Les rachats d’entreprises françaises par des groupes étrangers ont bondi de 32% en 2014

Les rachats d’entreprises françaises par des groupes étrangers ont bondi de 32% en 2014

→474 sociétés hexagonales ont été la cible de fusions/acquisitions l’an dernier, selon des chiffres BVDInfo, révélés en exclusivité par le JDN

argent Avec le retour de la croissance mondiale et des financements facilités par les banques centrales, les entreprises françaises, pour certaines fragilisées, ont été des cibles de choix pour les investissements étrangers en 2014. Ces fusions/acquisitions, qui portent sur tout ou partie du capital, sont répertoriées et compilées par le service Zephyr de BVDInfo.

 Voici les principaux enseignements de cette étude :

>> 474 entreprises françaises ont fait l’objet d’une fusion/acquisition complétée en 2014

>> Soit une croissance de 32% par rapport à 2013

>> Il faut remonter à 2008 pour trouver un chiffre supérieur

>> Les groupes américains sont les plus friands de sociétés françaises : 156 achats
complétés ou annoncés l’an dernier (+27% sur un an)
>> Les fusions/acquisitions de la part de groupes britanniques explosent : +66% pour
atteindre 126 opérations complétées ou annoncées

>> La Grande-Bretagne pèse pour 40% de la hausse des opérations complétées ou
annoncées, ce qui en fait la première responsable

>> Les trois secteurs d’activité les plus visés sont, dans l’ordre : les services, l’équipement
et la distribution

>> 30% des opérations portent sur des montants supérieurs à 25 millions d’euros

Achats d'entreprises françaises

 

Les employés pas assez vigilants face aux cyberattaques

10422082_1056329881061276_7652691757901788327_nDans notre dossier Cybersécurité : le point sur les nouvelles attaques, les risques et les moyens de se protéger. Rémy Février, expert en cybercriminalité a évoqué à plusieurs reprises les comportements à risques des employés dans les entreprises.

Podcast de l’émission : Business Club de France : la cyber-sécurité 

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Une nouvelle enquête mondiale vient confirmer cette information. Elle est publié par le journal du Geek. (Article complet ICI)

Extraits : 

C’est une enquête mondiale commandée par Blue Coat, mais si, cette société américaine de sécurité en ligne, qualifiée d’« ennemis d’internet » par Reporters sans frontières, comme le rappelle justement Rue89 dans un article consacré à la Loi Renseignement, et réalisée sur 1580 personnes dans 11 pays.

Les résultats de l’étude révèlent que, bien que conscients des dangers pour eux-mêmes et leur entreprise, notamment grâce à des campagnes de sensibilisation de plus en plus présentes au sein des firmes, les employés conservent un comportement à risque et une vigilance en sommeil face aux multiples menaces informatiques auxquelles ils peuvent faire face sur leur lieu de travail.
Données personnelles et/ou confidentielles, mais aussi stratégiques pour l’entreprise sont en jeu.

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Mako moulages renaît de ses cendres ! C’est au prochain Business Club

Dans le prochain Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 23/5/2015 à 7h et dimanche 24/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1 & 2 : MANAGEMENT COLLABORATIF: les nouvelles tendances, les bonnes pratiques, les conseils de nos experts

Talk 3 : MAKO MOULAGES se remet au goût du jour!

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de mauvaise exécution d’une prestation commandée?

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TALK 3 – MAKO MOULAGES, avec Agnès Beuchet, présidente

agnes beuchetVous souvenez-vous des moulages Mako, qui ont peuplé les enfances des années 70 et 80? Créée dans les années 1963 par Roland Schwartz, la marque avait disparu dans les années 1990 (rachetée par Nathan puis Ravensburger), elle revient aujourd’hui sur le devant de la scène, à l’initiative d’une entrepreneure nantaise, mère de famille: Agnès Beuchet. « J’avais envie d’entreprendre depuis un moment. Je ne m’amusais plus dans mon travail. Il me manquait l’idée. » dit-elle. Après 1 an, les signaux sont au vert avec plus de 30 000 boîtes vendues à ce jour. Tant qu’à faire, le concept a été modernisé, avec un plâtre de meilleure qualité, des sachets refermables, et des personnages correspondant aux goûts des enfants d’aujourd’hui.

DANS LES ANNÉES 80…

DANS LE PARISIEN

Grâce à elle, Mako Moulages revient

Vingt ans après la disparition des boîtes Mako Moulages des rayons de jeux, une maman parisienne relance la marque fétiche des enfants créatifs des années 1970. Et elle s’annonce déjà comme un must de Noël.

Souvenez-vous. L’odeur doucereuse du latex, la poudre de plâtre éparpillée sur la toile cirée… Ces Superman maladroitement bariolés, ces Blanche-Neige aux têtes fragiles qu’on extirpait du moule après avoir trépigné une demi-heure dans la cuisine… C’était l’occupation créative des samedis pluvieux et des mercredis entre enfants moulés dans des sous-pulls en polyester. Ils sont aujourd’hui parents et seront les premiers à accueillir la nouvelle avec des « aaah » : Mako Moulages revient !

