Retard de paiement sur un marché public, la médiation des entreprises peut vous aider. C’est au prochain Business Club

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→ Diffusion : samedi 13/02/2016 à 7h | dimanche 14/02/2016 à 15h

Talk 1 : CRITIZR: une levée de fonds pour s’internationaliser

Talk 2 : BBCHOO, un tout nouveau site pour aller encore plus loin dans l’offre puériculture

Talk 3 : Taillardat, rachetée par un « petit LVMH », se développe à l’international

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises et Amaury Delepoulle, co-gérant de la société POUCHAIN

logo-mediateur-entreprisesDeux groupements d’entreprises spécialisés dans le secteur du BTP se sont vus attribuer un marché de maîtrise d’œuvre par une collectivité territoriale, et ont sous-traité le lot électricité à la société POUCHAIN.

Suite à la fin du chantier, la réception des travaux est effectuée début 2014 avec la phase de présentation du « DGD » (décompte général définitif). Le DGD a été accepté avec réserves par la collectivité, mais sans que POUCHAIN en soit informé. POUCHAIN n’a pris connaissance de ces réserves que 6 mois après la réception du marché.

Ce fut le 1er motif de retard de paiement.

A cela s’est ajouté un retard lié à des restructurations juridiques d’entreprises qui a nécessité la délivrance d’un certain nombre de pièces administratives.

C’est durant cette phase que les relations se sont dégradées, bloquant en conséquence les paiements, qui n’ont pu avoir lieu qu’après que la phase de réception des travaux ait été correctement achevée, et l’ensemble des pièces administratives requises.

Après plusieurs mois de blocage, M. DELEPOULLE a saisi la Médiation inter-entreprises.

« En 2 mois, j’ai obtenu ce qui m’avait pris 5-6 mois sans obtenir de résultat ».

→ Podcast et point juridique à venir 

Les nouvelles ambitions de la maison Taillardat. C’est au prochain Business Club

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Talk 1 : CRITIZR: une levée de fonds pour s’internationaliser

Talk 2 : BBCHOO, un tout nouveau site pour aller encore plus loin dans l’offre puériculture

Talk 3 : Taillardat, rachetée par un « petit LVMH », se développe à l’international

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: TAILLARDAT, avec Martin Pietri, président

Classique_Salon_Bar.jpgTaillardat crée et fabrique depuis près de 30 ans des assises et du mobilier haut de gamme dans le style XVIIIè. Taillardat propose des meubles et sièges originaux de caractère aux formes traditionnelles et fabriqués exclusivement à partir de matériaux nobles. Les collections regroupent les styles Louis XV, Louis XVI, Marie-Antoinette, Directoire et Empire. Les créations de la Maison Taillardat sont fabriquées selon des techniques héritées de la grande tradition française du meuble d’art. La Maison perpétue le respect des règles d’époque grâce aux compétences de compagnons soucieux du travail bien fait. Queue d’aronde, tenons, mortaises, sculptures… toutes les pièces sont entièrement réalisées à la main sur des bois massifs rigoureusement choisis.

L’entreprise emploie 23 salariés, pour un CA de 2,7 millions d’euros, dont 2 millions à l’export (aux Etats-Unis, en Chine, au Moyen-Orient, en Russie). 1000 pièces sont produites par an.

Les meubles sont construits dans un atelier, dans les Vosges, appartenant à la société, tandis que les ouvriers hautement spécialisés de Saint-Cyr-en-Val (Orléans) sont chargés de les peindre, les couvrir de feuilles d’or, les tapisser… Le tout selon un savoir-faire ancestral.

L’entreprise est EPV depuis 2011

Classique_Chambre.jpgSES CLIENTS

  • Palaces, palais privés, ambassades :
  • Hôtel Shangri-La (Paris), Hôtel Four Seasons George V (Paris), Hôtel Le Bristol (Paris)
  • Hôtel Ritz (Madrid)
  • Film Marie-Antoinette de Sofia Coppola
  • Palais de L’Elysée (Paris), Matignon (Paris), Assemblée Nationale (Paris), Ministère des Affaires Etrangères (Paris)

ACTUALITÉ

  • Octobre 2015 – Micheline Taillardat, fondatrice de l’entreprise, passe le flambeau à Martin Pietri et Etienne Valat

Quelle belle ambition que celle de ce duo improbable ! D’un côté, Étienne Valat, 55 ans, spécialiste du retournement d’entreprise, qui a ramené rentabilité et croissance chez les PME, dont il a eu la charge (Envirosport, vente et installation d’équipements sportifs, 25 M€ de CA ; Figueras France, fauteuils pour espaces collectifs, 9 M€ ; Perstorp Flooring Inc, revêtement de sol stratifié, 40 M$…) sans en récolter les fruits.

De l’autre, Martin Pietri, 43 ans, responsable du CHEDE (Cycle des hautes études pour le développement économique) au ministère de l’Économie et des Finances, qui a pris goût à l’entrepreneuriat après un passage chez Linagora (d’Alexandre Zapolsky ndlr…), leader du logiciel libre en France. Avec EMBLEM, tous deux veulent réveiller ces «belles endormies» qui, en fabriquant un produit exceptionnel reposant sur un savoir-faire unique, ne développent pas tout leur potentiel.

Leur objectif ? «Permettre à ces entreprises, en mettant l’accent sur la rationalisation des coûts, la mise en place d’un management plus professionnel et de politiques marketing et export mutualisées, de réaliser leur potentiel de croissance». Le duo va donc agréger 8 à 10 entreprises, déjà détentrices du label EPV ou qui peuvent y prétendre. Les fonds propres d’EMBLEM (3 à 5 M€ réunis auprès d’investisseurs privés, de sponsors industriels et de partenaires institutionnels) lui permettent une capacité d’investissement de 6 et 10 M€ avec les effets de levier. Taillardat (2,8 M€) est ainsi la première à entrer sous l’escarcelle d’EMBLEM.

«Un enjeu de taille car parmi les entreprises du haut-artisanat et des métiers d’art, plus de 20% doivent faire l’objet d’une transmission et connaissent, de ce fait, une période de fragilité», indique Martin Pietri pour qui «les métiers d’art et les EPV, c’est la Silicon Valley de la France». (article complet sur Entreprendre)

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INTERVIEW DE MARTIN PIETRI

Comment passe-t-on du ministère de l’Économie à l’entrepreneuriat ? Quand j’étais responsable du Ched (Cycle des Hautes Etudes Européennes), j’ai rencontré Etienne Valat, qui était dirigeant de PME et avait passé trois ans aux USA. Comme ma mission était de lancer des passerelles entre le public et le privé, j’ai voulu travailler dans une PME, ce qui m’a donné le goût de l’entreprise. J’ai alors recontacté Etienne Valat.

