A la radio les 18 & 19 juin : le cacaofévier Michel Cluizel / Maty, marque mythique

Direction Damville (2000 habitants), dans l’Eure où se trouve toujours le chocolatier Michel Cluizel. L’entreprise fondée en 1948 dans un garage vend aujourd’hui ses chocolats d’exception partout dans le monde. Je reçois Eric de Biase, directeur commercial et marketing. C’est aujourd’hui le petit fils du fondateur, Michel Cluizel, qui dirige l’entreprise.

Vous pratiquez le métier de cacaofévier, qu’est-ce que c’est ?

Le mot cacaofévier est un néologisme créé par les Cluizel, c’est-à-dire que nous traitons et transformons la fève de cacao pour en faire des chocolats. Ce qui implique, entre autres, un contact direct avec les planteurs. Seulement 4 ou 5 entreprises dans le monde exercent ce métier.

Qu’est-ce-qui explique votre succès ?

La passion du chocolat et l’exigence de qualité. Aujourd’hui, tout est encore produit à Damville.

On est 250 à 300 suivant la saison, et nous avons deux boutiques physiques : une à paris, l’autre à NY, sur la 5ème avenue, dans le building des diamantaires.

Nous proposons deux types de produits : les produits finis et les produits destinés aux professionnels. Les produits français sont réputés pour être excellents, ils constituent un gage de qualité à l’étranger. Certes, beaucoup associent le chocolat avec la Suisse et la Belgique, mais les Français sont connus pour les ganaches, chocolats plus fins, plus subtils.

Comment avez-vous réussi à vous exporter ?

Il faut connaître les réseaux de produits gourmets, et le support technique de chefs. Nous avons donc un chef au Japon pour développer les produits en Asie. Nous allons mettre en place à New York un atelier de fabrication de chocolats pour, à partir de la matière première qui vient de Damville, fabriquer des chocolats sur place, adaptés au goût américain.

Vous avez mis au point des présentations très originales, par exemple la fameuse boîte de sardines en chocolat !

Elle fait un malheur sur la côte française, et au Japon, dans les aéroports. Le problème du chocolat c’est que c’est un produit saisonnier. Il faut donc trouver des produits qui interpellent. Notre balle de golf en chocolat blanc marche très bien en Asie car les Japonais sont fous de golf.

Chiffre d’affaires 2010 :

  • • Groupe : 25 millions d’euros
  • • Export : 5 millions d’euros

 

Actionnariat principal : Capital familial à 100%  

Effectifs : 250

 

Sites de production : Damville - 17 000m2

Historique

  • • 1948 : Chocolaterie

« J’ai commencé avec mes parents. Mon père travaillait dans la pâtisserie et le chocolat. En 1948, il laisse tomber la pâtisserie pour ne se consacrer qu’au chocolat. Nous avions installé notre atelier dans le garage »

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2010/11/01/article_michel-cluizel-est-cacaofevier-metier-cl.shtml

  • • 1987 : Boutique Chocolat Michel Cluizel à Paris
  • • 2004 : Filiale « Noble ingredients » aux Etats Unis (Pennsuaken – New Jersey)
  • • 2007 : Bureau de représentation en Chine (Shanghai)
  • • 2008 : Ouverture de l’atelier de formation (Damville – Eure)
  • • 2009 : Boutique Chocolat Michel Cluizel à New York (5ème Avenue)

 

Distribution :   

  • • 2 boutiques : Paris, New York
  • • Présence dans 60 pays
  • • Nombre de distributeurs à l’export : 75, dont 54 en Europe

 

 

PARTICULARITÉS

Michel Cluizel a inventé le néologisme « Cacaofévier », pour qualifier son métier de transformateur de fèves de cacao. Il en existe peu : quatre ou cinq en France et une quarantaine dans le monde.

