidence française du G20, ARCHOS a été choisi comme partenaire officiel des Sommets G20 et B20. Ce partenariat vise à promouvoir le savoir-faire et la technologie française auprès des Chefs d’Etats, des Présidents d’organisations patronales et des dirigeants d’entreprises internationales. Dans le cadre du G20, les Chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres du G20, leurs invités et délégations, ainsi que les journalistes qui assisteront au Sommet auront ainsi accès en libre-service depuis les tablettes ARCHOS 101 G9 :

- à l’application officielle de la Présidence française du G20 et du G8,

- à toutes les actualités, reportages vidéos et photos du site G20-G8.com, informations sur les Chefs d’Etat et de gouvernements présents, présentation des grandes priorités de la Présidence française, interventions du Président Nicolas Sarkozy en France et à l’étranger, interviews des grands témoins de l’action de la Présidence française,

- aux informations pratiques et au plan d’accès,

- aux applications des quotidiens internationaux,

- au suivi du Sommet du G20 en temps réel via les applications de réseaux sociaux.

http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=ACT111102_00025639&numligne=0&date=111102

  • Partenariat avec Gameloft

Gameloft, éditeur de jeux vidéo et sociaux, et ARCHOS, acteur majeur sur le marché des tablettes AndroidTM, annoncent aujourd’hui un partenariat aux termes duquel les utilisateurs de tablettes ARCHOS G9 bénéficient des derniers jeux vidéo haute définition de Gameloft.

Asphalt 6 : Adrenaline, jeu de course automobile, et Spider-Man : Total Mayhem ®, jeu d’aventure et d’action, seront préinstallés en version démo sur les tablettes ARCHOS G9 et ce dès le mois de décembre 2011.

Chaque jeu a été spécialement optimisé pour la gamme G9 d’ARCHOS, afin de procurer une expérience ludique, riche et unique.

  • Offre à destination de l’éducation

Colère d’Henri Crohas en octobre lors de l’offre du gouvernement de tablettes à 1 euro par jour, avec Apple et Samsung !
http://www.journaldugeek.com/2011/10/04/henri-crohas-la-mauvaise/

La contre-attaque : l’offre Proxima d’Archos et Bouygues est maintenant disponible

Bouygues Télécom et Archos avaient contre-attaqué l’offre étudiante lancée par Orange fin septembre. L’offre conjointe de Bouygues Télécom et Archos est maintenant disponible, une offre proposant un forfait internet 3G+ avec une tablette tactile Archos 80 G9 à 1 €. Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur, avait soutenu le projet d’Orange permettant aux étudiants de bénéficier d’une tablette tactile à prix très attractif lié à la souscription à un forfait internet 3G+. Orange avait donc lancé fin septembre l’offre Let’s Go Proxima Etudiant, une offre qui permet de bénéficier pour 30 € / mois d’un forfait internet mobile avec data de 1Go et d’une tablette tactile iPad2 ou Galaxy Tab 8.9 pour 1 €. Archos a vu rouge. Constructeur français de tablettes tactiles, il a critiqué l’offre en regrettant de ne pas y avoir été associé. Le constructeur français s’est donc alié à Bouygues Télécom pour préparer une riposte à Orange. L’offre Tablette Proxima Etudiant de Bouygues Télécom est maintenant disponible. Cette offre est proposée au tarif de 19,90€/mois et intègre un forfait internet 3G+ régulier de Bouygues Télécom (avec limitation du débit au-delà de 1Go) et une tablette Archos 80 G9 et sa clé 3G Archos pour 1€. La tablette tactile Archos 80 G9 est équipée d’un processeur smart double-coeur OMAP 4 Texas Instrument cadencé à 1 GHz, compatible WiFi et 3G+ avec la clé Archos G9 incluse, et d’une capacité de stockage de 16 Go (8Go standard + microSD de 8Go). L’écran tactile propose une diagonale de 8 pouces, permettant de regarder des films HD 720p. Elle est équipée d’Android 3.1 Honeycomb.
http://www.echosdunet.net/dossiers/dossier_8257_l+offre+proxima+etudiant+bouygues+archos+disponibles.html

