Les propositions du RSI calmeront-elles la colère des chefs d’entreprise ?

safe_imageVous avez été très nombreux à lire notre article sur RSI et les questions qui se posent sur cet organisme. Aujourd’hui (mercredi 25/2/2015) Gérard Quevillon, président national du RSI et Stéphane Seiller, directeur général du RSI ont fait le point aujourd’hui lors d’une conférence de presse.

Il ressort :

→LA SITUATION DU RSI EST NORMALISÉE, AVEC UNE BAISSE CONTINUE DU NOMBRE DE RÉCLAMATIONS

→QUATRE SÉRIES DE MESURES FAVORABLES AUX CHEFS D’ENTREPRISE INDÉPENDANTS EN 2015 ET 2016 (NDLR : Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant ?)

  1. Des cotisations en baisse 
    • Baisse de trois points des cotisations en 2015 pour près de 90 % des cotisants
    • Baisse des cotisations minimales pour les cotisants aux revenus les plus bas
  1. + SIMPLE : facilités de gestion pour les chefs d’entreprise
    • Simplification du calendrier d’appel et de régularisation des cotisations
    • Octroi de délais de paiement en ligne et en temps réel
    • Accélération des remboursements individuels
    • Mise en place du télé-règlement des cotisations (début 2016)
  1. + PROCHE : poursuite de l’amélioration de la relation de service
    • Expérimentation d’un réseau de médiateurs de terrain
    • Développement de nouveaux télé-services
    • Progression de la qualité de l’accueil téléphonique
    • Refonte des courriers liés au recouvrement des cotisations, pour en améliorer la lisibilité
  1. + DE PROTECTION : extension de la couverture sociale et renforcement de l’accompagnement pour la santé
    • Indemnités journalières pour les conjoints collaborateurs
    • Simplification des conditions d’ouverture du droit aux indemnités journalières
    • Programme de prévention professionnelle pour les artisans du bâtiment
    • Maintien en activité professionnelle des indépendants suite à un arrêt de travail pour maladie
    • Harmonisation et augmentation des minimaux des pensions d’invalidité
    • Aide financière d’accompagnement au départ à la retraite
    • Bilan santé retraite

Le dossier de presse complet est ici : RSI_DP_PointPresse2015 

Aldebaran Robotics passe sous contrôle japonais

Bruno Maisonnier cède à Softbank les 15 % qui lui restaient dans Aldebaran et quitte son poste de PDG pour devenir le conseiller spécial du PDG de la firme japonaise.

Bruno Maisonnier cède à Softbank les 15 % qui lui restaient dans Aldebaran et quitte son poste de PDG pour devenir le conseiller spécial du PDG de la firme japonaise. – © AFP Eric Piermont

« Softbank prend le contrôle quasi intégral d’Aldebaran et de ses robots humanoïdes « de service ». Son emblématique PDG, Bruno Maisonnier, quitte son poste. Une page se tourne pour la star française de la robotique. » titre bfmbusiness.com

Le groupe de télécommunications japonais SoftBank porte de 80 % à 95% sa participation au capital d’Aldebaran. Son fondateur et PDG Martin Maisonnier, a cédé ses 15 % de part qu’il détenait encore et quitte l’entreprise française, spécialisée dans les robots humanoïdes « de service ». Ces changements seront effectifs le 4 mars prochain.

Gemmyo, bijoux personnalisés : la fameuse marque au chaton rose! Dans le prochain Business Club

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/02/2015 à 7h et dimanche 1/03/2015 à 15h

Talk 1 : SOLIDANIM révolutionne les effets spéciaux et séduit les USA

Talk 2 : EASY RAW, laboratoire virtuel de traitement photo 

Talk 2 : HYDRELIS : jusqu’à 40% d’économies d’eau!