La maison Cluizel est la dernière entreprise familiale indépendante sur le marché très limité des transformateurs de fèves de cacao.

http://vinsandco.hautetfort.com/chocolats_gourmandises/

Les secrets d’un bon chocolat :

Pour avoir un bon chocolat, il faut d’abord savoir sélectionner les bonnes fèves de cacao. « La sélection est une étape importante dans le métier » déclare Michel Cluizel. « Selon le lieu de production, elles donneront un goût particulier au chocolat, c’est comme le vin, plaisante Michel Cluizel, le chocolat fabriqué avec des fèves qui nous viennent de notre producteur de Saint Domingue, libère des notes de bois de réglisse, de fruits rouges et d’olives vertes. » Une fois sélectionnées, les fèves sont torréfiées puis concassées. On obtient alors la grué de cacao que l’on broie pour avoir la pâte de cacao, l’ingrédient de base pour la fabrication du chocolat.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2010/11/01/article_michel-cluizel-est-cacaofevier-metier-cl.shtml


MATY a choisi également de rester dans sa ville natale : Besançon. Fonde en 1951 par Gérard Mantion (il a 24 ans l’époque). Depuis un petit local de la rue Jeanneney de Besançon, il lance avec son épouse un premier catalogue présentant 12 modèles de montres pour hommes et femmes. Maty se fait connaître grâce des petites annonces passes dans Le Chasseur français. 60 ans, MATY conserve sa position de leader sur son segment et va renforcer son réseau de boutiques physiques. Avec Laurent Maucort, DG de MATY.

Activité : Vente de bijoux à distance – leader français

Date de création : 1951

Siège social : Besançon

Chiffre d’affaires 2010 : 95 millions d’euros

Fondateur : Gérard Mantion

Effectifs : 490 personnes au siège social – 800 au total

3700 modèles de bijoux, dont 800 nouvelles références chaque saison.

Maty utilise jusqu’à 2 tonnes d’or par an pour ses fabrications.

Canaux de distribution :

- VPC (catalogue tiré à 1 million d’exemplaires)

- Magasins (22 magasins en France. Très grande boutique place de l’Opéra à Paris. 50 d’ici 3 ans)

- Site internet de Maty

Panier moyen : 150 euros

2 millions de clients

Plus de 7 000 commandes envoyées par jour

En 1951, le franc-comtois Gérard Mantion, alors âgé de 24 ans, a une idée originale pour l’époque : vendre des montres par correspondance aux particuliers. Depuis un petit local de la rue Jeanneney de la ville horlogère de Besançon, il lance avec son épouse un premier catalogue présentant 12 modèles de montres pour hommes et femmes. Maty se fait connaître grâce à des petites annonces passées dans Le Chasseur français.

Maty est la partie commerciale (VPC et distribution en bijouterie) de la holding GEMAFI. Le groupe comporte notamment :

- une filiale de fabrication, la SFM (Société de fabrication Maty),

- une filiale spécialisée dans l’impression et le routage (GEM Services),

- une filiale gérant cinq bijouteries implantées dans la capitale (Les Comptoirs de Paris).

Maty cherche aujourd’hui à renforcer son réseau physique (aujourd’hui surtout présent dans les régions du Nord et de l’Est) pour progressivement couvrir tout le territoire.

Au programme sam 18 (22H) et dim 19 juin (15H) – Uniquement à la radio

Direction Damville, dans l’Eure o se trouve toujours le chocolatier Michel Cluizel. L’entreprise fonde en 1948 dans un garage vend aujourd’hui ses chocolats d’exception partout dans le monde. Avec Eric de Biase, directeur commercial et marketing.

MATY a choisi également de rester dans sa ville natale : Besançon. Fonde en 1951 par Gérard Mantion (il a 24 ans l’poque). Depuis un petit local de la rue Jeanneney de Besançon, il lance avec son épouse un premier catalogue présentant 12 modèles de montres pour hommes et femmes. Maty se fait connaitre grâce des petites annonces passes dans Le Chasseur français. 60 ans, MATY conserve sa position de leader sur son segment et va renforcer son réseau de boutiques physiques. Avec Laurent Maucort, DG de MATY

Dossier : les entreprises spécialisées dans les biotechnologies.

- Jean-Paul Fèvre, président de Plant Advanced Technologies Pat, base Vandoeuvre lès Nancy et qui a développé la première « Plante à traire » ainsi que Pat Friday qui permet de produire des protéines thérapeutiques via des plantes carnivores génétiquement modifies !
- Olivier Berthélemy, président fondateur de Deenox, TPE qui emploie deux personnes implante Orsay qui a créé un complément alimentaire « anti gueule de bois » !
Avec Carine Guicheteau, rédactrice en chef de Chefs d’Entreprise Magazine

Paris Business Club : Mer 15/6 Et si les femmes changeaient le monde ?

Les femmes dirigeantes des pays émergents : un exemple à suivre ?