Vous avez, tous les deux, fondé le groupe Emblem. Quel est son objectif ? C’est de réunir une dizaine de PME françaises, possédant un savoir-faire d’excellence dans la décoration et l’aménagement intérieur. Après Taillardat, nous avons racheté les Émaux de Longwy (Meurthe-et-Moselle), en décembre, en sauvegardant les 40 emplois. Nous sommes, aujourd’hui, en discussion avec l’Atelier du cuivre, dans la Manche.

Puis, nous prendrons notre temps pour choisir des entreprises complémentaires, de façon à assurer une offre de décoration la plus large possible. Nous croyons au potentiel du haut de gamme français à l’international. Nous voulons préserver ses savoir-faire que peu maîtrisent.

Pourquoi avoir commencé par Taillardat ? Il y avait une opportunité. Micheline Taillardat cherchait à vendre depuis plusieurs années. Cela m’a permis de renouer avec mon histoire familiale ! Du côté de ma mère, je descends d’une grande dynastie d’ébénistes, les Jacob et Jacob-Desmalter. Il y a, d’ailleurs, une chaise Jacob au catalogue de Taillardat!

Vous avez repris l’entreprise le 8 octobre dernier. Avez-vous apporté des changements ? J’ai déjà fait une tournée à Moscou et aux États-Unis. Le salon Maison & Objet, notre grand rendez-vous de l’année, sera l’occasion de me présenter. Nous allons montrer de nouvelles teintes, de nouvelles patines, afin de proposer aussi des meubles correspondant à des univers plus contemporains, sur-mesure, tout en conservant les mêmes techniques qu’au XVIII e siècle.

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Le bureau Jason Millenium, inspiré de Star Wars, nouvelle création de Taillardat

Comme le bureau Star Wars ? Est-ce qu’il a eu du succès ? Nous présentons le bureau, fabriqué en huit exemplaires, sur le salon. Il n’a pas encore été vendu. Le Jason Millenium, avec ses bronzes spécifiques, est un exercice de style qui montre que nous sommes capables de faire du sur-mesure. De plus, nous l’avons réalisé avec un collectif de jeunes de l’école Boulle de Paris. J’aime l’idée de faire travailler Taillardat avec d’autres artisans d’art. Je voudrais, par exemple, marier le savoir-faire du XVIII e avec la technologie d’aujourd’hui. Pour pouvoir écouter de la musique ou recharger son portable sur son bureau classique…

Vous visez une nouvelle clientèle ? Il faut entretenir nos marchés traditionnels : les USA, la Russie, le Moyen-Orient, le Royaume-Uni. Et développer nos contacts en Asie. D’ici fin 2016, nous aimerions ouvrir un lieu, avec deux ou trois autres maisons françaises, à New York.

Quelles seront les incidences sur l’activité ? Nous devrions continuer à développer le chiffre d’affaires, de 2,7 millions en 2015, en réalisant entre 2,7 et 2,8 millions d’euros. Et nous resterons stables, cette année, à 23 salariés.

Avez-vous de belles commandes ? Nous avons des commandes en cours pour le Bristol, le George-V, l’Eden Rock. Nous livrons, aussi, l’équivalent d’un mois de chiffre d’affaires chez un particulier russe ! Nous travaillons très bien au Moyen-Orient. (article complet sur La Rep)

L’HISTOIRE DE TAILLARDAT

1987 : Création de la société

1991 : Installation dans des locaux de 800m2

1996 : Micheline Taillardat reçoit l’insigne de Chevalier de l’Ordre National du Mérite

2000 : Ouverture du showroom parisien, avenue Marceau

2007 : Création de la filiale américaine à New York

2011 : Obtention du label Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV)

2012 : Installation dans les nouveaux ateliers au sud d’Orléans

octobre 2015: l’entreprise est dirigée par Martin Pietri et Etienne Valat

micheline-taillardat_2340409.jpegPORTRAIT DE MICHELINE TAILLARDAT

Autodidacte, Micheline Taillardat intègre à 18 ans une société de mobilier contemporain à Paris (Mobilier International) puis rejoint une fabrique de meubles anciens à Orléans (Mailfert Amos, l’inventeur de la patine antiquaire, créé en 1904). Elle y gravit les échelons jusqu’à devenir décoratrice. Déterminée, elle crée son entreprise en 1987. Les 4 modèles de meuble d’alors sont fabriqués à domicile avec l’aide de quelques artisans. Cinq ans plus tard, à force de travail et de conviction, la société devient « Maison » et propose 71 modèles. Aujourd’hui, 350 références sont réalisées par 23 compagnons. L’année 2000 marque l’ouverture du show-room parisien de la Maison, avenue Marceau. La société se développe par la suite à l’international, notamment aux Etats Unis avec la création d’une filiale à New York en 2007.

Ce parcours professionnel exemplaire et ce savoir-faire précieux sont reconnus au plus haut niveau : Micheline Taillardat est décorée en 1996 de l’insigne de Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Elle est de nouveau distinguée de cet ordre, en tant qu’Officier, en octobre 2008.

BBChoo, le portail des futures et jeunes mamans qui plaît aux marques. C’est au prochain Business Club

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Talk 1 : CRITIZR: une levée de fonds pour s’internationaliser

Talk 2 : BBCHOO, un tout nouveau site pour aller encore plus loin dans l’offre puériculture

Talk 3 : Taillardat, rachetée par un « petit LVMH », se développe à l’international

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 2: BBCHOO, avec Aïcha Lugrin, cofondatrice

Capture d’écran 2016-02-09 à 15.52.58.pngBBCHOO est une plateforme destinée aux femme enceintes et jeunes mamans, créée en 2013 par deux jeunes parents bordelais. On y trouve des tests produits, un magazine, des jeux concours, un forum et des petites annonces de matériel de puériculture. 

L’idée est également d’offrir aux marques un moyen de :

  • cibler une audience qualifiée
  • acquérir de nouveaux clients
  • promouvoir un événement/produit
  • faire des ventes additionnelles

Parmi elles: Babybjörn, Béaba, Fisher Price, Ravensburger, Le bonhomme de bois, Rainett

LES CHIFFRES CLÉS

  • communauté de plus de 70 000 mamans
  • plus de 50 000 visiteurs par mois
  • profil: mamans de bébés de 25 à 34 ans, futures maman, cyberacheteuses et ultra connectées sur les réseaux sociaux
  • + de 15% de taux d’engagement moyen
  • entre 100 000 et 500 000 personnes atteintes chaque semaine sur Facebook

L’ACTUALITÉ

  • BBchoo.com a fait une excellente fin d’année 2015 et est devenu le 1er réseau social des futures mamans et jeunes mamans.
  • Plus de 54 000 fans sur Facebook (entre 100 000 et 500 000 personnes atteintes par semaine)

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Critizr, l’appli des clients mécontents. C’est au prochain Business Club!