Talk 3 : GEMMYO révolutionne les codes de la bijouterie

Talk 4: Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises - En savoir plus 

_______________________________________

TALK 3 : GEMMYO, avec Pauline Laigneau, cofondatrice

Les petits chats roses dans le métro parisien, c’est eux! Créée en 2011, la bijouterie en ligne Gemmyo propose des bijoux sur mesure, 100% made in France. Un concept qui cartonne, et qui va s’exporter au Royaume-Uni très prochainement!

chatongemmyo2

GEMMYO EN CHIFFRES

CA: 3 millions

Effectif: 15

Gamme: 15 000 bijoux – 300 modèles de bagues, pendentifs et boucles d’oreilles à personnaliser avec 15 pierres – du diamant au spinelle noir – et six métaux précieux – or, argent et platine.

Quatre ateliers comptant jusqu’à 30 salariés chacun travaillent en France pour Gemmyo

LES POINTS FORTS

  • Un positionnement dans l’air du temps: la personnalisation
  • Innovation technologique: utilisation de l’imprimante 3D pour fabriquer les bijoux
  • Made in France 100%
  • 3 millions de CA en 3 ans
  • La bijouterie réinventée: création sur mesure et zéro stock

L’ACTIVITÉ

Contrairement aux joailliers traditionnels, Gemmyo produit ses bijoux à la commande. Les internautes sont invités à concevoir leur création à partir des milliers de combinaisons possibles de métaux, de pierres et de formes. Ils peuvent ensuite la visualiser en images de synthèse en 3D. Des imprimantes 3D en fabriquent alors la réplique exacte, modèle à partir duquel est produit le moule qu’utiliseront les partenaires artisans pour fabriquer le bijou final. (En savoir plus: Le Journal du Net)

UNE JOLIE HISTOIRE…

Tout commence en juin 2011 lorsque Charif demande Pauline en mariage. Comme de nombreux couples, ils décident de choisir ensemble la bague de fiançailles de Pauline. Ils se réjouissent de passer ensemble ce moment unique de complicité et de partage. Pauline s’émerveille devant les vitrines des grands joailliers et Charif n’a à cœur que de combler sa (future) moitié. Malheureusement, la magie des premières heures laisse vite place à la réalité du monde de la joaillerie : un univers qui leur apparaît intimidant et froid, des bijoux très classiques, un choix limité à de l’or blanc et du diamant, et surtout, la crainte de ne pas payer leur bijou à un prix juste.

« Les grands noms de la place Vendôme proposent des créations coûteuses qui sont inaccessibles à la plupart des Européens, avec un accueil des plus intimidants, et l’offre des bijoutiers de quartier est souvent très classique. Mauboussin a un peu dépoussiéré le secteur, mais pas complètement», détaille Pauline Laigneau.

Dès lors, le projet de mariage du couple se double d’une autre alliance, entrepreneuriale, pour fonder une plate-forme en joaillerie personnalisable à tarifs accessibles. Pauline Laigneau et Charif Rebs se donnent trois mois pour tester l’idée… et vérifier leur compatibilité à travailler ensemble. Le frère de Charif Rebs apporte alors la pierre angulaire du projet.

« Malek nous a conseillé d’utiliser l‘impression 3D pour fabriquer les moules de nos bijoux à moindre coût, et ce à chaque commande, pour nous affranchir de la gestion de stocks. La méthode traditionnelle, elle, consiste à fabriquer un moule, à réaliser le bijou, puis à le stocker en moyenne pendant six cent quarante-six jours avant de le vendre. Et de nombreux artisans refusent de changer leur méthode, comme nous l’avons constaté lorsque nous avons entrepris les démarches pour trouver le premier atelier qui confectionnerait nos créations», souligne Pauline Laigneau. Il en fallait plus pour la décourager. « Pauline a passé 80 appels en une journée, décrochant deux rendez-vous dont l’un a été concluant. Elle est épatante dans sa capacité à partir d’une feuille blanche et à impulser une solution concrète. (…)

« Nous avons mis un an à sécuriser notre approvisionnement de pierres. Mais aujourd’hui, c’est cette capacité à savoir où trouver les pierres qui vont correspondre à nos commandes qui nous permet de produire nos bijoux personnalisés en quinze jours. Nous prenons le contre-pied des grands joailliers qui trouvent une jolie pierre et ensuite la font sertir : nous commandons des pierres à la taille parfaite pour convenir à nous montures», expose Pauline Laigneau. (…).