Avec :

Virginie Martin,  Sociologue / Politologue

Aurélie Salvaire, Ashoka, responsable Cluster Femmes

Mary Bonneaud, Déléguée générale de la fondation L’Occitane

Bin Gao-Launier, Adjoint BSD Asia-Pacific Chargée de mission Chine du groupe Axa

Paris Business Club : l’Entrepreneur ce héros

Entreprendre en France : un acte d’héroïsme ?

Nicolas Doucerain, se souviendra longtemps du lundi 15 septembre 2008…

A des milliers de kilomètres d’Issy les Moulineaux, en région parisienne, la banque Lehman Brothers, s’effondre…

Quelques heures plus tard, cette crise de la finance mondiale éclabousse l’économie réelle y compris la petite entreprise SOLIC que vous dirige Nicolas Doucerain,

Son entreprise connaît, quelques heures seulement après la chute de la banque, une première annulation de contrat… Et tout s’enchaine ensuite très vite jusqu’au dépôt de bilan, redressement judiciaire et la résurrection de l’entreprise.

Mais tous ses efforts, pour sauver ce qui pouvait l’être et surtout recréer des emplois a un Prix ! Prix  lourd à payer pour l’entrepreneur.

Durant toute cette période, il ne s’est pas payé !

Une fois l’entreprise sauvée, il est à titre personnel inscrit à la Banque de France et ne peut donc plus avoir un crédit ou une aide. Le Kbis de l’entreprise est marqué, comme un casier judiciaire, de ses « relations » avec la justice, lors du redressement judiciaire. Avec un tel Kbis, allez donc répondre à un appel d’offre !

3 peines pour avoir sauver une entreprise : l’entreprise elle même et les années d’efforts pour la construire qui s’effondrent à cause de  l’irresponsabilité des « prodiges » de la finance, le « marquage » du gérant à la Banque de France et l’indication sur son Kbis de cette histoire, le pénalisant davantage.

Nos « faiseurs » de loi savent-ils ce qu’est une entreprise ? Permettez-moi d’en douter.

Business Club de France, Spécial Nantes le week-end des 11 & 12 juin: Materiel.net et Guillouard

Retrouvez le podcast ici

Nantes est à la une cette semaine au Business Club de France ! On y écoute BFM Business sur le 107.2. Nous irons à la rencontre d’une jeune entreprise qui, 12 ans après sa création, s’apprête à franchir le chiffre symbolique des 100 millions euros de chiffre d’affaires. Son jeune président, Jean-Philippe Fleury, 34 ans, est avec nous.

Materiel.net a été créé en 1999 par Jean-Philippe Fleury, alors qu’il n’était encore qu’étudiant. Pour lancer son agence de création de sites internet d’entreprises, Domisys, ce passionné d’informatique crée un site vitrine, dans le but de montrer un exemple de site de e-commerce. Il lui donne le nom tout simple de matériel.net. Il reçoit alors contre toute attente ses premières commandes. Il décide donc de les honorer, et c’est à ce moment là que la saga Materiel.net commence.

 

L’entreprise a été créée avec un capital très faible 50 000 FF (7500 euros). Il a donc fallu être débrouillard, inventif, courageux, motivé. Puis un client satisfait en amène plusieurs autres, notre succès est venu de cet effet boule de neige.

Vous ne faites pas de pub ? Or, la concurrence est féroce ?

C’est notre positionnement haut de gamme, et la grande qualité de notre service au client qui fait la différence.

30 000 fans sur Facebook c’est énorme !

Tout à fait, ça montre l’attachement des clients à l’enseigne. L’obsession quotidienne de toute l’équipe est de ne pas décevoir le client, d’être au niveau de ce que moi j’attendrais en commandant sur un site internet.

L’autre différence, c’est aussi vos agences ?

L’objectif est de se rapprocher de nos clients. On vend des produits extrêmement complexes, qui impliquent un support important. Les clients peuvent donc appeler sur la hotline, envoyer des mails ou se déplacer à agence.

Et vous avez créé votre propre marque de PC made in France ?

Tout à fait, l’objectif étant de répondre parfaitement aux besoins de nos clients, et de leur apporter la solution.

Quels sont vos projets ?

Ils sont très nombreux ! Nous avons encore beaucoup à faire pour enrichir notre service, par exemple prendre la main sur les ordinateurs pour les dépanner, et pourquoi pas intervenir sur site, sans que le client ait besoin de renvoyer son matériel.