Vidéo sur le sujet : http://pro.01net.com/editorial/544120/henri-crohas-archos-jespere-que-google-nous-protegera/

o   La tablette de Samsung devait figurer dans les lots du nouveau jeu Monopoly de McDonald’s. La chaîne de restauration lui a préféré celle du Français Archos, en raison d’incertitudes liées à une action en justice d’Apple.

http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/11/08/01007-20111108ARTFIG00569-archos-gagne-une-partie-de-monopoly-contre-la-galaxy-tab.php

CRISTAL LASER

Dominique Lupinski reçoit le prix MOCI

Avec Dominique Lupinski, président

CA 2010 : 1, 954 M euros

Variation du CAI 2010/2009 : + 17 %

Part de l’international dans le CA : 79,8 %

Président : Dominique Lupinski, ingénieur + diplômé école commerce

Lieu : Messein (51)

Effectif : 18 salariés

Année de création : 1990

Il s’agit d’une start up lorraine (Meurthe et Moselle), spécialisée dans la production de cristaux artificiels à usage scientifique ou médicaux. Le côté spectaculaire d’une de ses opérations phares de l’année nous a plu : le laser de spectrométrie qui sera embarqué lors de la mission « Checam » d’exploration sur Mars organisée par la Nasa en ce mois de novembre, sera équipé d’un cristal de RTP (rubinium, titanyle, phosphate) fabriqué par Cristal Laser à Messein (Meurthe et Moselle). Une nouvelle destination export à laquelle ne songeaient pas ses deux créateurs il y a vingt ans.

Très à la pointe dans cette niche high tech, Cristal Laser développe en permanence de nouveaux cristaux pour répondre aux besoins de ses clients, et une des ses plus récentes innovation est un cristal LBO (lithium, bore, oxygène) de grande taille (de l’ordre de 1kg), élaboré en collaboration avec un laboratoire russe de Novossibirsk, aux propriétés exceptionnelles et destiné à des applications très énergétiques telle que la protonthérapie (ndlr : radiothérapie oncologique).

HISTOIRE

Cristal Laser est née d’une découverte : dans le courant des années 1980, au sein d’un laboratoire de l’Université Henri-Poincaré Nancy I, associé au CNRS, des chercheurs développent une nouvelle méthode de synthèse d’un cristal artificiel de KTP (potassium, titane, phosphate) qu’il restait à industrialiser. Dominique Lupinski, qui ajoute à sa formation d’ingénieur un diplôme d’école de commerce, et Philippe Villeval, ingénieur également, sont recrutés pour organiser le transfert de technologie et élaborer un business plan qui donnera naissance, en 1990, à Cristal Laser.

Ces cristaux ont pour fonction de faire varier la fréquence des lasers afin d’obtenir des faisceaux verts, bleus, rouges ainsi que certaines longueurs d’onde dans l’infrarouge. Ils trouvent leurs principales applications dans le domaine médical (ophtalmologie, dermatologie) et biomédical (séquençage de l’ADN, cytométrie), l’industrie (reprographie, alignement, marquage), la recherche scientifique (spectroscopie, pompage des lasers Ti :Saphir), le show-business (spectacles laser) et le domaine militaire (télémétrie laser à sécurité oculaire). En outre, le RTP sert aussi au déclenchement des impulsions lumineuses de certains lasers, et va être notamment utilisé à bord d’un satellite météo.

Cristal Laser compte parmi ses clients les principaux fabricants de lasers mondiaux. En outre, l’entreprise a été retenue par la Délégation Générale à l’Armement pour développer de nouveaux matériaux destinés à assurer la sécurité des avions.

http://www.excellence.oseo.fr/Annuaire-entreprises/CRISTAL-LASER

 

NUTRISET

Nutriset reçoit le prix MOCI

Avec Isabelle Lescanne, Directrice Générale, au téléphone

CA 2010 : 97,42 Meuros

Part de l’international dans le CA : 99,8 %

Président/Fondateur : Michel Lescanne

Directrice générale : Isabelle Lescanne

Lieu : Malaunay (76770)