Et si ce jeu mythique — créé en 1970 et disparu progressivement dans les années 1980 — promet d’être l’un des buzz de Noël, c’est précisément grâce à une de ces gamines, devenue mère. Agnès Beuchet a 38 ans et un souvenir très précis de sa période Mako Moulages : la boîte rouge, chez son père, dans le sous-sol aménagé en salle de jeu. Elle moulait et peignait de magnifiques Mickey. « C’était en 1979 ou 1980. » La jeune femme n’en dira pas plus : en achetant il y a un an la marque Mako, engloutie par Nathan puis Ravensburger et qui était « tombée en déchéance », elle s’est engagée à ne faire aucune promotion du passé. Pas facile quand on relance un jeu qui fait briller les yeux des plus de 30 ans. Mais cette maman de trois petits garçons n’en est pas à un défi près, puisque ce pari l’occupe sans discontinuer depuis deux ans…

Le déclic ? « Je travaillais dans une agence de marketing qui m’avait demandé de faire une recherche sur les marques intemporelles. explique-t-elle. Je suis tombée par hasard sur des forums Internet où des dizaines de nostalgiques se demandaient ce qu’était devenu Mako Moulages. Il y avait tellement d’émotion dans ces messages : Ça me rappelle chez ma grand-mère, J’en avais plein sur ma cheminée !… C’était très touchant, ça a fait écho en moi ! » Elle porte à ses lèvres une tasse psychédélique tout droit sortie des années 1970. « Je crois beaucoup à tout ce qu’on a fait dans le passé, dans le design, l’automobile. Je me suis dit que ce serait une super idée de relancer ce jeu-là ! »

Evidemment, on ne recrée pas toute une chaîne industrielle en un jour. Agnès a dû se frotter aux archives des chambres de commerce, aux « business plans », au regard encourageant mais surpris de son mari. Quitter, surtout, la sécurité de son job pour devenir « madame la PDG » et partir en quête des fournisseurs pour reconstituer le contenu de la fameuse boîte Mako Moulages. A commencer par le latex, sans lequel les moules ne seraient pas ! « Ça, c’est la plus belle partie de l’histoire, sourit-elle. J’ai recherché la société qui avait racheté Torti, le fabriquant de l’époque. Et je suis tombée sur une petite boîte dans l’Allier qui fabriquait des coussins anti-esquarre ! Elle était au bord du dépôt de bilan. Ma banque n’était pas chaude, mais j’ai eu envie de leur faire confiance… Et ils sont sortis de redressement judiciaire grâce aux moules ! »

Le plâtre, elle est allée le chercher à Carpentras, le sachet — refermable cette fois — dans le Nord, la peinture — lavable et plus écolo qu’en 1970 — dans l’Indre-et-Loire. Il n’y a guère que la boîte qui soit fabriquée en Italie. Madame la PDG est donc assez fière et tremblante au moment où les premières 40 000 boîtes Mako Moulages s’acheminent en direction des magasins de jouets. Elles sont désormais bleues et habilement relookées pour satisfaire aux obligations du contrat. Mais on y retrouve le petit lémurien, mascotte de la marque. Et si Disney est abandonné au profit de thématiques plus neutres (la ferme, l’écurie, la savane, la crèche…), il y a quand même une licence dans cette nouvelle collection : les Schtroumpfs, qui furent les stars d’Antenne 2 dans les années 1980… Et que les petits retrouvent aujourd’hui tous les matins sur Gulli. « Il faut que ça touche les deux générations, que ça les réunisse pour tatouiller ensemble, sourit Agnès. Mais la nostalgie n’aura qu’un temps et j’espère que les enfants, eux, vont trouver ça hyper actuel ! » (Article complet: Le Parisien)

LES CHIFFRES CLÉS

Date de création: 2013

CA: le premier exercice est bouclé et le CA est de 320 000 euros.  Environ 35000 boîtes vendues.

Les signaux pour 2015 sont au vert avec évaluation de sale-out (sortie de caisse) à date dans les 30 000 unités *en tête les figurines des licences super heros*

Effectif: des salariés chez « une dizaine de fournisseurs » (nombre d’emplois indirects difficile à déterminer)

Une étude de marché administrée sur un échantillon de 350 personnes en France, en octobre 2013 (75% de femmes, 80% de 31-45 ans), confirme une formidable cote d’amour de 78%.

Prix: de 19,90 € à 29,90 € dans les magasins de jouets.

LES PARTENAIRES

Les moules en latex rouge – Haute-Loire –

Passionné de latex et de moulages plâtre, Christophe Testud, le PDG réalise lui-même l’ensemble des outils de production. Son associé, Michel Chanson, rachète en 83 les entreprises Torti, qui fabriquaient les fameux moules rouges mako à l’époque.

Lorsqu’Agnès Beuchet va les voir pour relancer la fabrication, l’entreprise -Ligertex- traverse une crise et va cesser de produire. La rencontre et le projet de renaissance de la marque mako moulages lui donne un second souffle ! C’est reparti pour la production des figurines en latex, alias « le mako » pour ces partenaires de la première heure.

Le plâtre – Vaucluse –

Il est fourni par une entreprise artisanale, connue pour le plâtre de grande qualité, blanc et très performant qu’elle propose. Par rapport au plâtre d’origine, le plâtre mako 2014 ne fait pas de bulles lorsqu’on le mélange et est particulièrement résistant : une fois démoulées, les figurines résistent même aux chutes.

Les sachets – Yonne –

C’est un partenaire spécialisé dans l’emballage alimentaire et beauté qui assure l’ensachage du plâtre. Avec une nouveauté DE TAILLE : des sachets zippés, que l’on peut refermer à loisir. Et qui tiennent debout, façon Doy pack.

La peinture et les pinceaux – Indre-et-Loire –

Le pinceau et les 6 petits pots de peinture que l’on trouve dans les boites proviennent d’une petite entreprise de 33 personnes, spécialiste français du loisir créatif et des activités manuelles.

Les éléments en papier et en carton – Nord –

Autre innovation pour ce re-lancement, les boites mako moulages intègrent dorénavant un décor de jeu pour mettre en scène les figurines. C’est un imprimeur du Nord, avec qui Agnès Beuchet travaille fidèlement depuis 15 ans, qui est en charge de ces décors ainsi que des notices de jeu. Seules les boites proviennent d’Italie.

Logistique – Dordogne –

C’est dans une usine à taille humaine que se pilotent l’assemblage, le stockage et la plateforme d’expédition des boites mako moulages. Sans oublier la cale thermoformée, qui permet de placer les différents éléments de chaque boite, fabriquée sur place. Entre les deux entrepreneurs, ce fût un coup de cœur professionnel.