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Talk 1 : CRITIZR: une levée de fonds pour s’internationaliser

Talk 2 : BBCHOO, un tout nouveau site pour aller encore plus loin dans l’offre puériculture

Talk 3 : Taillardat, rachetée par un « petit LVMH », se développe à l’international

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

Talk 1 : CRITIZR, avec Nicolas Hammer, président cofondateur

critizr.pngAvec Critizr, c’est une nouvelle façon de dire « Appelez-moi le directeur! ». Sur la plateforme Web et mobile, les internautes déposent leurs avis et échangent avec les responsables d’un magasin, d’un restaurant ou encore d’un bar. 

Créée en 2012, la startup est basée à Lille (Euratechnologies) et emploie aujourd’hui 20 personnes. 

Depuis 18 mois, l’entreprise connaît une forte croissance avec : un volume croissant de feedbacks (+15% chaque mois), la signature de 9 enseignes, dont Carrefour et Total, représentant plus de 7 500 points de vente.

Aujourd’hui, plus de 500 000 particuliers ont déjà utilisé l’application Critizr, véritable vitrine de l’entreprise.

ACTUALITÉ

12 décembre 2015 – Levée de fonds de 2,5 millions € auprès de Point Nine capital (allemand) et Runa Capital (russe). (la 1ère avait eu lieu en mai 2013: 400 000€)

L’arrivée de ces deux sociétés de capital-risque va permettre au lillois Critizr de bâtir un plan de recrutement de nouveaux collaborateurs pour renforcer les équipes support, marketing, R&D et ventes. Mais « l’enjeu est maintenant l’international, pour notamment accompagner certains de nos grands clients comme Carrefour ou Leroy Merlin. Ainsi nous ciblons l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, puis la Grande Bretagne« , explique Nicolas Hammer, co-fondateur de Critizr.

La société lilloise, basée à Euratechnologies, annonce avoir, pour 2015, multiplié par dix son chiffre d’affaires de 2014 qui était « très supérieur à 100 000 euros ». Elle a notamment engrangé la signature de 9 enseignes, dont celles de Carrefour et Total. Au total, elle compte 16 enseignes soit 7500 points de vente.

Plus de 500 000 particuliers ont déjà utilisé l’application Critizr. Fondée en 2012 à Lille par Nicolas Hammer et Thibaut Carlier, Critizr vise les 35 salariés à la fin de l’année prochaine. La start-up propose une plateforme multicanale de relation client. Ce dernier, via une application gratuite, peut transmettre ses remarques, notes et critiques sur les enseignes référencées. Lesdites enseignes peuvent de leurs côtés lancer des demandes d’évaluations et naturellement y répondre. (article complet sur L’Usine Digitale)

Capture d’écran 2016-02-09 à 15.44.01.pngCOMMENT ÇA MARCHE?

Une question sur un produit, un problème lors d’un achat? Plus besoin de faire la queue en magasin ou de remplir des formulaires sur Internet. Il suffit d’écrire un message et Critizr se charge du reste. «Par exemple, un client qui ressort mécontent parce qu’il a reçu un burger froid d’un fast food, peut déposer un “problème”. De notre côté, on contacte le commerçant pour qu’il réponde au message», détaille Nicolas Hammer, le président de la start-up.

Les consommateurs peuvent aussi déposer des compliments et des suggestions pour aiguiller les autres dans leurs choix. L’ensemble des messages s’affichent au fur et à mesure sur un fil d’actualité, comme sur Twitter. À mi-chemin entre l’économie collaborative et le traditionnel SAV, le concept semble trouver son public.

Via l’application, les clients sont mis en relation avec un employé du point de vente précis auquel ils font référence. «On cherche en priorité à ce que se soit le directeur du point de vente en question qui réponde au message de l’utilisateur, car c’est le plus à même d’effectuer une modification», indique Nicolas Hammer. «Parfois, ce sera le manager du rayon concerné, notamment pour les grandes enseignes».

L’objectif de l’application est d’optimiser la relation client via un système de notation. «Les notes attribuées aux enseignes ne concernent pas la qualité du produit, mais bien la relation client», souligne le président Critizr. Plus une enseigne prendra la peine de répondre rapidement et avec précision aux messages des clients, meilleure sera sa note.

Enfin, l’application va même jusqu’à rémunérer certains de ses contributeurs (35 centimes le message). «Il s’agit d’un groupe de 5000 utilisateurs les plus actifs qui font des publications plus détaillées, plus fréquentes et prennent des photos. Ainsi, les gérants obtiennent davantage d’informations pour améliorer leur point de vente», conclut Nicolas Hammer. (article complet dans Le Figaro)

La Belle Assiette lève 1,3 million € pour lancer 4 nouvelles offres

la belle assiette logoLa Belle Assiette, service de chefs cuisiniers à domicile, vient de lever 1,3 million € pour accélérer son développement et lancer quatre nouveaux services de traiteurs. Les investisseurs historiques – Nicolas Brusson (BlaBlaCar), Thibaud Elzière (e­founders), Guillaume Cuvelier (Svedka Vodka), les fondateurs de l’Atelier des Chefs, Kima Ventures et Benoît Bassi (BridgePoint) ont participé à ce nouveau tour de table, portant à 3 millions € les fonds récoltés depuis son lancement. De nouveaux investisseurs : le fonds d’investissement Cabiedes & Partners et l’ex­ directeur général du Groupe Alain Ducasse, Laurent Plantier, ont aussi participé à cette levée.

Créée en 2013, la startup compte aujourd’hui 700 chefs dans 6 pays d’Europe et plus de 30 000 utilisateurs dans 6 pays.

La-belle-assiette.pngLaBelleAssiette propose aux internautes de commander la prestation d’un chef cuisinier dans toute la France, pour un service à domicile : repas à domicile, cours de cuisine, cocktails, brunchs, livraisons, déjeuners d’entreprise, etc…. La réservation se fait en ligne, jusque 24h avant l’événement et un service de conciergerie sur-mesure s’occupe de répondre à toutes les demandes particulières.

Lu sur Frenchweb: «Sur les deux précédentes années, nous nous sommes concentrés à créer le meilleur service au sein d’un marché relativement de niche, celui du chef à domicile. Et ce fut un succès. Cela nous a permis d’installer la marque localement et de créer l’infrastructure nécessaire pour aujourd’hui être en mesure d’étendre notre service au sein du marché du traiteur», déclare Stephen Leguillon, PDG et co­fondateur de La Belle Assiette.