Effectifs : 120

Société créée en 1986, c’est une belle success-story à la française. Le CA est passé de 52 millions d’euros à 97,5 millions en 2010, totalement réalisé à l’export dans 80 pays, soit une hausse en un an de 102 %. Leader mondial des éléments thérapeutiques contre la malnutrition, c’est-à-dire des pâtes, poudres, gélules ou comprimés qui sont fabriqués puis vendus à des ONG et aux agences des Nations Unies. Son produit le plus connu, le sachet Plumpy’nut, est breveté par Nutriset et l’Institut sur la recherche pour le développement (IRD). Nutriset a aussi bénéficié d’aides de l’Anvar et d’Oseo. La société a commencé à être connue quand elle a vendu Plumpy’nut au Niger en 2005. Elle a ensuite accordé le droit d’usage de son brevet à des partenaires dans toute une série de pays, ce qui lui a permis de constituer un réseau en Afrique. Depuis 2009, elle produit aussi aux USA, ce qui lui permet d’accéder aux programmes d’aide alimentaire américains, et de se rapprocher des marchés d’Haïti et d’Amérique latine. Au final, elle dispose d’unités de fabrication en France, aux Etats-Unis, à Haïti, en République dominicaine, en Inde et dans toute une série de pays africains : Niger, Burkina Faso, Soudan, Ethiopie, Ouganda, Tanzanie, République démocratique du Congo, Mozambique et Madagascar.

HISTOIRE

L’entreprise a été fondée en 1986. A l’époque, aucun produit spécifique n’existait pour la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère. L’aide alimentaire, basée sur les surplus agricoles des pays développés, ne répondait pas aux besoins nutritionnels des jeunes enfants. Michel Lescanne, ingénieur agroalimentaire, fonde Nutriset pour se consacrer à la recherche de solutions nutritionnelles adaptées aux enfants et à leurs conditions de vie. De cette vocation initiale est née une série d’innovations – F-100, F-75, Plumpy’nut®, Plumpy’doz®, Nutributter®, etc. – qui a révolutionné le traitement de la malnutrition et permet d’agir en prévention. En près de 25 ans, Nutriset s’est imposée comme le leader mondial dans son domaine.

 

CHIFFRES CLÉS

Plus de 250 clients

32 000 tonnes de produits expédiées vers 80 destinations en Afrique, Amérique Latine ou Asie

183 millions de comprimés vendus

En 2010, les produits de Nutriset ont touché plusieurs millions de bénéficiaires : un million et demi  d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été soignés avec Plumpy’nut®.

Près de 2.6 millions d’enfants ont bénéficié d’un soutien nutritionnel grâce aux autres produits de type Plumpy® (Plumpy’Sup®, Plumpy’doz®, Nutributter®, etc.).

Plus de 18 millions d’enfants souffrant de diarrhée ont pu recevoir du ZinCfant®, en combinaison avec des sels de réhydratation orale (SRO).

Au total, depuis la mise au point de Plumpy’nut®, plus de 9 millions de personnes ont reçu des produits de type Plumpy®.

 

ALLIMAND

Avec Franck Rettmeyer, PDG, au téléphone

CA 2010 : 42,43 Meuros

Part de l’international dans le CA : 76,56 %

P-DG : Franck Rettmeyer (qui a succédé à son père, Christian)

Siège : Rives (38 – Isère)

Effectif = 185

3ème constructeur mondial de machines à papier

Création en 1850 par les deux frères: Antoine et Etienne Allimand. Elle a été reprise par Christian Rettmeyer et sa famille, aujourd’hui aux commandes (60 % du capital), après une montée progressive au capital entre la fin des années 70 et aujourd’hui. Le fils de Christian Rettmeyer, Franck, a pris les commandes et son propre fils, François, est entré dans l’entreprise en septembre 2011. PMI familiale, Allimand est sur un secteur, la machine outil, où l’on pense généralement qu’il n’y a plus de fabricants français. Elle conçoit et fabrique des machines pour l’industrie papetière commercialisées dans le monde entier. Elle a des agents ou des représentants dans une vingtaine de pays, dont la Nouvelle-Zélande et l’Australie depuis fin 2010. L’entreprise est très présente dans la région Asie-Pacifique.

Ainsi, Allimand a investi au printemps 2011 un million d’euros dans de nouveaux équipements afin de satisfaire deux clients : la filiale vietnamienne d’un groupe coréen et une papeterie vietnamienne. L’entreprise présente l’investissement comme une « délocalisation intra muros », ayant opté pour conserver un outil de production intégré… sur le sol français.