Dossier spécial : Comment mieux travailler ensemble? C’est au prochain Business Club!

Dans le prochain Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 23/5/2015 à 7h et dimanche 24/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1 & 2 : MANAGEMENT COLLABORATIF: les nouvelles tendances, les bonnes pratiques, les conseils de nos experts

Talk 3 : MAKO MOULAGES se remet au goût du jour!

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de mauvaise exécution d’une prestation commandée?

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TALK 1 & 2 – DOSSIER MIEUX TRAVAILLER ENSEMBLE

Nos invités:

  • Valérie Rocoplan, fondatrice et coach pour Talentis et co-auteur du livre « Mixité, quand les hommes s’engagent » (Eyrolles)
  • Olivier Chambert-Loir, directeur associé Ose Consulting (branche consulting d’Arnava, cabinet de conseil en RH)

management collaboratifMoins de hiérarchie, plus de travail collaboratif, moins de présentéisme, plus de télétravail, moins de contraintes, plus de mixité… De nouvelles formes de collaboration et de management sont mises en place aussi bien dans les start-ups que dans les grands groupes. Les entreprises sont-elles pour autant plus performantes ?

valerie rocoplan LES CONSEILS DE VALÉRIE ROCOPLAN

Le management collaboratif : 5 pistes pour se transformer

Le plus gros obstacle à la mise en place du management collaboratif n’est plus, comme on pourrait encore le croire, le manque d’envie des entrepreneurs à opter pour une démarche RSE mais plus l’idée de perdre la notion de « donneur d’ordres » qui pourrait, selon le point de vue, fragiliser la position du manager.

D’où l’intérêt du management collaboratif, qui vise à aplanir les hiérarchies et placer le manager au centre du processus de décision plutôt qu’au sommet. C’est également l’occasion de décloisonner l’organisation afin de faciliter les interactions et la complémentarité des collaborateurs. En partant de ces principes, instaurer le management collaboratif peut passer par les cinq étapes suivantes.

Faites confiance aux autres :

Démontrez à vos collaborateurs que vous avez confiance en eux et en leurs compétences. Renforcez votre image en les valorisant et faites-les ainsi adhérer à l’organisation et ses valeurs. Soyez aussi à l’écoute de leurs idées et leurs envies et soutenez-les dans des projets qui concernent l’entreprise, peu importe qu’ils réussissent ou non. Dans bien des cas, cela vous rapprochera d’eux.

Soyez authentique :

La confiance peut s’appliquer aussi à la transparence de l’organisation sur ses résultats, afin de favoriser la réactivité et l’efficacité des collaborateurs. Faites vous-même preuve d’authenticité pour influer sur votre image mais aussi l‘implication des membres de l’entreprise. En obtenant leur confiance vous éviterez de voir votre position remise en cause.

Faites preuve de souplesse :

Le management collaboratif reposant sur un groupe plus ou moins étendu de personnes, il faut pouvoir faire preuve de flexibilité. Par petits pas, remettez en cause certaines règles ou certains fonctionnements de l’organisation, agissez avec souplesse dans vos décisions. Passer au management collaboratif demandera un grand sens de l’adaptation de la part de chacun, donc d’être moins rigide !

Tous différents, tous complémentaires :

Vous le savez sûrement, mais tous les membres d’une équipe sont complémentaires. Dès lors, intégrez de manière cohérente dans les objectifs de l’entreprise les différences et atouts de chacun. Essayez aussi de réfléchir votre organisation sur un modèle transversal. Déconstruisez la hiérarchie classique et repensez-la de manière à assurer l’efficacité et l’interopérabilité de tous vos collaborateurs.

Développez la culture du feedback :

Souvent oubliés, relégués au second plan, ou mal interprétés, les feedbacks ou commentaires sont pourtant essentiels au travail d’équipe. Il est important pour une entreprise de faire vivre cette culture d’apprentissage et de remise en question à tous les niveaux de la hiérarchie. Elle se doit d’être spontanée et constructive.

L’ambiance toujours au beau fixe :

Morosité, tensions, grise mine : mettez ces termes au placard ! Le management collaboratif est une méthode positive qui assurera  l’adhésion du plus grand nombre et le maintien d’une bonne ambiance dans l’organisation. Créez un climat de travail agréable et l’aménagement de temps forts et de célébrations dans cette optique. Pourquoi ne pas commencer par célébrer cette décision et les bénéfices que vous en tirerez ?

Une question demeure : à quelle occasion mettre en place un tel système ? Il faut, dans la mesure du possible, que ce soit à un moment où ce qu’il apporte sera le plus profitable à l’organisation et où les changements qu’il provoquera ne lui nuiront pas. Pourquoi ne pas profiter du départ d’un membre de l’équipe, dont les compétences, les savoir-faire et l’expérience ne peuvent être remplacés à l’identique ? En se tournant vers le management collaboratif, l’organisation sera en mesure de pallier ce départ. Le début d’année est aussi une belle opportunité de mettre en place de nouvelles pratiques. Si jamais vous n’avez pas encore organisé de pot ou de repas du nouvel an, pourquoi ne pas aborder le sujet avec vos collaborateurs à cette occasion. Car, comme expliqué plus tôt, la convivialité doit naître et perdurer de cette nouvelle démarche !

Soyez un manager frugal : développer l’innovation ouverte

Dans cette « période post-crise » de nouveaux fonctionnements voient le jour pour mieux produire avec moins, faire mieux avec peu. L’innovation « Jugaad » ou « innovation frugale », et l’innovation ouverte ou « open innovation » s’inscrivent dans cette tendance. Il s’agit de trouver des solutions radicalement nouvelles, mais économes en matières premières, en énergie bref, peu coûteuses… mais très astucieuses et qui permettent d’instaurer des pratiques collaboratives nouvelles.