Cette nouvelle offre pourrait se faire par le rachat d’une entreprise de services par exemple ?

Oui, par un partenariat, ou bien déjà par le fait de pouvoir prendre la main à distance, depuis nos bureaux.

D’autre part, on aimerait aussi étendre notre zone géographique de distribution. Pour l’instant on dessert la France métropolitaine, les DOM TOM et la Belgique, mais on aimerait aller plus loin.

Et enfin, aujourd’hui nous sommes une entreprise B to C mais nous avons beaucoup d’atouts pour aller chercher une clientèle professionnelle, de par notre réseau d’agences.

MATERIEL.NET en chiffres

 

Siège social : Nantes (plus précisément Grandchamp des Fontaines)

Chiffre d’affaires 2010 95 millions d’euros de chiffre d’affaires en (20 % de croissance). L’entreprise passera la barre des 100 millions en 2011.

Effectifs : 178 salariés et 30 créations de postes prévues en 2011

10 000 références

Plus de 800 000 clients

 

MATERIEL.NET en dates 

 

1999 : Création de Materiel.net par Jean-Philippe Fleury, alors qu’il n’était encore qu’étudiant.

Mi 2000 : premiers locaux à Nantes et premiers recrutements

2008 : Déménagement du siège à Grandchamps des Fontaines (8.000 m2 de l’entrepôt + extension possible de 12.000 m²)

De mars 2006 à fin 2010 : ouverture successives de 11 agences sur le territoire.

2011 : ouverture de 2 agences prévue dans le courant de l’année.

Autres sources d’information sur Matériel.net

http://www.e-commercant.com/2011/01/11/interview-jean-philippe-fleury-materiel-net/

http://www.capitaine-commerce.com/2011/03/16/27726-interview-de-createur-jean-philippe-fleury-de-materiel-net/

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On reste à Nantes, avec Guillouard, qui fête ses 100 ans. Eric Sirvin, vous êtes le président de Guillouard et Nogent 3 étoiles. Quels sont vos produits exactement ?

Nous fabriquons depuis 1911 des produits métalliques (presse-légumes, arrosoirs, mangeoires, bouilleurs), qui subissent un traitement de surface : l’étamage à chaud (bain d’étain) ou la galvanisation à chaud (bain de zinc). Ces procédés donnent de la brillance aux produits, et la galvanisation rend le produit étanche, le protège de la rouille, et rigidifie le produit.

Dans les années 70, le développement des produits plastiques, qui envahissent le marché, met l’entreprise en difficulté. Elle va jusqu’à la liquidation judiciaire en 1979, et en 1980 la famille Sirvin prend les commandes de l’entreprise. En 1985, vous y ajoutez la coutellerie Nogent 3 étoiles, dans quel but ?

Le but était d’intégrer la force de vente de l’entreprise. Auparavant, nous faisions appel à des multicartes, et nous cherchions une entreprise d’un secteur similaire, pour supporter les frais fixes commerciaux.

Nous sommes depuis 1924 sur île Beaulieu, c’est-à-dire dans le centre-ville de Nantes, ce qui implique que nous faisions très attention à l’environnement : on est arrivés au stade du rejet zéro, c’est-à-dire que nous ne rejetons aucune eau de process.

Votre produit phare, la lampe tempête a beaucoup de succès en Afrique. Pourquoi ?

Tout d’abord car c’est un produit de première nécessité, et parce que dans certains pays, elle fait partie de la dot de la mariée : il en faut 2, et pas des lampes chinoises ou allemandes, mais la Luciole de chez Guillouard ! C’est un produit de qualité, 10 fois plus cher que les lampes chinoises, mais qui ne s’éteint pas au moindre coup de vent !

En France, nos clients l’achètent pour mettre sur leur terrasse en été (on peut y ajouter de l’huile de citronnelle pour éloigner les moustiques), et parce que c’est un produit décoratif.

Pour les 100 ans de Guillouard, nous avons lancé une série limitée à 1000 exemplaires, de couleur orange.

91% de nos produits sont made in France. Sur les 75 personnes qui travaillent sur l’île Beaulieu, beaucoup sont là depuis 30 à 40 ans. Forcément, nos produits sont plus chers que ceux des concurrents étrangers, nous sommes donc obligés de proposer des produits de qualité.

Quels sont vos projets ?