Elle qui n’aime pas donner des conseils en levée de fonds a pourtant réussi l’exercice par trois fois, notamment en recevant 3,1 millions d’euros d’Alven Capital en juin 2013, après deux premières levées pour près de 1 million d’euros au total auprès de business angels dont Cyril Vermeulen, cofondateur d’Aufeminin.com, David Maruani, ex-directeur général de Gérard Darel, Franck Gilardo, ancien senior viceprésident de Havas Media Labs, et Justin Ziegler, cofondateur de PriceMinister. (Article complet sur La Tribune).

Capture d’écran 2015-02-20 à 15.55.38

LES CLIENTS DE GEMMYO

Qui sont les clients de Gemmyo et qu’est-ce qui les pousse à consulter votre site ?

A 80%, ce sont des gens qui n’ont jamais acheté de bijoux sur Internet. Malheureusement, aujourd’hui, le marché de la joaillerie sur Internet, à part nous, c’est quasiment que des distributeurs qui achètent chez des grossistes en Thaïlande ou en Inde et revendent ces  produits à des prix très compétitifs. Nous, on cible des clients CSP+, pour la moitié urbains, l’autre provinciaux. Des clientes fans de joaillerie achètent des bijoux très régulièrement, certaines ont déjà dépensé des dizaines de milliers d’euros, mais ce n’est pas la majorité du marché. Le mainmarket  est en gros composé de personnes cherchant à faire des cadeaux symboliques forts – c’est pour ça que le sur-mesure est important. Les clients vont acheter pour toutes les occasions de la vie : un anniversaire de mariage, Noël, la Saint-Valentin, une naissance… Une fois compris que notre service est absolument irréprochable, très personnalisé, et laissant le temps de choisir, c’est vrai qu’en général notre produit fait tellement plaisir que les acheteurs reviennent pour toute autre occasion.

Comment faites-vous pour que le client soit satisfait alors qu’il ne peut pas examiner le produit avant de passer à l’acte?

Comme on sait que c’est compliqué d’acheter à distance, et que les gens ne peuvent pas essayer, nous proposons un retour gratuit. C’est-à-dire qu’une fois que les clients ont reçu leurs bijoux, ils peuvent nous le renvoyer s’il ne leur plait pas sous 30 jours. Cela les rassure. Mais en, réalité on a moins d’1% de retour ! Tout simplement, nos bijoux sont beaucoup plus beaux en vrai qu’en photo. C’est très difficile de rendre en 3D ou en photo l’éclat, la brillance d’une pierre, un rendu qui dépend de la lumière et du mouvement de la pierre.

Quels sont les bijoux préférées des clients de Gemmyo ?

Le bleu fonctionne très bien, comme l’aigue marine. Autre exemple, il y a clairement une forte attraction sur le saphir. Cette pierre plaît énormément parce qu’elle est élégante, délicate, et discrète. Et en termes de prix, elle est très intéressante par rapport au diamant. Une pierre beaucoup moins cher, mais elle fait tout de même rêver. Chez les femmes, deux métaux plaisent énormément : l’or blanc et l’or rose. L’or parce qu’il est très classique et intemporel, l’or rose parce qu’il est très féminin, un métal très doux, comme une rose. On vend aussi pas mal de bagues pour hommes. En l’occurrence, l’or noir fonctionne très bien, couleur qui fait virile, donc très masculin. (Article complet sur Atlantico)

Hydrelis invente le disjoncteur d’eau! Dans le prochain Business Club

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/02/2015 à 7h et dimanche 1/03/2015 à 15h

Talk 1 : SOLIDANIM révolutionne les effets spéciaux et séduit les USA

Talk 2 : EASY RAW, laboratoire virtuel de traitement photo 

Talk 2 : HYDRELIS : jusqu’à 40% d’économies d’eau!