Impulsez une dynamique d’innovations nouvelles à vos équipes

Les managers et dirigeants n’ont plus le choix : l’innovation et la créativité se trouvent désormais à des endroits insoupçonnés. Sortir des sentiers battus et des codes préétablis est désormais une nécessité pour rester compétitifs et se réinventer. La bonne nouvelle ? Les idées et les talents sont partout ! Mieux mobiliser ses collaborateurs pour les engager sur des sujets transverses où leur créativité peut s’exprimer, c’est la notion même de frugalité. C’est aussi répondre à des attentes accrues en matière de mixité, de parité, de partage, d’entraide et de bien-être au travail. La raréfaction des ressources (humaines et matérielles) est l’occasion de développer l’agilité et la flexibilité de l’entreprise, de créer de la valeur différemment, en développant les processus de collaborations (externes, internes…) tels que l’innovation frugale dont le concept fait de plus en plus d’adeptes. 78% des entreprises européennes et américaines déclarent l’utiliser, souvent et depuis des années (étude sur « l’innovation » menée sur 2800 entreprises par l’Université  Fraunhofer-Gesellshaf). C’est une évolution de fond et durable.  La valeur est désormais générée par tous et pour tous. Managers, devenez frugal !

4 pistes pour développer l’innovation ouverte dans votre entreprise :

Soyez ouverts à la contrainte : nos environnements sont de plus en plus complexes, considérez-la comme une opportunité de défi et d’innovation.  Réinventez les pratiques pour mieux contourner les aléas quotidiens. Improvisez : n’ayez pas peur de sortir des process traditionnels et des business modèles.

Connectez et interrogez votre capacité à reprendre les innovations existantes dans d’autres industries. Il est important d’être spécifiques, mettez-vous à la place des clients et développez des solutions/des produits flexibles. La collaboration est essentielle : sollicitez vos équipes internes mais aussi vos clients et vos fournisseurs lorsque vous souhaitez développer une nouvelle solution ou un nouveau produit. N’hésitez pas à vous inspirer des startups en créant des partenariats par exemple.

Développez l’agilité de vos collaborateurs : instaurez des temps de veille intelligente hebdomadaires pour s’inspirer des nouvelles pratiques et des tendances (et faites les réfléchir « out of the box »). Libérez vos équipes afin de faire émerger leur créativité et leur capacité d’innovation.

Simplifiez : à chaque réunion par exemple, débutez par un tour de table sur ce qui peut être simplifié au quotidien. Modulez l’espace de travail pour faire interagir vos collaborateurs, sortez des fiches de poste, laissez les talents et les appétences individuelles s’imposer sur les projets/missions

LES CONSEILS D’OLIVIER CHAMBERT-LOIR

olivier chambert loirDe quoi parle-t-on quand on parle de « Mieux travailler ensemble » ? Le sujet est très vaste ! Voici la direction dans laquelle il m’intéresse de témoigner. En première approche, on est dans le champ de la recherche de performance collective : agilité (souplesse, réactivité, adaptation…), fluidité, créativité, cohésion, engagement, puissance…

Cela passe par la recherche d’une certaine harmonie entre les parties qui forment le collectif, c’est à dire une capacité à s’accorder, s’arranger, s’ajuster, en agissant simultanément, en « co-opérant ». Ce concept d’harmonie dans le collectif n’a rien à voir avec le consensus mou, ou le nivellement par le bas, ou encore une conception angélique et un peu niaise de la vie dans les organisations.

Il s’agit au contraire de tirer le meilleur parti de la diversité, en favorisant l’expression équilibrée et cohérente des différences, qui, se transcendant, vont constituer une nouvelle unité, une identité, une intelligence collective. Evidemment il y a des pré-requis et des facteurs favorables au bien travailler ensemble :

– la pertinence de l’assemblage des profils et compétences, en termes de compatibilité et de complémentarité, en regard de la mission à accomplir

– les systèmes et pratiques de mesure et de reconnaissance de la contribution/performance, qui doivent inciter à la coopération 

– les outils/ moyens pour travailler ensemble : organisation physique, outils partagés, circulation de l’information (grosse effervescence en ce moment sur l’organisation des espaces de travail, l’ergonomie, et surtout, digitalisation oblige, sur les outils de communication en temps réel, réseaux sociaux d’entreprise, plateformes collaboratives, …). C’est passionnant, certes; cependant, le coeur du sujet est à mon avis ailleurs. Cette recherche de performance et donc d’harmonie dans le travail du collectif, par delà les systèmes et les outils, nous ramène surtout à des choses fondamentales au sujet de l’Humain, qui sont d’ailleurs globalement indépendantes du secteur, du métier ou des missions de ce collectif.

Il s’agit d’une part de l’orientation et du cadre général donnés au « travailler ensemble » :

– Le sens donné à l’action, la vision, le projet commun, pour favoriser l’envie de travailler ensemble

– Le climat de confiance, les valeurs partagées, l’exemplarité du management, pour que le collectif et chacun de ses membres osent aller de l’avant

Il s’agit d’autre part de se pencher sérieusement sur l’intelligence collective, donc sur les relations et interactions à l’intérieur du collectif :

– Le dialogue, la confrontation constructive des points de vue, 

– La connaissance mutuelle et l’expérience partagée, le développement d’un langage commun

Au passage, il semble opportun, à l’heure de la digitalisation tous azimuts, d’affirmer ou réaffirmer que  la communication, c’est de l’Information ET de la Relation. Si la technologie permet d’une part d’optimiser/transformer la transmission et le traitement de l’information, d’autre part d’induire de nouveaux modes de relations, il est plus que jamais nécessaire que les collectifs prennent le temps de se retrouver, notamment physiquement, pour vivre des choses ensemble et accumuler de l’expérience.