Stephen Leguillon était notre invité l’été dernier. Ecoutez, réécoutez et téléchargez cette interview: [audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20150808_club_0.mp3]

L’innovation, enjeu n°1 pour faire face aux défis futurs, selon le dernier baromètre APM

Selon un sondage mené par OpinionWay, pour le compte de l’Apm, en décembre 2015, 55% des 502 dirigeants interrogés citent l’innovation et la recherche de nouveaux produits / services comme la première opportunité pour l’avenir de leur entreprise. Ils sont aussi 57% à estimer devoir progresser sur ce plan.

L’innovation est au cœur de la performance des entreprises pour l’année 2016. Pour l’encourager et favoriser la créativité, 56% des chefs d’entreprise misent sur l’autonomisation des salariés, 34% ont mis en place un système de récompense individuelle (ils sont aussi 31% à proposer une récompense collective) et 32% organisent régulièrement des groupes de travail.

62% des dirigeants interrogés déclarent avoir investi au cours de l’année pour favoriser l’innovation au sein de leur entreprise.

Un besoin de faire évoluer sa stratégie managériale

Autre tendance majeure à tirer de ce baromètre Apm-OpinionWay, le recrutement de talents, la formation et les outils pour développer l’autonomie des salariés. 21% des chefs d’entreprise estiment que la formation des salariés et l’accompagnement des managers est le premier levier pour faire évoluer leur stratégie managériale. Viennent ensuite « Management plus collaboratif, plus d’autonomie des équipes » (17%), « J’écoute plus, je communique plus avec les salariés » (12%), « Changer l’organisation managériale, nouveaux modes de travail » (11%) ou encore « J’adapte mes pratiques managériales aux nouvelles générations, à l’époque » (7%). Des réponses en lien avec les enjeux d’innovation mis en exergue au sein de cette étude.

L’Apm est un réseau de chefs d’entreprise francophones, présent dans 25 pays, qui a pour vocation le progrès des entreprises par la formation et le perfectionnement de leurs dirigeants. Fort de 7 000 adhérents (des chefs d’entreprise de plus de 10 salariés), l’Apm organise, chaque année depuis 2014, une étude – réalisée par OpinionWay -, véritable Baromètre sur l’état d’esprit des chefs d’entreprise.

En octobre dernier, le BUSINESS CLUB DE FRANCE enregistrait une émission spéciale à la Convention annuelle de l’APM. Ecouter, réécouter et télécharger cette émission: 

Infographie APM V7.png

Emission spéciale enregistrée au Salon des Entrepreneurs de Paris, avec Le Slip Français, Save, Cheerz, Pijaplast, Nervet-Brousseau. C’était au Business Club (podcast)

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→ Diffusion : samedi 6/2/2016 à 7h | dimanche 7/2/2016 à 15h

ÉMISSION SPÉCIALE ENREGISTRÉE
au SALON DES ENTREPRENEURS de PARIS

12622190_10153409518775866_6929908612990212014_o.jpgNOS INVITÉS:

TALKS 1, 2 & 3: CES ENTREPRENEURS QUI OSENT TOUT

  • Damien Morin, président fondateur de Save
  • Antoine Le Conte, président cofondateur de Cheerz
  • Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

TALK 4: REPRENDRE UNE ENTREPRISE, COMMENT FAIRE?

  • Christian Morel, président de CRA, Cédants et Repreneurs d’Affaires
  • Aurélia Rayé, présidente de Pijaplast 
  • Thibaut Dubus, co-gérant de Nervet-Brousseau 

Ecouter, réécouter, télécharger cette émission:

LE SALON

  • Créé en 1993
  • 65 000 visiteurs 
  • 200 conférences
  • 150 personnalités économiques, politiques et institutionnelles

ENTREPRENDRE AUJOURD’HUI EN FRANCE

>> Record historique : 19 millions de Français (37%) envisagent d’entreprendre un jour !

47803_salon_des_entrepreneurs_1.jpgChiffre record depuis 15 ans : en janvier 2016, 37% des Français déclarent avoir envie de se mettre un jour à leur compte (vs. 25% en janvier 2015). Un bond annuel sans précédent et un score inégalé depuis 2000 ! L’essor du travail indépendant, et particulièrement du statut d’autoentrepreneur – malgré le léger trou d’air causé par la loi Pinel – n’y sont pas étrangers, offrant à tous les Français une perspective d’entrée dans la vie active ou de reconversion professionnelle.

Le sondage OpinionWay commandé par l’Union des Auto-Entrepreneurs avec le soutien de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, à l’occasion du 23ème Salon des Entrepreneurs de Paris, dévoile le regard croisé que portent Français et dirigeants d’entreprise sur le statut de travailleur indépendant et leurs motivations à s’y lancer ou y recourir.

L’envie est particulièrement forte chez les jeunes de 18 à 34 ans (55%) et chez les ouvriers (49%). 34% des intentionnistes ambitionnent de réaliser leur projet dans les deux ans à venir.

« Le sacro-saint modèle du salariat s’égratigne un peu plus chaque année. Il ne fait plus r&êver les Français, et encore moins les jeunes. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 8 salariés sur 10 ont toujours été salariés. Et désormais, un actif sur trois imagine son avenir en tant qu’indépendant/auto-entrepreneur, de façon exclusive ou partielle », commente Xavier Kergall, Directeur général du Salon des Entrepreneurs.

Parmi ces Français créateurs en puissance, une large part va aux projets de reconversion professionnelle. Près de 7 Français sur 10 ont déjà changé de vie ou en ont eu l’envie, poursuivant la quête d’une vie plus épanouie, moins stressante, motivée parfois par une période compliquée. Pour 27% d’entre eux, l’envie de changement est d’ordre professionnel, avec la curiosité de découvrir un nouveau métier. Pour 18%, c’est l’envie même d’être à son compte à travers la reprise ou la création d’une entreprise, une tendance à la hausse – ils étaient 13% en 2012.

S’ils devaient être amenés à créer leur entreprise, 45% des Français en profiteraient pour changer de domaine de compétences, de secteur d’activités. D’ailleurs, 40% se verraient bien en gérant d’une maison d’hôte, 27% à la tête d’un commerce de proximité, 23% en expert indépendant ou artiste à son compte. Et pourquoi pas créateur de bijoux/accessoires en ligne (16%) voire blogueur star reconnu dans sa spécialité (8%).