Nous fabriquons des produits intemporels : passe légume, abreuvoirs, seaux, mangeoires ; et à côté, nous voulons innover en amenant de nouveaux produits. Par exemple, on a créé une râpe à légumes en plastique il y a environ un an, avec un système de rangement des trois grilles, ce qui permet de les avoir sous la main et non pas de les chercher dans son tiroir. Nous avons aussi mis au point plusieurs ustensiles multifonctions. Enfin, notre bouilleur va évoluer pour devenir électrique.

GUILLOUARD EN CHIFFRES

Chiffre d’affaires 2010 : 5,8 millions d’euros dont 4,4 millions en France

Distribution :

 

- 2/3 France : 2/3 en grande distribution, 1/3 via détaillants

- 1/3 étranger : Afrique noire francophone (lampes tempêtes principalement), DomTom, Japon, Belgique, Pays Bas, Suisse.

 

 

Production en 2010 :

- 110 000 passe légumes en plastique

- 70 000 passe légumes en métal

- 80 000 lampes tempête

Historique

 

Création en 1911 par les frères Guillouard

Dans les années 1970 l’entreprise supporte mal l’arrivée du plastique et connaît des difficultés

1979 L’entreprise est mise en liquidation judiciaire

1981 Elle est reprise par Jean-François Sirvin

1983 Achat de la première presse à injecter pour les produits en plastique

1985 Jean-François Sirvin reprend la coutellerie Nogent *** afin de pouvoir commercialiser l’ensemble de ses produits par une force de vente intégrée.

 

Le saviez-vous ?

Guillouard est la seule entreprise française fabricant des ustensiles en acier étamé. Donc on a tous des accessoires de chez Guillouard chez nous sans le savoir.

www.materiel.net

www.guillouard.com

• L’essentiel de l’émission du Business Club de France des 4 & 5 juin

Podcast ici

Direction Strasbourg où l’entreprise BioStick a mis au point le carnet de santé électronique. L’occasion d’aborder les nouvelles solutions technologiques au service de la santé, avec Michel Hahn. D’où est parti le concept ?

 

Il est venu du constat que peu de gens sont en mesure de communiquer leur historique médical dans les situations d’urgence, alors que ces informations peuvent bien sûr sauver des vies. Le produit s’adresse en priorité aux personnes atteintes d’allergies, d’hypertension, de diabète, aux transplantés, etc.

Notre application permet de réaliser un dossier médical international (lisible en 7 langues). On la télécharge sur son ordi, on choisit les onglets qui nous concernent (l’état des vaccinations, groupe sanguin, antécédents médicaux, allergies et contre-indications médicamenteuses, etc.). Pour éviter le risque de piratage et le vol de données, la saisie des informations et leur consultation se font hors connexion. On enregistre ensuite le carnet de santé dématérialisé sur son téléphone portable. Pour le consulter, on a donc pas besoin d’accès à internet ou à un serveur, ce qui est très important dans les pays émergents.

Je trouve qu’en France, contrairement aux pays anglo-saxons, on infantilise le patient, on le laisse dans l’ignorance, en le soumettant à un système de santé dont il sait très peu.

Les assurances et les assisteurs, sont les deux segments de la vie économique les plus concernés pour accompagner le patient à adhérer à ce type de protection.

Votre produit a été un peu mal perçu, trop en avance sur son temps peut-être ?

En fait, les assureurs ont voulu fabriquer leur propre outil. Or, onsait que l’historique de santé est un facteur augmentatif des tarifs d’assurance. La mise en place de l’outil a donc été un échec total pour les assureurs, qui encourageaient leurs clients à mettre leurs données de santé en ligne. Notre solution fonctionne en toute autonomie, elle est déconnectée d’internet. Le tarif est d’un euro HT.

Aujourd’hui, vous recherchez de nouveaux partenaires pour installer cette application ?

Oui, nous allons la proposer aux chefs d’entreprise, qui pourront la fournir à leurs employés, et ainsi

améliorer leur sécurité en matière de santé.

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Partons maintenant à Thiers, berceau de la coutellerie depuis 6 siècles, pour découvrir l’entreprise familiale Déglon, qui fabrique des couteaux depuis 90 ans! Thierry Déglon, président et maire de Thiers.

Quelle est la spécificité des couteaux Déglon ?

Nos couteaux sont destinés aux métiers de bouche : cuisiniers, pâtissiers, poissonniers. Nous les commercialisons aussi dans des boutiques comme le BHV, le Bon Marché et certaines boutiques culinaires.