Talk 3 : GEMMYO et les fameux petits chats roses!

Talk 4: Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises – En savoir plus 

_______________________________________

TALK 2 : HYDRELIS, avec Vincent Rigal,  président

HYDRELIS, l’inventeur des disjoncteurs d’eau intelligents et connectés

hydrelisLieu: Isques (62)

Date de création:2011

CA: 1,5 million €

Effectif: une vingtaine

Créée en 2011, la société Hydrelis a mis au point le premier disjoncteur d’eau qui détecte et stoppe automatiquement les fuites. L’appareil fonctionne comme un simple disjoncteur électrique. Il mesure les consommations en temps réel et coupe automatiquement l’eau en cas d’anomalie de débit. Ce système autonome prévient des dégâts, assure la tranquillité des personnes et favorise une gestion vertueuse de l’eau.

Cette innovation a nécessité 3 ans de R&D et plusieurs millions d’euros. Ce premier disjoncteur d’eau destiné aux professionnels est baptisé SWITCH FLOW.

Depuis sa commercialisation en 2011, 5 000 SWITCH FLOW ont été installés dans des bâtiments du secteur tertiaire, des collectivités locales et des mairies : Mairie de Paris, SNCF, France Télécom etc.

Alors que la préservation des ressources d’eau est un enjeu majeur, 20 à 30% des sites sont en fuite permanente. Avec SWITCH FLOW, les clients constatent une diminution de 30 à 40 % de leur consommation d’eau. « Une économie substantielle qui a déjà convaincu des grands comptes tels Orange, EDF, Carrefour ou la SNCF, des villes comme Paris, Lille, Nevers ou Bobigny, mais aussi le Conseil général du Val-de-Marne et de l’Essonne ». (Les Echos)

L’entreprise a levé 2,3 millions d’euros fin 2013, auprès de Cap Horn Invest.

Hydrelis prévoit dès 2017 d’augmenter le nombre de ses collaborateurs soit une hausse de 20% d’effectifs et atteindre un CA d’affaires de 3 M€, soit une croissance de 100%.

Easy Raw, la retouche photo pour tous!

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/02/2015 à 7h et dimanche 1/03/2015 à 15h

Talk 1 : SOLIDANIM révolutionne les effets spéciaux et séduit les USA

Talk 2 : EASY RAW, laboratoire virtuel de traitement photo 

Talk 2 : HYDRELIS : jusqu’à 40% d’économies d’eau!

Talk 3 : GEMMYO et les fameux petits chats roses!

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises - En savoir plus

_______________________________________

TALK 2 : EASY RAW, avec Lionel Souci, président fondateur

Capture d’écran 2015-02-20 à 14.54.45

Qu’est-ce que easyraw.fr ?

Easyraw.fr est une plate-forme de chargement exclusive de fichiers RAW pour les photographes soucieux de leurs photos. Easyraw.fr se charge de sublimer les images de ses clients en modifiant selon les besoins, le contraste, la saturation, les hautes et basses lumières, la balance des blancs tout en apportant son expertise. « Partant du constat que beaucoup de photographes amateurs ou même professionnels n’ont pas forcément envie de passer du temps devant un ordinateur j’ai créé une plateforme pour recevoir les fichiers à traiter, pour rendre après « développement virtuel » un fichier optimisé », explique Lionel Souci.

Comment fonctionne easyraw.fr ?

La procédure d’enregistrement est simple et similaire à beaucoup d’autres sites en ligne. Le client photographe s’inscrit, entre dans « l’atelier » pour charger ses fichiers RAW, une procédure de courriels l’informe du bon déroulé du transfert. Une fois le transfert terminé easyraw.fr prend en charge les images, les travaille, puis les renvoie en JPG au client initial via un compte wetransfer personnalisé.

A qui s’adresse eayraw.fr ?