>> Les Français & leurs startups – Chiffres clés

  • 1 Français sur 2 (52%) mise sur les startups pour sauver notre économie
  • 1 Français sur 4 (28%) se dit prêt à les financer
  • BlaBlaCar est pour 44% des Français la référence de cette décennie
  • Lyon est classée 1ère ville où il fait bon entreprendre selon les Français
  • Aix-Marseille-Provence talonne le top 5 des villes où il fait bon entreprendre

(Sondage « Les Français et leurs startups » mené par l’Institut Think, à l’occasion du 1er Salon des Entrepreneurs Marseille Provence 2015, du 22 au 28 juillet 2015)

TALKS 1 & 2 & 3 : CES ENTREPRENEURS QUI OSENT TOUT

>> SAVE – Damien Morin,  président fondateur

damien morin save.jpgActivité: réparation express de smartphones et de tablettes (sur place en 20 mn)
Création: 2013
CA: +5% par semaine
Effectif: 600 et SAVE prévoit 1450 embauches en 2016
Lieu: Siège à Puteaux et certains bureaux sont localisés depuis peu Rue du Sentier

  • Présence en France, Suède, Suisse, Angleterre, Espagne et dès le mois de Février en Allemagne.
  • Environ 200 réparations par jour
  • 150 points de vente
  • Plus de 100.000 réparations ont été effectuées depuis le lancement de la société

PROJETS

En France

  • SAVE poursuit son déploiement de corners dans les centres commerciaux ( 6 ouvertures France de prévues uniquement sur le mois de Février)
  • Sur Paris et la Grande Couronne – SAVE développe son offre coursier : en cas de problème avec votre téléphone, un coursier vient vous le chercher et vous le redépose dans les 2h qui suivent (aucun frais additionnels)
  • SAVE développe une nouvelle offre : l’offre SWAP => possibilité d’acheter un téléphone entièrement reconditionné (-20% moins cher que le prix d’un téléphone neuf)

A l’étranger

  • SAVE poursuit son internationalisation en Europe (exportation en Allemagne au mois de Février) / déploiement des corners dans les pays où ils sont déjà présents et nouveaux marchés en vue (Italie, Pologne …)
  • SAVE souhaiterait s’exporter aux USA courant Avril idéalement

MARCHÉ

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Un corner Save dans un centre commercial

Chaque année, en France, se vendent environ 6 millions de tablettes et 20 millions de smartphones, et 12 % de cette flotte subit une casse. Le marché de la réparation dépasserait ainsi allégrement les 100 millions d’euros par an. Et, avec l’arrivée des objets connectés, cela ne devrait pas se tasser. (source: Les EchosSave s’est placé sur un marché délaissé par les opérateurs traditionnels. La start-up, qui a déjà ouvert 120 points de vente physiques, promet une durée d’intervention de 20 minutes en moyenne, sous les yeux du client. Ces derniers peuvent également choisir d’envoyer leur matériel défectueux par voie postale. Elle vend également une garantie de un an après la réparation. Pour se lancer, sa stratégie est de privilégier l’implantation dans les centres commerciaux situés dans les grandes villes. (source: Frenchweb)

Comment Damien Morin a t-il eu l’idée de SAVE?

Il s’est amusé très tôt à démonter et à remonter ses ordinateurs.Son père étant informaticien, il avait de quoi faire. Ensemble ils ont même créé 2 – 3 applications pour ordinateur quand il avait 12-13 ans, mais il le précise d’emblée : « je n’était pas du tout geek c’était juste un passe temps ». Mais bon, quand certains de ses copains vers 15-16 ans se sont mis à faire du babysitting pour gagner un peu de sous lui s’est dit « je vais plutôt proposer de dépanner les ordinateurs, ça rapporterait plus » . Sa première entreprise, il dit l’avoir dirigé à moins de 20 ans. C’était le BDE, c’est à dire le bureau des élèves de son école de commerce. « On n’imagine pas, mais on faisait 1 millions d’euros de chiffre d’affaires par an ça a été une super formation » dit-il. Et du coup à la fin de son mandat : gros coup de déprime, il décide donc de lancer Save My Computer, son entreprise de réparation d’ordinateurs.

Il a donc arrêté ses études pour faire ça ?

Pas du tout. Damien Morin est du genre super actif. Il avait 2 – 3 copains qui travaillaient avec lui, il a même réussi comme ça à faire une année à l’étranger : il gérait les commandes depuis son portable. « En fonction des horaires je sortais parfois de boîte de nuit à Shanghai pour gérer un rendez vous », dit-il. A son retour en août 2012, il décide de s’y mettre à fond ,toujours en plus de ses études, et se dit que l’avenir c’est les smartphones. Et reproduit le modèle. Il va chercher directement les smartphones cassés chez les clients et les répare souvent au café d’en bas. Mais comme d’habitude avec Damien Morin, ce n’est pas assez : il veut ouvrir une boutique. Mais pour cela il faut de l’argent. Ses parents refusent de lui prêter tant qu’il n’a pas terminé ses études. Tant pis, il se débrouille tout seul grâce au soutien d’un ami à lui – un héritier Peugeot – qui lui prête 50 000 euros. Il ouvre en février 2013 et deux mois plus tard … il est rentable.

Et ça s’est très vite emballé ensuite ?

Et pourtant il a eu un mal fou à trouver des financements : développer des boutiques ça ne branchait personne. Il a alors sonné à toutes les portes !!! Il a intégré un accélérateur de start up et lu tout ce qui existait sur cet environnement. C’est là qu’il a eu l’idée avec d’autres des corners dans les centres commerciaux. Damien Morin a en effet eu la riche idée de s’entourer de stars de la distribution pour l’épauler. Il vient d’avoir beaucoup d’argent via de gros fonds dont Xavier Niel pour accélérer son développement, un développement qui va passer par l’international. (…) Chez Save, on est pas réparateur mais sauveteur, puis héros et super héros. Cela peut paraitre enfantin mais lui en est persuadé, il faut former, motiver. Il a même créé une école en interne ! (source: Europe1)

L’ACTU de SAVE – LEVÉE DE FONDS de 15 millions €!

Save-my-smarphone5-1024x678.jpgSave lève 15 millions d’euros pour « créer un géant mondial » de la réparation

Spécialisée dans la réparation express de smartphones et de tablettes, la startup Save annonce une levée de fond de 15 millions d’euros, auprès des fonds d’investissements Idinvest Partners et 360 Capital Partners et de business angels dont Xavier Niel. Créée il y a deux ans, la société compte aujourd’hui 300 employés (…). Cet apport permettra à la jeune société française, déjà présente en Suède et en Suisse, de soutenir les ouvertures de ces points de vente à l’international, (Angeleterre, Belgique, Espage et Portugal d’ici la fin de l’année) pour rapidement couvrir la majorité des pays européens avant de s’attaquer au marché américain début 2016.