Quelle a été la recette pour perdurer ?

Notre leitmotiv est l’innovation. Il faut être différent, si on veut résister. Il faut donc trouver des axes de différenciation : les matériaux du manche, de la lame, l’acier. Et aussi se protéger : par des brevets, des noms de modèle, des marques.

Localement, nous avons aussi créé le label « Esprit de Thiers » : font l’objet d’un contrôle technique sur qualité et territorialité. Pr lutter contrefaçon.

Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Garder notre indépendance, rester une entreprise à taille humaine (nous n’avons pas d’objectif de racheter d’autres entreprises), et de continuer à fabriquer des produits durables.

L’industrie coutelière a connu une évolution importante depuis 50 ans, avec tout d’abord l’arrivée des manches en plastique, ce qui a considérablement réduit le nombre d’employés dans les usines (injecter directement un manche en plastique sur une lame prend beaucoup moins de temps que de fabriquer une manche en bois), puis la mécanisation. Et récemment, elle a subi le contrecoup de la mondialisation, avec des concurrents ayant des coûts de production 6 à 7 fois inférieurs.

DEGLON EN CHIFFRES

Date de création : 1921 – entreprise familiale 

 

Chiffre d’affaires 2010 : 4,12 millions d’euros (80 % en France, 20 % à l’export)

Dirigeant : Thierry Déglon, petit fils du fondateur Jean Déglon. Il est aussi maire de Thiers.

Distribution :

80% aux professionnels des métiers de bouche (leader du marché), 20 % au grand public

650 points de vente en France

International :

Présence dans 40 pays

Exporte plus de 20% de sa production

 

Effectifs : 35 (en majorité des ouvriers spécialisés)

 

DATES CLÉS

• 1995 : Doublement de la superficie du site de production

• 1997 : Rachat de la société Cathonnet, devenue Albert de Thiers

• 2008 : Lancement du couteau Meeting

Lors de la 5ème Edition de la Bourse de la Création Coutellière dédiée aux étudiants designers, Déglon a fait le choix d’accompagner Mia Schmallenbach, jeune étudiante à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de Belgique dans la création d’une panoplie de cuisine. Il a fallu

plus de 150 heures de travail pour réaliser le prototype, pièce unique reflétant parfaitement ce concept qui se voit propulsé à la première place de ce concours. Véritable prouesse technologique et esthétique, ce bloc de couteaux emboités sublime l’idée originelle du couteau et lui donne une autre dimension, devenant « objet culturel et artistique »

 

PRODUITS

• 1 million de pièces produites par an

+ de 500 références

ACTUALITÉ

A l’occasion de ses 90 ans, Déglon propose un set exclusif de 3

couteaux en édition limitée. Une pièce unique avec un support gainé d’alligator camel a été imaginée pour célébrer cet anniversaire exceptionnel. Deux autres versions avec socle en cuir pleine fleur rouge ou bleu.

UNE TECHNIQUE DE RECYCLAGE UNIQUE

Depuis 2006, conception en interne d’un système unique en son genre de capture et recyclage des boues d’émouture. Récupérées dans un « big bag» de 700kg, ces boues sont enlevées et retraitées tous les mois par un organisme certifié. Chaque année, Déglon collecte ainsi plus de 7 tonnes de boues et recycle jusqu’à 3 000 litres de liquides (eau et huile soluble).

Et bientôt, des conditionnements simplifiés vont être mis en place pour diminuer les coûts et respecter davantage l’environnement.

www.carnet-sante.com

www.deglon.fr

• Au programme de Business Club de France : samedi 4 juin à 22H et dimanche 5 juin à 15h

Direction Strasbourg où une entreprise BioStick a mis au point le carnet de santé électronique (www.carnet-sante.com). L’occasion d’aborder les nouvelles solutions technologiques au service de la santé… avec Michel Hahn

Nous irons également à Thiers, berceau de la coutellerie depuis plusieurs pour découvrir l’entreprise familiale Déglon, qui fabrique des couteaux depuis 90 ans ! Avec Thierry Déglon, président et maire de Thiers.

Notre dossier est consacré aux entreprises qui produisent 100% en France. Avec :

Franck Rizzin dirigeant de NP Créations, le dernier fabricant de parasol en France et Laurent Monne de Kanopi, qui fabrique des chapeaux.

Avec la participation de Carine Guicheteau, rédactrice en chef de Chefs d’Entreprise Magazine.