—> Exemples de dispositifs de Développement Collectif

–   Démarches d’activation stratégique, consistant à mobiliser largement sur la vision/ le projet collectif pour créer de l’engagement

–    Programmes de diffusion/ partage de culture, permettant de véhiculer/ promouvoir des valeurs, postures et bonnes pratiques (« culture journeys » : pour tout le monde et/ou pour certaines strates de management)

–  Programmes d’amélioration de la connaissance / compréhension mutuelle : forums métiers, vis ma vie…

–    Démarches de coaching d’équipe,  dans divers contextes et avec divers objectifs possibles : optimisation, reconstruction, constitution, reconfiguration, alignement, créativité…

–    Opérations/ sessions de « médiation », au sens strict de règlement de conflit, ou au sens plus large de prévention du conflit et de facilitation du dialogue sur des sujets complexes :

– expertises et médiations de type RPS/ harcèlement au sein de petits collectifs, 

– rétablissement/ orchestration du dialogue à plus grande échelle entre populations, comme par exemple les ouvriers et les managers d’une même usine, 

– préparation de négociations entre une direction et les représentants des salariés, dans le cadre d’un dialogue social ouvert et constructif …

–    Animation de communautés, pour stimuler/ faire perdurer les échanges, le travail collaboratif au sein de « castes » ou « promotions » (niveaux hiérarchiques, potentiels, fonctions transverses, réseaux d’experts…)

–    Projets de développement organisationnel : mise en place de nouveaux modes de fonctionnement, plus agiles, plus autonomes, entre services/ métiers … (ex : méthodos agiles de développement informatique entre MOA et MOE, entreprise libérée…)

Dossier Cybersécurité: le point sur les nouvelles attaques, les risques et les moyens de se protéger. C’était au Business Club (podcast)

Dans le prochain Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 16/5/2015 à 7h et dimanche 17/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1 : CARNOMISE s’installe à l’aéroport de Beauvais

Talk 2 : AUDIOGAMING: de Toulouse à Hollywood, la jeune startup séduit les plus grands!

Talk 3 & 4 : DOSSIER CYBERSÉCURITÉ: qu’est-ce-qui a changé en 2014? A quoi s’attendre en 2015?

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TALK 3 & 4 – DOSSIER CYBERSÉCURITÉ, avec:

francoislavasteFrançois Lavaste, DG de Stormshield. STORMSHIELD (Arkoon et Netasq), est aujourd’hui une filiale d’Airbus Defence and Space  et acteur français de référence sur le marché de la cyber-sécurité. remyfevrierRémy Février, Maître de conférences au CNAM. Ancien Lieutenant-colonel de la Gendarmerie Nationale expert en Intelligence Economique et Sécurité des Systèmes d’Information, il enseigne également l’Intelligence Economique à l’Université ainsi qu’à l’ENA et l’ESSEC. Il est l’auteur de « Les collectivités territoriales face à la cybercriminalité » (2014) et de « Intelligence économique: un atout pour les collectivités » (2010) Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien:

STORMSHIELD c’est: 200 employés / 150 000 appliances installés / +2Mio d’agents déployés / 800 revendeurs / 40 pays

Stormshield a connu, en 2014, une croissance notable de son chiffre d’affaires (+15%). Stormshield propose tant en France qu’à l’international des solutions de sécurité de bout-en-bout innovantes pour protéger les réseaux (Stormshield Network Security), les postes de travail (Stormshield Endpoint Security) et les données (Stormshield Data Security).

L’éditeur français a investi en 2014 plus de 20% de son CA en R&D et poursuit en 2015 cette stratégie de conquête avec plusieurs recrutements planifiés. La société a consolidé son positionnement européen en ouvrant un bureau en Allemagne  et au Royaume-Uni et ambitionne également d’affirmer sa position sur le marché des grands comptes.

Le message de Stormshield aux entreprises est simple et honnête : Comme l’ensemble des acteurs du marché de la sécurité, Stormshield ne peut pas promettre à ses clients qu’ils ne connaîtront plus jamais d’attaques MAIS elle s’engage à détecter toutes nouvelles attaques le plus rapidement possible. 243 jours est le délai moyen pour détecter une attaque. Son objectif est de transformer ces 243 jours en 30 secondes !

TRIBUNE de FRANÇOIS LAVASTE

Cybersécurité : A quoi s’attendre?

Après une année 2014 où, sans surprise à vrai dire, de nombreuses cyber-attaques majeures ont été médiatisées, comme par exemple celles qui ont frappé Target ou Sony, ou encore des vulnérabilités informatiques révélées à grande échelle comme Heartbleed et Shellshock ; la sécurité informatique sera, sans aucun doute, à nouveau un sujet brûlant en 2015.

Il s’agit bien en effet, d’un contexte inédit, où, pour la première fois, la survie d’une entreprise est menacée par les hackers qui la prennent en otage: nous sommes passés d’un hacking crapuleux à un enjeu de société.

Mais qu’est-ce qui a changé en 2014 et à quoi s’attendre en 2015 ?

L’après « affaire Sony »: la cybersécurité, un sujet prioritaire

En 2015, la cybersécurité est enfin prise très au sérieux, au plus haut niveau. Les CEO, COO, RSSI, DSI et CIO risquent leurs postes. Les entreprises (grandes ou petites) jouent leur image, leur valorisation en bourse mais aussi leur survie. Les états jouent la stabilité de leurs économies, des institutions, et la compétitivité de leurs armées et des opérateurs d’importance vitale (OIV) qu’ils ont la responsabilité de protéger.

Plus que jamais, se protéger des cyber-criminels devient une priorité. Les entreprises se posent toutes impérativement la question « Et s’il nous arrivait la même chose qu’à Sony ? ». Cette affaire aux conséquences graves, qui a aussi un volet de politique internationale, a un impact important sur l’état d’esprit des dirigeants et leurs responsabilités en 2015. Aujourd’hui, ils prennent conscience du danger et savent qu’ils doivent agir pour ne pas être pris en otages. Il en va de la survie de leurs organisations.