La startup vise également le recrutement de 300 collaborateurs d’ici la fin de l’année, et espère dépasser les 1000 employés l’année prochaine.  L’objectif ? « Créer un géant mondial depuis Paris et devenir le leader de la réparation en vingt minutes », indique Damien Morin, fondateur de Save. Alors qu’aujourd’hui Save répare sur place en 20 minutes, ou en quelques heures par coursier, tablettes et smartphones, la jeune startup ouvre son service à d’autres objets et offre désormais la réparation de smart watch, trackers et autres objets connectés.

Face à la demande, (1500 réparations par jour) Save entend même aller au-delà de ces objets victimes de l’obsolescence programmée.  » Nous construisons une boîte qui résistera aux iPhone et aux ordinateurs portables, demain le client nous sollicitera pour qu’on répare sa machine à laver. Aujourd’hui nous remercions nos investisseurs mais demain ce sont nos investisseurs qui nous remercierons, car nous allons devenir la plus grosse boîte de leur portefeuille » , prédit Damien Morin. (source: Maddyness)

>> – LE SLIP FRANÇAIS – Guillaume Gibault, fondateur

le-slip-1.jpgActivité: fabrication de sous-vêtements masculins (t-shirts, bonnets,
Lieu: Paris + 9 sous-traitants en France
Date de création: 2011
CA: 80% sur internet
Effectif: 15 à Paris – 30 équivalents temps plein en France
Chaque année, 60.000 pièces sont produites dans les neuf ateliers avec lesquels l’entreprise collabore

– Guillaume Gibault arrive en 15ème position (sur 32, devant Michael Goldman, Augustin Paluel-Marmont, JM Aulas) du palmarès « Les entrepreneurs préférés des Français » par BVA pour le Salon des Entrepreneurs 2016.

– Et en 13ème position à la question « Qui nommeriez-vous ministre de l’économie ? »

– En 2015 il est arrivé 1er de la catégorie des entrepreneurs que les Français aimeraient « adopter » à en croire la 4e édition du top 100 des « mecs à adopter » réalisée par le site de rencontre Adopte un mec.

DANS LA TRIBUNE – Cap ou pas cap ? Tout part d’une blague d’étudiants entre deux bières. Mais très vite, suivant son instinct entrepreneurial, Guillaume Gibault, jeune diplômé d’HEC, décide à 26 ans de relever le défi et de « vendre des slips ». Le projet peut certes sembler audacieux. Mais le jeune entrepreneur en herbe est persuadé qu’il y a une carte à jouer en insistant sur le côté « Made in France ». Et il mise beaucoup sur une communication décalée et sur la viralité des réseaux sociaux.

le-slip-francais-met-les-candidats-dans-sa-poche_377019_510x255.jpgA la base « j’avais envie de monter ma société, sans savoir quoi faire », explique le chef d’entreprise. Attiré par les vêtements et le marketing décalé, l’entrepreneur en herbe imagine alors « le Michel & Augustin de la mode ». Résultat : la startup Le Slip Français voit le jour en 2011.

C’est comme ça que Guillaume Gibault ramène 600 slips de l’usine Moulin Neuf Textiles, en Dordogne, début 2011, dans le coffre d’une Picasso rouge louée, se souvient-il. La marchandise est écoulée en l’espace de seulement trois semaines via le site fraîchement créé ! La mayonnaise semble prendre. Au dernier trimestre 2011, la société revendique un chiffre d’affaires de 40.000 euros, qui passe à 290.000 euros en 2012 et 920.000 euros en 2013. A cette date, l’entreprise devient rentable.

« On a trouvé notre business modèle », se réjouit Guillaume Gibault. A ce jour, l’entreprise compte 15 personnes à Paris, et entre 25 et 30 employés en équivalent temps plein en France. Chaque année, 60.000 pièces sont produites dans les neuf ateliers avec lesquels l’entreprise collabore. Du tissage des étoffes à l’assemblage des différentes parties, toutes les étapes de la chaîne de production se font dans l’Hexagone. « On ne peut pas faire plus made in France », assure l’entrepreneur.

Une première boutique a ouvert ses portes fin 2014 dans le quartier du Marais à Paris, et une autre devrait bientôt suivre, rive droite. Avant de s’installer en région, un « pop up store » (boutique éphémère) devrait être créé cet été à Marseille et un autre d’ici la fin de l’année à Lyon.

Quant à l’étranger, la startup a pour l’instant ouvert une boutique à Hong Kong il y a quinze jours, après une expérience éphémère réussie à Los Angeles. Grâce à une levée de fonds de 30.000 dollars via la plateforme de crowdfunding Kickstarter, la startup a en effet pu monter un pop up store pendant trois semaines de l’autre côté de l’Atlantique. Et comme la marque a beaucoup plu à la griffe haut de gamme américaine « Please do not enter », rencontrée lors du salon « Capsule » des 20 et 21 juillet derniers, elle y « perdure dans un shop in shop », sourit Guillaume Gibault.

L’objectif étant de réaliser plus de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux ans et demi. Notons à cet égard que l’entreprise peut désormais compter sur le soutien du fonds de capital risque 360 Capital Partners auprès duquel elle vient de lever 2 millions d’euros.

LES RAISONS DU SUCCÈS

Management : Pourquoi un tel engouement ?

Guillaume Gibault : Dès le début, Le Slip a suscité le sourire et la sympathie. Un nom pareil, ça ne s’oublie pas ! Et le made in France a été un activateur de notoriété. Les gens cherchent du sens, dans leur vie, dans leur travail… Et dans leurs achats. On est la seule marque de sous-vêtements masculins à faire travailler les ouvriers de la confection en France. Notre démarche a consisté à faire fructifier ce capital de sympathie.

Management : Comment avez-vous fait ?

Guillaume Gibault : J’ai harcelé les rédactions. Dès le premier article – dans Metro -, le tourbillon a démarré. Puis il y a eu la campagne présidentielle de 2012. En déconnant, j’ai détourné l’affiche de François Hollande : « Le changement de slip, c’est maintenant ». Le buzz a été énorme. Là, j’ai compris un truc : en créant du contenu décalé, mais lié à la marque, on trouve de vrais clients.

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Management : Depuis, vous avez industrialisé cette façon de créer du contenu viral…
Guillaume Gibault : Oui. On ne dépense rien en pub, mais on réunit l’équipe chaque semaine et on trouve des idées en rebondissant sur l’actualité. On a 60.000 fans sur Facebook, plein d’infos à raconter et toujours un tweet marrant sur le feu. Cet été, on a lancé le camion du slip sur les plages, un concours Instagram… Il y a des pop-up stores un peu partout, des partenariats avec d’autres marques, telle Agnès b., qui nous a lancé au Japon. L’objectif, c’est le buzz.

Management : Pourtant, on dit le secteur du textile sinistré. Vous n’avez pas eu peur de vous y lancer ?