MARCHÉ

« La production de papier s’accroit de 3 % chaque année, explique Franck Rettmeyer, Président d’Allimand. Elle atteint aujourd’hui 392 millions de tonnes par an et augmente de façon exponentielle. Considérant la planète entière, nous consommons de plus en plus de papier… Et ce, malgré la crise économique et financière de 2008/2009 qui a affecté le monde du papier, principalement aux Etats-Unis et en Europe. »

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/04/04/allimand-3-e-constructeur-mondial-de-machines-a-papier

Des monstres métalliques de 200 m de long et 8 m de large, constitués de milliers de pièces, pesant 1.200 tonnes et capables de tourner à une vitesse de 120 km/h 24 heures sur 24… Pas étonnant que les machines à papier conçues et fabriquées par la société Allimand nécessitent de six à quatorze mois de fabrication. « C’est chaque fois un défi que de répondre au cahier des charges des clients, de fabriquer et d’assembler toutes les pièces dans l’usine, puis de les démonter avant de les expédier au bout du monde pour l’assemblage final », explique Franck Rettmeyer, PDG du troisième constructeur mondial de machines à papier. Chacune coûtant entre 20 et 45 millions d’euros, seuls 88 modèles ont été vendus depuis 1950. Spécialité de l’entreprise : les papiers techniques et graphiques, tels que papiers à cigarettes, calque, billets de banque, chèques, passeports, emballages alimentaires…

 

HISTOIRE

À l’origine de cette aventure industrielle, deux frères, Antoine et Étienne Allimand, ingénieurs mécaniciens qui créent la société en 1850. « Ils se sont d’abord occupés de l’entretien des machines à papier, avant de devenir peu à peu constructeurs à part entière », rappelle Franck Rettmeyer, arrière-arrière-petit-neveu des fondateurs. Profitant de la révolution industrielle et de l’école obligatoire, qui impliquait une demande croissante de livres et de cahiers, la société connaît un développement rapide. L’entreprise était alors déjà réputée pour ses papiers spéciaux et de faible grammage. D’où la solide réputation d’Allimand dans ce domaine aujourd’hui.

En 1902, Fortuné Allimand, centralien brillant, prend la tête de l’entreprise, mais meurt en juin 1910 lors d’une escapade en montagne avec sa maîtresse. « Cela a été un malheur pour la famille Allimand, mais pas forcément pour l’entreprise », affirme le PDG. Car son frère Camille, qui vivait jusqu’alors dans son ombre, se révèle avoir le sens de la mécanique et surtout de l’esthétisme. « Pour lui, une machine à papier devait être belle. Il passait très souvent dans l’atelier et, quand une pièce ne lui convenait pas, il demandait une masse pour la casser devant l’ouvrier. » Après l’épisode de la Première Guerre mondiale, où l’entreprise est réquisitionnée pour fabriquer des obus, Camille obtient la commande de dix machines à papier à cigarettes par un client américain. Une aubaine qui explique qu’Allimand soit, depuis, devenu numéro un mondial sur ce créneau.

Le ciel s’obscurcit avec la crise de 1929 et des impayés causés par la révolution en Espagne, puis durant la Seconde Guerre mondiale, où la société tourne au ralenti. « Tandis que Camille restait désespérément célibataire, sa nièce, ma grand-mère, Geneviève Pansu, s’est alors éprise de Willy Rettmeyer, ingénieur papetier sans fortune qui a rejoint la société Allimand », rappelle Frank Rettmeyer. « Ma grand-mère a alors joué le rôle de trait d’union entre les deux hommes, l’un brillant, l’autre besogneux mais avec le pouvoir de l’argent. » En 1946, l’entreprise étant exsangue, Willy Rettmeyer prend son bâton de pèlerin pour proposer aux papetiers français 40 % du capital de la future société. Un succès. Tandis que Camille devient président de la société anonyme des Ateliers de constructions Allimand, il en sera le directeur général, puis le président de 1955 à 1965. « Son seul fils, Christian Allimand, qui ne s’intéressait pas au marché français et trouvait les vieux papetiers présents tristes et ennuyeux, a, quant à lui, décidé de tout miser sur l’exportation », relate Franck Rettmeyer. Ce qui s’avère payant, avec la vente en 1957 d’une première machine à papier en Thaïlande, à la surprise générale. Même s’il doit faire face en 1966 à la faillite d’un ensemblier letton en 1966, Allimand se retrouve début 1968 avec un carnet de commandes mirifiques.