L’objectif du « zéro défaut »

En matière de sécurité informatique, le constat 2015 est aussi qu’il n’existe plus aucun « refuge ». Dans un passé récent, certains systèmes d’exploitation, certains réseaux, certains terminaux mobiles étaient encore considérés comme «relativement sûrs ». Chacun sait désormais que hackers et cyber-criminels sont capables du pire, partout et quel que soit le système ciblé.

Par ailleurs, aujourd’hui, il ne suffit plus d’être « sécurisé à 90% ». L’objectif est d’élever encore plus le niveau de protection et de tendre vers le « zéro défaut » en matière de sécurité informatique et industrielle.

Ces décrets d’application qui vont changer la donne

En matière de sécurité informatique et industrielle, en Europe et en France, la pression législative s’intensifie et des réglementations importantes sont en train d’être mises en place. 2015 voit le passage d’un mode « recommandations, lignes directrices et sensibilisation » à un mode « obligations règlementaires ».

Par exemple en France, l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) s’engage, en effet, pour une cyber-défense ambitieuse avec la nouvelle Loi de Programmation Militaire, votée en 2013 par le Parlement et dont les décrets sont en cours d’élaboration. Elle va s’atteler à l’élaboration d’un cadre réglementaire que devront respecter les OIV. 

De la sécurité informatique à la sécurité industrielle

2015 est aussi l’année phare du passage d’une stratégie de cybersécurité, essentiellement orientée IT (Information Technology) jusqu’à présent, vers une stratégie plus globale, incluant l’OT (Operational Technology). Les frontières entre sécurité informatique et sécurité industrielle tendent, en effet, à disparaître.

La cybersécurité n’ayant pas été, ces dernières années, une préoccupation majeure pour le monde industriel, certaines installations présentent de nombreuses vulnérabilités. Comme dans l’informatique traditionnelle, il y a quelques décennies, les portes et les fenêtres sont aujourd’hui grandes ouvertes pour les hackers. Les attaques portées sur les systèmes industriels, les outils de production, les SCADA  et l’internet des objets, représentent des risques bien réels si les entreprises ne se tiennent pas prêtes et n’investissent pas davantage dans la protection de leurs réseaux industriels. L’apparition de concepts comme celui de « l’industrie 4.0 » doit impérativement s’accompagner d’une prise en compte des problématiques de cybersécurité dès les phases de designs initiaux des systèmes.

Le facteur humain, au cœur de la sécurité

Construire un système de sécurité fiable et compétitif dans le monde informatique d’aujourd’hui est un challenge extrêmement complexe. Il existe un large panel de logiciels, produits, solutions et services de sécurité qui remplissent des fonctions bien définies, mais leur utilisation n’assurera jamais à 100% l’invulnérabilité du système. Le point faible de toute stratégie est souvent le facteur humain. Celui-ci est, volontairement ou non, très souvent responsable du « succès » des attaques et peut réduire à néant les efforts passés à l’élaboration d’un système de sécurité fiable et résistant. Les utilisateurs sont les maillons essentiels de la chaîne de protection des actifs des entreprises et sont remis au cœur de la stratégie de sécurité. Ils doivent être sensibilisés aux règles d’hygiène informatique, à la discipline de suivi des processus et formés pour devenir des contributeurs actifs de la sécurité de leur entreprise.

RÉMY FÉVRIER

Quel regard portez-vous sur l’appropriation du numérique par les entreprises françaises ?

De manière globale, les entreprises françaises se sont appropriées les TIC et en ont fait un levier de création de valeur, notamment par la mise en place d’ERP et de portails Internet performants. Toutefois, cette évolution s’est le plus souvent traduite par une recherche d’efficacité optimale sans se préoccuper outre mesure de la sécurisation des données afférentes, qu’elles soient liées à des traitements internes (paie, comptabilité, R&D…) ou externes (fichiers clients, prospects, portail Internet…).
Quels sont les risques, pour les entreprises, d’une mauvaise sécurisation de leur système d’information ?
Le risque est majeur et peut même constituer une menace pour la pérennité de l’entreprise. Ainsi, une entreprise qui ne sécurise pas ses flux de données ou qui ne dispose pas d’une sauvegarde régulière « hors site » du contenu de ses serveurs peut rencontrer de gros problèmes. D’autant qu’en cas de perte ou de vol d’informations à caractère personnel, les dirigeants et les managers pourront voir leur responsabilité personnelle mise en cause, y compris si l’entreprise dispose d’un DSI. Trop d’entreprises sont atteintes de ce que j’appelle le « syndrome de la dernière ligne du tableur », c’est-à-dire une tendance à se focaliser sur les coûts induit par la sécurisation d’un système d’information, au sans tenir compte du fait qu’une absence de précautions sera encore beaucoup plus coûteuse, à terme, pour l’entreprise. Ce genre de raisonnement peut s’avérer extrêmement préjudiciable, à moyen terme.
Dans les ouvrages que vous avez publiés, vous insistez sur le fait que le principal risque, en matière de sécurité informatique, réside dans l’absence de précautions des utilisateurs : pouvez-vous nous en dire plus ?
Effectivement, en tant qu’ancien officier de gendarmerie d’active spécialiste du domaine, il m’est loisible de vous dire que les principales précautions à prendre sont autant d’ordres humain que matériel. En effet, la grande majorité des risques numériques trouvent leur source dans une absence de précautions relativement à l’utilisation des outils informatiques mis à disposition des managers et salariés.
Les entreprises prennent-elles conscience des enjeux et des risques ?
Malheureusement, cette prise de conscience que les pouvoirs publics appellent de leurs vœux est encore très faible parmi les dirigeants et managers français. On assiste néanmoins à un regain d’intérêt pour le sujet depuis l’émergence, sur l’agenda médiatique, de ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler « l’affaire Snowden ». Depuis le début de ces révélations, je suis de plus en plus sollicité pour sensibiliser et former les managers et dirigeants à ces risques qui ne feront que s’amplifier au fil du temps, mais la route est encore longue avant que l’ensemble des cadres français s’approprient définitivement cette problématique.
Vous abordez, dans vos ouvrages, la question de la « e-réputation » : quels sont les risques encourus par les entreprises et leurs dirigeants ?
Le risque est tout simplement de subir des attaques informationnelles récurrentes soit à l’encontre des produits de l’entreprise, soit directement vis-à-vis de ses dirigeants. A l’instar de toute innovation technologique majeure, l’avènement d’internet apporte simultanément de grands bienfaits et de grands risques… Un des corollaires direct de la compétition économique que nous connaissons réside dans le fait que de plus en plus d’entreprises voient leurs produits et, plus inquiétant encore, leur dirigeants, faire l’objet de mises en cause directes sur Internet, par le biais des réseaux sociaux ou encore des forums. (Article complet: Journal de l’économie)