Guillaume Gibault : Je préfère voir les opportunités plutôt que les freins. Ce qui est sinistré, c’est la production, pas le marché. Les coûts en France sont certes dix fois plus élevés qu’en Chine. Mais les clients, eux, sont de plus en plus attentifs à leurs sous-vêtements. Sur le plan économique, l’essentiel est de réduire le nombre des intermédiaires. En vendant sur Internet ou dans nos boutiques en propre, on préserve notre marge, alors qu’un distributeur en prend 60%. Bien sûr, les coûts d’une boutique sont élevés. Mais si le chiffre d’affaires est bon, ça va !

Management : L’argument made in France, cela suffit pour cartonner ?

Guillaume Gibault : C’est un argument parmi d’autres. Ce qui compte, c’est la qualité, et là, le made in France reste un label. Dites « France » à un Américain ou à un Japonais et vous verrez briller ses yeux. On n’est pas très conscients de nos atouts, mais la France, c’est génial pour entreprendre. Les créatifs, les ingénieurs, les marketeurs qui en veulent, les banquiers et les business angels constituent un écosystème porteur.

Management : Et les formalités administratives, les charges sociales, les banques ?

Guillaume Gibault : Les banques ne sont pas forcément là pour prendre de gros risques. Moi, j’ai décroché mon premier prêt sans business plan, grâce à un chiffre d’affaires prometteur. Il a fallu se bagarrer, et cela prend du temps. Mais c’est la règle du jeu. Les charges salariales, c’est pareil. Ce serait bien si on était exonéré au début, mais ça ne change pas fondamentalement la donne. Quant à la lourdeur administrative, elle n’est pas propre à la France. Il faut trois jours pour créer sa boîte : ce n’est pas la mer à boire !

Management : Vous aviez quel statut au départ ?

Guillaume Gibault : J’ai été auto-entrepreneur pendant cinq mois, à l’époque où je squattais chez ma grand-mère. Puis j’ai créé l’entreprise, pris des stagiaires, fait appel à des prestataires pour rester souple. Il faut se débrouiller. Au final, tous les salariés du Slip ont commencé en stage et notre premier contrôle Urssaf s’est très bien passé !

Management : Le Slip français dans dix ans ?

Guillaume Gibault : Je suis pessimiste. Je dirais 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Management : Et si un grand groupe vous rachetait ?

G. G.: Il ne faut pas en avoir peur. Dans cinq ans, si on continue à ce rythme, on n’aura peut-être pas d’autre choix. Grandir, ça demande des moyens. On veut que les boîtes françaises deviennent des championnes ? Elles ne pourront pas forcément le faire seules, surtout à l’international. Si, un jour, on fait 20 millions d’euros de chiffre d’affaires au Japon, ce n’est pas idiot qu’un groupe japonais prenne 30% du Slip et triple nos ventes sur place. Au contraire, ça donnera encore plus de boulot en France ! (source: Capital)

>> ANTOINE LE CONTE – CHEERZ

cheerz.jpegActivité: développement de photos numériques

Lieu: Paris

Date de création: 2012

CA: 3,7 millions € en 2014

Effectif: 39

268 000 fans sur Facebook et près de 100 000 sur Instagram

500 000 clients

700 000 commandes en 2015

L’ACTUALITÉ de CHEERZ

Juin 2015 – Cheerz garde le sourire avec une levée de fonds de 6 millions d’euros

Le montant : Cheerz, anciennement Printklub et Polabox, a réalisé une levée de fonds de 6 millions d’euros auprès de Serena Capital, Xavier Niel, Jean-David Blanc (AlloCiné) et d’investisseurs privés.

Le marché : Face à la start-up, un marché occupé par plusieurs acteurs de l’impression en ligne. L’autre français et pionnier PhotoBox, créé il y a quinze ans, est concurrent de Cheerz. Sur le site créé il y a trois ans, la cible féminine représente 80% des commandes.

Les objectifs : Les fondateurs Antoine Le Conte et Aurélien de Meaux veulent continuer à s’étendre en Europe avec l’ouverture de nouveaux bureaux. La société possède déjà des implantations en Grande-Bretagne et en Espagne. Cheerz doit ouvrir cette année des bureaux en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les Pays du Nord de l’Europe. Elle compte également développer ses partenariats avec les marques pour accroître sa visibilité. (source: Frenchweb)

Dans L’Usine Ditigale – Contrairement à ce qu’avaient annoncé les oiseaux de mauvais augure, le développement de la photo numérique n’a pas sonné le glas du tirage papier. Il a juste changé de forme et de modèle économique. La preuve avec la start-up Cheerz qui renouvelle l’exercice en misant sur une stratégie de différenciation alliant un marketing pointu et un outil industriel hyper performant.

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.12.44.pngEtonnant parcours que celui d’Antoine Le Conte. Le tout juste trentenaire en est déjà à sa deuxième entreprise. La première, c’était programme-tv.net, qu’il a repris à 18 ans et vendu à 21 ans au groupe international Prisma Presse. Certains auraient eu la grosse tête et seraient reparti directement. Pas lui. Il a préféré aller étudier à Dauphine, puis à l’EM Lyon. Aussi est-on surpris quand on le retrouve près de dix ans plus tard, avec son associé Aurélien de Meaux, à la tête d’une start-up qui développe des photos.

On a connu business à l’image plus moderne ou fun. Surtout, qui miserait un kopek sur une activité qu’on imagine déclinante à l’ère du numérique ? Pourtant, au printemps dernier, Xavier Niel, Jean-David Blanc (le fondateur d’Allociné) Julien Codorniou (Facebook), Julien Foussard l’ont fait lors d’une levée de fonds de 6 millions d’euros souscrite essentiellement par Serena Capital.

UNE STRATÉGIE DE DIFFÉRENCIATION

C’est que l’ex-Polabox devenu Cheerz récemment a en partie réinventé l’expérience client et se place désormais comme le spécialiste du développement de la photo réalisée avec un appareil mobile quel qu’il soit. Sur son site ou avec une appli, en quelques clics, il est possible de faire développer des photos de la vie quotidienne, celles qu’on partage sur Instagram ou sur Facebook. Mieux, pour faire plaisir à un ami, il est facile de faire développer les photos qu’il a prises et publiées sur un réseau social et qu’il retrouvera dans une jolie boite ou sur un poster original.

Car face à des mastodontes du secteur qui misent tout sur la quantité pour abaisser le point mort, les créateurs de Cheerz ont misé sur une stratégie de différenciation misant sur la qualité du travail offert et de l’expérience partagée. Cela ne doit rien au hasard. « Le e -commerce est quelque chose de très anxiogène pour le consommateur. Sur les sites de ventes promotionnelles, il se demande s’il doit acheter aujourd’hui ou attendre, sachant que la vente est limitée dans le temps. Après, il attend la livraison, explique Antoine Le Comte. Sur d’autres sites, une fois inscrit, il est bombardé de courriels promotionnels… »

Rien de cela sur Cheerz, assure-t-il. Son objectif principal est d’avoir le meilleur taux de rétention de consommateurs. Avoir moins de clients moins rapidement, mais avoir des clients qui ont fait le choix de Cheerz volontairement et qui savent pourquoi il y reste. « Tout commerçant doit rassurer son client en permanence », explique Antoine Le Conte.