Dans les années 1970, suite à l’échec d’un accord de coopération technique avec trois sociétés finlandaises, Christian Rettmeyer leur propose de prendre 35 % du capital, ce qu’elles font en 1979, permettant d’exporter encore davantage. Il n’a alors plus que 20 % de parts dans le capital d’Allimand, mais par la suite son fils reprendra la majorité. La famille Rettmeyer dispose ainsi aujourd’hui de 60 % du capital, Metso Paper de 36 % et les papetiers français de 4 %.

Arrivé en 1982, Franck Rettmeyer propose rapidement à son père de monter un réseau d’agents pour doper les exportations. « J’ai eu une chance extraordinaire car la papeterie européenne se redressait en 1985. En quatre mois, nous avons vendu dans six pays ! » En 1992, Franck, alors directeur général, lance un programme de développement avec des partenaires comme l’École française de papeterie, devenue Pagora, le Centre technique du papier, Grenoble INP ou le Centre technique des industries mécaniques (Cetim). De quoi créer une véritable synergie entre clients, université et laboratoires de recherche. Depuis, la société investit 3 à 5 % de son chiffre d’affaire en R&D. « Nous avons ainsi pu sortir un nouveau produit tous les trois ans, élargir notre panel de références dans tous les domaines et exporter à tout-va. » Des exportations, surtout vers l’Europe et l’Asie, qui représentent aujourd’hui entre 70 et 86 % du chiffre d’affaires. Allimand a, par ailleurs, beaucoup développé les services pour la maintenance de ses machines et créé un centre de formation agréé. Et le succès est là. Avec trois machines à papier complètes commandées, 2011 est déjà une très belle année. Reste à voir si François, entré en septembre dernier, sera à la hauteur des six précédentes générations.

http://www.latribune.fr/dossiers-la-tribune/la-tribune-de-l-ete/20110802trib000640236/allimand-le-culte-des-papiers-petits-ou-grands.html?folder=636857

 

MARCK

Avec : Laurent Marck, PDG du groupe Marck

Marck (uniformes, gilets pare balles)

CA 2010 : 36,81 Meuros

Variation du CAI 2010/2009 : + 74,6 %

Part de l’international dans le CA : 94,22 %

Lieu : Argenteuil (95)

Effectif : 38

Création : 1850

Le groupe Marck :

CA : 70 millions euros

Effectif 250

Présence sur les 5 continents
160 ans de savoir-faire
1.495.471 pièces par an
5.360.450 personnes équipées

Le groupe comporte quatre autres entreprises : la Calaisienne (gilets pare-balle, uniformes…), BBA (accessoires comme la passementerie, les galons..), Sofexi (bureau d’achats d’équipements), Sillinger (bateaux semi rigides type Zodiac).

Clients : les Armées de terre, Armées de l’air, Douanes, Eaux et Forêts, Garde Républicaine, Garde Présidentielle, Gendarmerie, Marine, Police, Pompiers, Santé, Service Pénitentiaire, de toutes les administrations françaises et étrangères. La Calaisienne produit 80 000 uniformes par an à 95 % sur mesure : évite aux clients d’avoir des stocks

Vidéo La Calaisienne : http://www.youtube.com/watch?v=4XBBpLQkWq8

Société familiale (le groupe a été fondé en 1850) qui conçoit, fabrique et exporte dans le monde entier des uniformes pour l’armée, la police, les douanes… Ils sont notamment très présents sur le marché africain et sont actif sur les salons spécialisés sur la sécurité type Milipol.

Article la voix du nord – 19 mai 2011

http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Textile/2011/05/19/article_la-calaisienne-s-agrandit-et-mise-sur-le.shtml

L’usine de production textile La Calaisienne s’apprête à s’agrandir cet été avec le rachat des anciens locaux de son voisin Noyon, impasse des Salines. Laurent Marck, PDG depuis 2005, veut rationaliser sa production et mise sur le « savoir-faire » local.