CHIFFRES CLÉS DE LA CYBERCRIMINALITÉ

Coût mondial 2014: 400 milliards $ (étude McAfee)

La cybercriminalité ponctionnerait chaque année entre 15 et 20% de la valeur créée par Internet

Manque à gagner emploi en Europe: 150 000 postes (200 000 aux US)

Le pays le plus touché est l’Allemagne avec 1,60% de son PIB impacté par la cybercriminalité. Le Japon est le pays qui s’en sort le mieux avec 0,02%.

Contrairement aux idées reçues, la France ne s’en sort pas si mal avec 0,11% de son PIB. C’est 6 fois moins que les États-Unis qui commencent à s’inquiéter très sérieusement des attaques comme celle, récente, de Sony Pictures. 

70% des objets connectés seraient vulnérables… on doit donc s’attendre en 2015 à une augmentation forte et rapide des attaques sur les objets connectés. Ces derniers étant intégrés à la vie quotidienne des utilisateurs, ils permettent de plus l’accès à des données de très haute valeur (comportements et consommations de l’utilisateur, données médicales…). Ils seront donc au cœur de nombreuses convoitises. (source: Global security mag

Audiogaming fabrique du son de synthèse et séduit Hollywood! C’est au prochain Business Club

Dans le prochain Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 16/5/2015 à 7h et dimanche 17/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1 : CARNOMISE s’installe à l’aéroport de Beauvais

Talk 2 : AUDIOGAMING: de Toulouse à Hollywood, la jeune startup séduit les plus grands!

Talk 3 & 4 : DOSSIER CYBERCRIMINALITÉ: tout savoir sur les nouvelles attaques, les risques et les moyens de se protéger

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TALK 2 – AUDIOGAMING, avec Amaury Laburthe, président

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien:

Audiogaming offre la possibilité aux producteurs de « sculpter » le son en temps réel.

« L’idée de départ de l’entreprise, c’est de rattraper trente de ans retard du son par rapport à l’image. Tout le monde voit bien quels sont les apports des images de synthèse, on a voulu faire la même chose avec l’audio » explique Amaury La Burthe, fondateur d’Audiogaming. Après des expériences comme designer audio chez Sony ou Ubisoft, en 2009, ce dernier a réuni autour de lui une équipe de passionnés pour se lancer dans l’aventure de la synthèse sonore. La société connaît un départ fulgurant. Dès ses débuts, elle obtient un prix de la région en tant qu’entreprise innovante et un de ses produits, le plug-in AudioWind, a été utilisé dans le dernier film de Quentin Tarantino, Django Unchained.

L’innovation d’Audiogaming consiste à synthétiser le son à partir de modèles et non plus de sons réels. « On a par exemple étudié le comportement physique du vent pour recréer le son  de manière artificielle et le rendre contrôlable » résume Amaury La Burthe. Concrètement, l’objectif est de mettre à disposition des professionnels des outils permettant de contrôler toutes les caractéristiques d’un son afin qu’il colle parfaitement à l’image. Le plug-in AudioStep reproduit ainsi des bruits de pas en offrant la possibilité de choisir le type de chaussures, de revêtements mais aussi le laps de temps entre chaque pas. Pour l’instant, Audiogaming a développé des sons de vent, de pluie, de pas et de moteurs et le catalogue est appelé à vite s’élargir pour devenir le plus fourni possible.

Destinés au tout début aux jeux vidéos, les plug-in créés par Audiogaming pourraient bien révolutionner le travail du son au cinéma. « 90% du son se fait en post-production, nos plug-in sont comme des filtres qui se rajoutent à la chaîne et facilitent le travail des monteurs car le vent, par exemple, est très compliqué à enregistrer », avance Amaury La Burthe. A l’image de Harry Cohen,  concepteur des effets sonore pour Tarantino, les professionnels sont tous séduits par la souplesse et le rapport gain de temps / rendu sonore hyper réaliste qu’offrent ces logiciels d’un nouveau genre.

De Toulouse à Hollywood: Audiogaming est pour l’instant la seule entreprise dans le monde à proposer ce genre de produits. Elle attire déjà des clients prestigieux dont un studio américain produisant la plupart des blockbusters hollywoodiens ou encore un monteur-son français doublement césarisé. (Article complet: Cultures Toulouse)

UN EXEMPLE CONCRET DE CRÉATION DE SON DE SYNTHÈSE

CHIFFRES CLÉS

Date de création: 2009

Lieu: Toulouse

CA: 310 000 € (projection 2015: 500 000 €)

Effectif: 10

SES CLIENTS : des « tenors » américains tels que la société de production LucasFilm, mais aussi Sony ou Ubisoft (Assassin’s Creed), et ses plug-in sont utilisés sur des blockbusters comme « Django Unchained » de Quentin Tarantino (voir article dans MID e-news). Elle a par ailleurs renouvelé en 2014 son partenariat de R&D avec GameOnAudio, le premier studio de localisation Nord-Américain (8.5M$ de CA).