Easyraw.fr se destine aux photographes qui ne désirent plus passer des heures sur un ordinateur. Aux amateurs en quête de qualité qui ne veulent pas sacrifier leurs temps libre. Aux photographes qui ne savent pas faire ou n’ont pas envie d’investir dans du matériel informatique.

A tous les primo-acquéreurs d’un appareil photos haut de gamme qui veulent aller au bout de leur démarche qualitative.

Tarifs et options easyraw.fr

Easyraw.fr se veut être un laboratoire virtuel dans la continuité du laboratoire traditionnel. Chaque image « dérawtisée » est à 0,50 €, soit à peu près le coût d’un 10X15 à l’époque de la pellicule. Les clients peuvent également s-ils le désirent envoyer leurs fichiers par courrier postal avec DVD ou une clef USB consignée. Le site propose également au moment de la commande, la possibilité de tirages papier, les tarifs sont en ligne. (En savoir plus: Le JSL)

Solidanim, startup française, travaille au prochain Avatar! Dans le prochain Business Club

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/02/2015 à 7h et dimanche 1/03/2015 à 15h

Talk 1 : SOLIDANIM révolutionne les effets spéciaux et séduit les USA

Talk 2 : EASY RAW simplifie la retouche photo 

Talk 2 : HYDRELIS : jusqu’à 40% d’économies d’eau!

Talk 3 : GEMMYO et les fameux petits chats roses!

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises – En savoir plus

_______________________________________

TALK 1 : SOLIDANIM, avec Jean-François Szlapka, Directeur Général

logoSolidanim

Activité: spécialiste de l’animation 3D et de la capture de mouvement

Date de création: 2007

Lieu: Angoulême et Paris

CA: 1,5 million en 2014 (900 000 en 2013)

Effectif: 20

Les captures de mouvements du film d’animation seront réalisées grâce à une PME française.

solidanimavatarSi le secret autour des futurs épisodes d’Avatar est bien gardé, on sait déjà qu’une partie des effets spéciaux seront dus à SolidAnim. La PME a signé un contrat avec la société de production de James Cameron, Lightstorm Entertainment, et sera présente sur le tournage des trois prochains opus.

Basée en région parisienne et à Angoulême, SolidAnim, qui a déjà participé à Harry Potter, Hugo Cabret ou au jeu vidéo The Crew qui doit sortir cette semaine, est spécialiste de la capture de mouvements, désormais incontournable pour le cinéma grand spectacle. En effet, si l’on sait générer sur ordinateur des univers extraordinaires en images de synthèse, la création de mouvements réalistes ne peut se passer de comédiens. Bardés de capteurs ceux-ci prêtent leurs gestes aux personnages qu’ils incarnent.

C’est là que le système Solid Track de SolidAnim intervient puisqu’il permet d’intégrer, en temps réel, des personnages virtuels dans un décor réels ou, à l’inverse, des acteurs dans un décor en images de synthèse.

« Auparavant les équipes techniques s’arrangeaient pour fabriquer les décors en fonction de ce qui avait été tourné en capture de mouvements. Avec Solid Track on inverse la chaîne de fabrication et dans l’oeil de la caméra le réalisateur voit le décor 3D presque tel qu’il sera », explique Isaac Partouche, cofondateur de SolidAnim. L’entreprise a investi dans deux studios équipés de dizaines de caméras qui permettent de filmer jusqu’à 10 comédiens en même temps.

A Angoulême, elle veut profiter de la présence de Pôle Images Magelis, qui regroupe une cinquantaine d’entreprises. L’enjeu est notamment de développer l’utilisation de la technologie motion capture dans le monde français de l’animation. « Nous travaillons ainsi sur un émission pour la jeunesse dans laquelle un personnage virtuel pourrait inter-agir avec des personnages réel. La technologie temps réel permet une réalisation en une semaine », explique Emmanuel Linot, cofondateur de SolidAnim.

La croissance passera toutefois d’abord par Solid Track. D’ici à 2018 son chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros devrait largement dépasser 4 millions. SolidAnim qui emploie 20 personnes, dont 6 en R&D, espère aller bien au delà en développant une version « plug and play » de son logiciel, qui permet de démultiplier la technologie et de décupler les revenus.