Comment La Calaisienne a-t-elle traversé l’année 2010 ?
« C’était une année très difficile pour nous. Nous avons subi la baisse des recrutements de l’Armée française. D’où une baisse de notre activité commerciale et de notre chiffre d’affaires. Surtout que nous n’avions pas vu venir ça de manière aussi forte. Ce qui nous a obligés à fermer notre atelier secondaire de l’Aveyron, qui produisait surtout des blousons pour l’armée et la gendarmerie. Nous n’avions plus assez de commandes. Une partie de celles-ci ont été rapatriées à Calais. Nous avons proposé neuf postes à Calais mais les employés, qui ont leur vie et leur famille là-bas, n’ont pas souhaité partir, ça se comprend. Une personne a toutefois été conservée pour s’occuper des contrôles qualité et est basée à Toulouse ».

Quelles sont les perspectives pour 2011 ?
« Nous devrions avoir le même niveau de commandes, notamment avec l’armée. Ce qui correspond à notre capacité de production actuelle. Nous avons répondu avec des partenaires à un appel d’offres de l’armée qui souhaite désormais tout confier à un seul prestataire. Cet été doivent aussi être dévoilés les résultats d’un autre appel d’offres lancé par la gendarmerie nationale, pour une période de six ans. Nous sommes commanditaires de l’appel d’offres, émis là aussi avec des partenaires. L’armée et la gendarmerie veulent externaliser leurs commandes. Si ça marche, ce serait une excellente nouvelle pour Calais. ».

Pourquoi vous êtes-vous porté acquéreur des anciens locaux du dentellier Noyon, situés face aux vôtres, impasse des Salines ?
« Nous voulons recentraliser toutes nos énergies sur Calais. Pour cela, nous avions besoin de nous agrandir. Nous avons profité de l’opportunité de Noyon. On veut aussi se désenclaver et la mairie va se charger de réaménager l’impasse pour en faire une double voie. Pour nos livraisons, c’est important. Les travaux vont se dérouler de juillet à septembre. »

Comment allez-vous vous réorganiser ?
« Chez Noyon, nous y mettrons toute notre logistique, la réception des matières, l’envoi, la préparation pour nos clients… On y fera aussi de la problématique client et le service après-vente. Nous aurons notre propre service de gestion des retouches et des retours-échanges. Avant, nous sous-traitions ces tâches. La fabrication se fera toujours dans nos ateliers actuels. Ce déménagement nous permet également de diminuer nos coûts en terme de logistique et de transport ».

Vous marquez aussi une volonté de pérenniser vos activités à Calais… 
« Oui. Nous investissons plus d’un million d’euros sur notre site. Nous voulons maintenir notre production à Calais où le niveau de qualité est reconnu. Je ne lis pas dans le marc de café mais pour nous c’est clair, on mise sur Calais ».

Pensez-vous embaucher en 2011 ?
« Nous avons actuellement une centaine d’employés. On pense en effet embaucher quelques personnes pour la logistique. Et si la production reste stable, on remplacera aussi les départs en retraite ».

Mais toute la fabrication ne s’effectue pas impasse des Salines… 
« Non, il y a toute une partie que nous produisons en Roumanie ou au Maroc. Avec des coûts qui nous permettent de rester compétitifs. Mais le sur-mesure reste fabriqué à Calais. Dans l’armée par exemple, ils n’ont pas de stocks. Ils travaillent à flux tendu. Quand quelqu’un est intégré, on nous envoie les mesures et on fabrique. Cela revient moins cher de travailler avec nous qu’en série. Et puis nous nous sommes spécialisés ici dans le gilet pare-balles où nous assurons une maîtrise totale du produit. Qui pèse très lourd et qui n’est donc pas facile à délocaliser. En ce moment, nous produisons des gilets pour le Maroc ».

Vous venez d’obtenir le label Fibre citoyenne. Est-ce important pour vous ?
« Oui. Et cela répond à une demande de plus en plus importante de la part des clients. Nous nous lançons dans le développement durable à la fois d’un point de vue sociétal et social, mais aussi environnemental. Nous procédons à des audits avec nos sous-traitants. Autre exemple, nous avons mis en place un système de récupération des plastiques en achetant un compresseur. Nous ferons la même chose avec le papier et le carton. Tout sera recyclé ».

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Publié dans Résumés émissions Business Club de France
2 commentaires sur “L’essentiel de l’émission des 10 & 11 décembre: Spéciale MOCI: Archos, Cristal Laser, Nutriset, Allimand, Marck
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