Carnomise: la location de voitures entre particuliers au départ des aéroports. C’était au Business Club (podcast)

Radio OnlyDans le prochain Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 16/5/2015 à 7h et dimanche 17/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1 : CARNOMISE s’installe à l’aéroport de Beauvais

Talk 2 : AUDIOGAMING : la startup qui séduit  Toulouse à  Hollywood

Talk 3 & 4 : DOSSIER CYBERCRIMINALITÉ: tout savoir sur les nouvelles attaques, les risques et les moyens de se protéger

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TALK 1 – CARNOMISE, avec Gui Bulaty, cofondateur

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien:

logoCarnomiseCarnomise est le premier service de location de voitures entre particuliers au départ des aéroports à reverser 50% du prix de la location aux propriétaires. Son rôle est de faire le lien entre les voyageurs « partant », qui déposent leur voiture à l’aéroport avant d’effectuer un séjour et les voyageurs « arrivant » qui souhaitent louer une voiture.

Gui Bulaty est entrepreneur dans le secteur de l’autopartage depuis 5 ans. Il a travaillé notamment pour Avis Location et Bain & Co.

CHIFFRES CLÉS

Date de création: septembre 2013

Lieu: Paris

Effectif: 6

Plus de 16 000 journées de location dans 4 agences en France

Agences: CDG, Orly, Beauvais, Lyon Saint Exupéry

Carnomise est membre actif du collectif Bleu, Blanc, Zèbre, do-tank mené par Alexandre Jardin pour promouvoir les activités bénéfiques aux Français.

Dès sa première année, la startup a connu un franc succès avec plus de 15 000 journées de location enregistrées et une croissance mensuelle de son activité de 25%.

« Si notre croissance est déjà à deux chiffres rien qu’avec le bouche à oreille, le programme d’accélération et les efforts marketing nous permettront d’emmener l’autopartage à l’aéroport très rapidement aux quatre coins de l’Europe », explique Gui Bulaty, CEO de Carnomise. « Nous souhaitons ouvrir 40 points de vente en cinq ans, puis nous nous développerons en Europe de l’Ouest ».

L’ACTUALITÉ

Carnomise est sélectionné pour faire partie du programme d’accéléréation Startupbootcamp basé à Amsterdam

Signature d’un accord avec l’aéroport de Beauvais. L’accord inédit permet d’opérer le service d’autopartage au sein même de l’aéroport de Beauvais-Tillé. Cette innovation apporte un gain aux usagers, qui n’auront plus besoin d’utiliser des services de navette pour relier les parkings extérieurs et concurrents situés à plusieurs kilomètres des terminaux de l’aéroport. Le lancement commercial du service aura lieu courant du mois de mai 2015.

Après un processus de sélection, Carnomise a été choisie parmi 300 entreprises postulantes avec 10 autres finalistes européens, pour participer au programme d’accélération Smart city & Living. Unique finaliste française, la jeune startup rejoindra donc à partir du 7 avril le Startupbootcamp à Amsterdam pour son programme réservé aux startup européennes les plus prometteuses de l’année.

Startupbootcamp, basé à Amsterdam, est un accélérateur d’entreprises dont l’activité rayonne dans plusieurs capitales européennes. Il est considéré comme « le n°1 des accélérateurs hors des Etats Unis » d’après les organisateurs de The Europas, l’événement majeur des startup en Europe.

En rejoignant Startupbootcamp, Carnomise a pour objectif d’accélérer son développement commercial et l’expansion de son réseau d’agences.

« Si notre croissance est déjà à deux chiffres rien qu’avec le bouche à oreille, le programme d’accélération et les efforts marketing nous permettront d’emmener l’autopartage à l’aéroport très rapidement aux quatre coins de l’Europe », explique Gui Bulaty, CEO de Carnomise.

Recherche des jeunes avec des profils entrepreneuriaux pour rejoindre l’aventure

ils ont ouvert lyon fin 2014: « Cette agence nous permet de desservir toute la région Rhône-Alpes. Elle constitue la porte d’entrée pour une grande partie du tourisme d’hiver en France ».

INTERVIEW GUI BULATY – sur Frenchweb

Frenchweb : Comment avez-vous eu l’idée de votre société ?

En analysant le marché de la location de voitures entre particuliers en France. C’est une activité en plein essor, mais qui n’est quasiment pas présente dans les aéroports. Or, la demande y est très forte : près d’une voiture sur cinq est louée en France au départ d’un aéroport. Nous avons alors eu l’idée de permettre à des voyageurs partant d’un aéroport de ne pas payer le parking en louant leurs voitures à d’autres voyageurs qui arrivent. De là est née Carnomise.

A quel besoin apportez-vous une réponse ?

Carnomise apporte une réponse aux difficultés d’utilisation des voitures autour des aéroports. D’un côté, les automobilistes qui paient trop cher pour stationner leurs voitures pendant les voyages. De l’autre, les voyageurs arrivant qui louent des voitures à une poignée de marques qui louent voitures à un prix exorbitant. Ce service permet également de réduire le budget vacances.

Très simplement, comment gagnez-vous de l’argent ?

Carnomise prend une commission de 50% des revenus de location pour payer l’assurance, les coûts de fonctionnement et le parking qui est offert aux clients.

Qui sont vos compétiteurs ?

En France, il y a plusieurs sociétés qui comme nous font de la location de voitures entre particuliers. Mais la vraie concurrence vient de la mentalité qu’un véhicule est un bien personnel qui ne doit pas être partagé. Il y a cinq ans, quand j’ai commencé dans la location entre particuliers, on me prenait pour un fou.

Aujourd’hui, les dernières enquêtes montrent que déjà 20% des automobilistes français seraient prêts à louer leurs propres véhicules. Nous avons gagné la première bataille : la location de voitures entre particuliers commence à entrer dans les habitudes. C’est très motivant. C’est pour cela que nous avons décidé d’étendre la bataille aux aéroports. (Suite de l’article: Frenchweb)