« Il faudrait toutefois nous lancer dans un développement d’au moins six mois avec une équipe dédiée », explique Isaac Partouche. Financer un tel projet pourrait passer par une ouverture du capital. « Pourquoi pas », répond Isaac Partouche. (En savoir plus sur Les Echos)

La startup a levé 500 000  en décembre ce qui va lui permettre de se développer à l’international et plus particulièrement aux Etats-Unis, à Los Angeles.

CES de Las Vegas: 2 mois après, le bilan! C’est dans le Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 21/02/2015 à 7h et dimanche 22/02/2015 à 15h

Dossier Spécial : Bilan du CES de Las Vegas

NOS INVITÉS

  • Richard Ollier, président cofondateur de GIROPTIC

  • Stanislas Vandier, directeur général de CITIZEN SCIENCES

  • Nils Audouin, vice-président Marketing de KUBB

  • Thibaud Dumas, cofondateur de MY BRAIN TECHNOLOGIES

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur inter-entreprise

Pour écouter, réécouter ou télécharger cette spéciale CES 2015 : 

Partie 1

Partie 2

Partie 3

LE CES 2015

logoCESC’était du 6 au 9 janvier à Las Vegas! Pendant 3 jours, le monde de la techno a eu les yeux braqués sur les innombrables inventions qui y sont dévoilées. Le CES, c’est 100 000 visiteurs, plus de 6 000 média présents. Et, cocorico: la France y est le 2ème pays le plus représenté ! Une présence record cette année: 120 entreprises françaises en tout, contre seulement 15 en 2013. Plusieurs d’entre elles ont vu leurs innovations primées, entre autres Giroptic et Cityzen Sciences.

Le CES est l’occasion pour les startups de la « French Tech » de faire connaître leurs produits, mais aussi bien sûr de trouver distributeurs, partenaires, nouveaux marchés. 2 mois après, faisons le bilan des retombées de l’événement pour 4 d’entre elles:

  • GIROPTIC

Activité: conception de caméra 360°

Date de création: 2008

Lieu: Lille Euratechnologies

Effectif: 17

Richard Ollier, président de Giroptic

Richard Ollier, président de Giroptic

Giroptic a mis au point une des seules caméras 360° du marché, une innovation française qui a séduit les US. Preuve en est: le succès de la campagne Kickstarter, la plus grande campagne de préventes réalisée par un entrepreneur français sur cette plateforme de crowdfunding américaine.

Leur présence au CES a dopé les ventes. Les premières caméras sont livrées ce mois-ci aux Etats-Unis, et il est possible de commander en ligne sur le site de Giroptic.

LA 360 CAM

« Derrière un gabarit très compact, la 360cam de Giroptic est une des caméras les plus innovantes du marché. La vision à 360 degrés est rendue possible grâce aux trois objectifs de 185°. Elle pourra donc surveiller parfaitement votre domicile ou filmer des scènes dans leur intégralité. Un port USB se charge des transferts et de la recharge. Pour le stockage, vous pourrez insérer une carte microSD de 64 Go maximum. La batterie assure une heure d’endurance. Le Wifi est de la partie pour le streaming vidéo ou la commande à distance. Notez qu’une panoplie d’accessoires est disponible pour notamment emporter la caméra sous l’eau. Côté prix, comptez 499 dollars » (plus d’infos: L’express)

_________________________________________________________________________________

  • CITYZEN SCIENCES

Activité: spécialiste des textiles connectés

Date de création: 2008

Lieu: Lyon et Brest

CA: Objectif: 4 millions en 2017

Effectif: 50

Stanislas Vandier, directeur général de Cityzen Sciences

Stanislas Vandier, directeur général de Cityzen Sciences

Cityzen Sciences s’était déjà fait remarquer l’an dernier au CES avec son « D-shirt » (Digital shirt), son t-shirt connecté permettant aux sportifs de suivre leurs performances – vitesse, distance parcourue, rythme cardiaque – sur leur smartphone. Cette année à Las Vegas, la startup lyonnaise spécialiste des textiles connectés en a présenté une nouvelle version améliorée, incorporant d’autres capteurs (GPS plus précis, accéléromètre 9 axes), récompensée d’un prix dans deux catégories des CES Innovation Awards (« wearable technologies » et « fitness, sports, biotech »).

Cityzen Sciences a aussi dévoilé un cuissard connecté, équipé de la même technologie Smoozi de minicapteurs intégrés dans le tissu, destiné à aider les cyclistes à suivre leurs performances, y compris leur cadence de pédalage et leur temps en danseuse. Un petit boîtier à placer entre les omoplates transmet les informations en Bluetooth au smartphone. Pas de prix de vente annoncé à ce stade.

« 2014 fut un réel tremplin dans le développement de leur technologie. En 2015, des milliers de sportifs amateurs et professionnels vont pouvoir connaitre leurs performances et suivre les réactions de leur corps en direct grâce à ces produits. Nous travaillons déjà sur d’autres projets qui nous permettrons de proposer notre savoir-faire unique dans d’autres secteurs », indique Jean Luc Errant, le président de Cityzen Sciences.

Accord avec le japonais Asics et levée de fonds géante

La startup installée à Lyon a en effet le vent en poupe. Elle a signé à l’automne un accord avec la marque d’équipements de sport japonaise Asics visant à développer et commercialiser un maillot connecté. Cityzen Corp, qui chapeaute aussi l’entité Cityzen Data, spécialisée dans la collecte et l’analyse des données massives produites par les capteurs de ces vêtements intelligents, « étudie l’opportunité d’une levée de fonds, pour un montant souhaité de 100 millions d’euros. » Un montant colossal sachant que les 100 millions de dollars du site de covoiturage BlaBlaCar cet été constituaient un record pour une startup française. La jeune pousse toulousaine Sigfox espère aussi boucler sous peu un tour de table d’une même ampleur.

Citée comme « l’une des pépites du CES 2015 » par Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au Numérique, Cityzen Sciences espère avec un tel financement pouvoir « saisir de nouveaux marchés stratégiques, dans des industries exprimant le besoin d’obtenir et de mesurer des données, que ce soit dans l’univers du sport, de la santé mais également de la sécurité des personnes. » La jeune entreprise ambitionne de s’imposer « dans les 24 prochains mois parmi les leaders dans l’analyse du Big Data et dans l’univers connecté. »(Plus d’infos: La Tribune)

_________________________________________________________________________________

  • KUBB
Nils Audouin, VP Marketing de Kubb

Nils Audouin, VP Marketing de Kubb

Activité: conception et fabrication d’ordinateurs

Date de création: 2012

Lieu: Toulouse

Effectif: 10 associés

Kubb, l’ordinateur toulousain qui pourrait faire de l’ombre à Apple

kubbJusqu’à présent, un PC c’était un écran, une souris et surtout « une tour moche, encombrante et bruyante », selon les mots de Jean-Christophe Agobert. Heureusement, la miniaturisation fait aujourd’hui des miracles et cet ingénieur toulousain en a profité pour concrétiser son projet : faire de l’ordinateur un véritable objet de décoration.

« J’ai voulu trouver un compromis entre l’univers de la mode, du design et de l’informatique », indique ce passionné de hardware. De là est donc né une unité centrale d’un nouveau genre baptisée Kubb : « un concentré de technologies modernes avec une grande capacité » tenant dans un cube de 12 centimètres de côté, compatible avec tous les périphériques existants et peu énergivore. Voilà pour le côté technique.

Niveau design, Kubb se distingue par sa taille, donc, mais aussi par sa personnalisation. Libre à l’utilisateur de choisir la coque : « Nous proposons une gamme de coloris basiques mais également des peintures plus spécifiques comme le ‘vintage' », souligne Jean-Christophe Agobert. Ceux qui préféreront investir dans la « haute couture » (bois, plaqué or…) seront sans doute ravis d’apprendre que l’interchangeabilité opère dans les deux sens. Il sera en effet possible de suivre l’évolution de la technologie en changeant de Kubb mais en gardant la coque.

Au-delà de ces caractéristiques attrayantes, Kubb peut en outre se targuer d’être un produit « made in Midi-Pyrénées », à une exception près : la carte mère, fournie par Intel. Pour le reste, Jean-Christophe Agobert et ses associés – tous « des anciens et actuels acteurs économiques de la région » – ont privilégié des entreprises locales, que ce soit pour la découpe laser (Mecalaser à Revel), la soudure (SG Soudure à Castelginest) ou encore la peinture (El Guapo à Toulouse).

« Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’appliquer le savoir-faire français à l’univers informatique », insiste Jean-Christophe Agobert qui entend bien s’attaquer au marché international (Etats-Unis et Japon en tête) depuis Toulouse. En attendant, la Ville rose sera la première servie. (Plus d’infos: Metronews)

_________________________________________________________________________________

  • MY BRAIN TECHNOLOGIES

Activité: conception de Melomind, casque antistress

Date de création: 2012

Lieu: Paris

CA: commercialisation prévue septembre 2015

Effectif: 8  personnes, 5 embauches supplémentaires prévues en 2015

Thibaud Dumas, cofondateur de MyBrain Tech

Thibaud Dumas, cofondateur de MyBrain Tech

myBrain Technologies, un casque connecté pour en finir avec le stress

La start-up parisienne myBrain Technologies combat le stress grâce aux avancées de la recherche dans le domaine de l’électro-encéphalographie – ou EEG – . Avec ses capteurs, le casque de myBrain Technologies capte en temps réel – à l’échelle de la micro-seconde – les microvolts émis par le cerveau. L’application associée analyse les zones du cerveau activées, mesure le niveau de stress et renvoie dans les écouteurs du casque une musique apaisante adaptée. 

FrenchWeb : Comment avez-vous eu l’idée de créer myBrain Technologies ?

Thibaud Dumas: Nous sommes deux chercheurs qui avons voulu mettre les avancées des neuro-sciences à la portée du grand public. Nous nous sommes rencontrés en 2006 alors que nous faisions chacun notre thèse à l’ICM – l’I  – à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. L’idée a pris forme lentement dans nos esprits jusqu’en 2013, où nous nous sommes vraiment lancé dans le développement de notre concept. Nous avons adapté la technologie médicale de l’électro-encéphalographie dans un dispositif hardware et software, avec un casque et une application mobile associée, disponible gratuitement sous iOS et Android.

Qui sont vos clients ?

Notre premier produit permet grâce à la relaxation de lutter contre le stress de l’utilisateur. A terme, notre technologie permet aussi de combattre les troubles de l’attention, l’hyperactivité ou les troubles du sommeil par exemple. C’est un dispositif à la fois préventif et curatif. Nous sommes actuellement en négociations avec des acteurs BtoB, et nous avons prévu de lancer la commercialisation de notre produit auprès du grand public courant 2015.

Quel est votre modèle économique ?

Nos concurrents commercialisent leurs casques EEG connectés entre 200 et 500 dollars, nous nous positionnerons donc dans la même gamme de prix.

Qui sont vos concurrents et comment faites-vous la différence ?

Nos principaux concurrents sont américains comme Emotiv et Neurosky, ou canadiens comme Interaxon. Ce sont des entreprises qui développent une technologie d’EEG pour le grand public dans une dynamique de neurogaming. Nos visées sont très différentes, puisque myBrain Technologies se positionne sur la santé et le bien-être. Il existe aussi un écart technique avec nos concurrents, qui mesurent également les mouvements musculaires au niveau du front pour analyser les réactions de l’utilisateur dans un contexte de gaming, alors que myBrain Technologie ne mesure que le champ électrique du cerveau. (En savoir plus sur Frenchweb)