DU MARKETING ET UNE APPROCHE INDUSTRIELLE

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.15.39.pngUne pure démarche de marketing direz-vous. Voire, car pour y parvenir, l’entreprise a développé un véritable savoir-faire, notamment pour développer une appli impeccable et assuré un service de livraison le plus efficace. Rien n’est laissé au hasard, Cheerz utilise l’API de Facebook, Instagram et consorts pour qu’il soit simple d’imprimer toutes les photos.

Comment se passent les relations entre la start-up et le réseau social mondial ? Très bien assure Antoine Le Conte, selon lequel les équipes de Facebook leurs apportent parfois de précieux conseils : « ils nous disent d’utiliser telle fonctionnalité de l’API, nous donnent des idées de ce qu’il est possible de faire », assure le co-fondateur.

Autres partenaires de taille plus modestes : deux laboratoires de développement photographique (l’un argentique l’autre numérique) indépendants qui utilisent un outil de gestion de production (Print Connector) développé par les équipes de Cheerz. « C’est indispensable pour être rapide aujourd’hui », estime Antoine Le Conte. Idem pour l’API développée avec La Poste grâce à laquelle Cheerz peut affranchir directement ses produits. « L’attente entre la commande et la livraison est critique pour 100 % des clients. Il faut être le plus rapide possible », poursuit-il.

Autre point soigné par les entrepreneurs : les offres proposées. Au XXIème siècle, développer une photo ne se fait pas seulement sur papier pour coller dans l’album de grand-maman. On imprime des magnets ou sous forme de bandes comme les photomatons d’antan, livrées dans un joli étui de papier cartonné. Pour ranger les photos, qui conservent une part d’intimité, les étuis sont soignés, avec des design originaux, régulièrement renouvelés. Ce n’est pas un hasard si l’entreprise a intégré un studio de création graphique.

UNE BANDE DE JEUNES

Enfin, bien dans leur temps, les réseaux sociaux, Facebook et Twitter sont utilisés comme de puissants outils de communication. Le client moyen de l’entreprise a le même âge environ que l’équipe qui la compose : une petite trentaine. Cette connivence est un atout pour le moment, comme en témoigne cette vidéo où Cheerz propose aux internautes de prendre des photos pour décorer ses locaux flambants neufs au centre de Paris. C’est aussi sur Facebook que Cheerz conquiert de nouveaux clients, la plateforme s’affiche comme le troisième client de la catégorie commerce électronique pour l’achat d’espaces publicitaires.

TALK 4 : LA REPRISE D’ENTREPRISE

>> Christian Morel, président du CRA (Cédants et Repreneurs d’Entreprises)

CRA – Association sans but lucratif créée en 1985

  • Son objet est de favoriser la cession et transmission d’entreprise de PME/PMI d’une valorisation comprise entre 300.000 € et 5.000.000 €, pour un effectif de 5 à 100 salariés.
  • Le CRA propose également des affaires en franchise qui offrent, pour certaines d’entre elles, la possibilité d’accès à des affaires de faible valorisation.
  • 220 bénévoles, anciens dirigeants et patrons d’entreprise, siège à Paris, 72 délégations régionales
  • depuis sa création, plus de 13 000 dirigeants ont confié leur entreprise à vendre au CRA et plus de 30 000 personnes cédants ou repreneurs ont adhéré à l’association.
  • Plus de 2 affaires sur trois aboutissent à une transaction
  • L’association compte actuellement plus de 2000 adhérents, cédants ou repreneurs.
  • Implanté en Suisse, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne

DANS LES ÉCHOS – Pas si simple de trouver une entreprise à racheter !

rachat-entreprise.jpgLes repreneurs sont deux fois plus nombreux que les cédants. La reprise est privilégiée par les cadres expérimentés.

Chiffre d’affaires, marchés, clients, savoir-faire… « Dans un monde où tout bouge avec fulgurance, racheter une activité est un bon moyen de gagner du temps », plaide Christian Morel, président de l’association CRA (Cédants & Repreneurs d’Affaires).

Selon l’observatoire du CRA, environ 45.000 entreprises apparaissent sur le marché de la transmission chaque année, parmi lesquelles 90 % de commerce et 75 % de TPE. L’observatoire de la BPCE a, lui, comptabilisé 16.347 cessions-transmissions de PME et ETI en 2013. Un chiffre relativement faible mais qui, selon les observateurs, devrait augmenter. (…)

Reprendre plutôt que créer est, avant tout, une option privilégiée par les anciens cadres d’entreprise. Selon une étude de la BPCE, les repreneurs ont 46 ans en moyenne, sont bien formés (32 % sont ingénieurs, 26 % sont issus d’une école de management) et expérimentés (28 % des repreneurs ont même déjà repris ou créé auparavant). Aller sur un terrain connu est un gage de sérieux, et permet de limiter les risques, selon Gilles Lecointre, fondateur du cabinet spécialisé Intercessio. Toutefois, il prévient : « Cadre dirigeant et entrepreneur d’une entreprise, ce n’est pas la même chose. Selon moi, les repreneurs ne se forment pas assez en amont à leur futur métier. » Un leitmotiv pour les structures d’aide à la reprise… « Je suis étonné qu’il y ait si peu de gens dans les formations du CRA, par exemple, renchérit Damien Noël, de Fusacq. Sous prétexte qu’ils dirigeaient une business unit, les repreneurs sous-estiment le conseil et la formation. »

Les meilleurs dossiers s’arrachent

Mais une fois la décision prise, encore faut-il trouver la pépite ! Les repreneurs mettent jusqu’à vingt-quatre mois pour trouver et reprendre une affaire. Dans certaines régions, le marché est même tendu. En Provence-Alpes-Côte d’Azur notamment où les candidats se bousculent, espérant faire d’une pierre deux coups en s’offrant un nouveau job et une vie au soleil. Mais la quête est complexe. « Les meilleurs dossiers s’arrachent par le bouche-à-oreille », constate Christophe Sivelle, responsable des transmissions à l’Institut régional pour la création et le développement des entreprises (Irce). (…) Enfin, une fois la cible identifiée, vient l’épineuse question de l’évaluation et du financement. Les repreneurs peuvent bénéficier d’aides spécifiques plus importantes que pour une création (prêt du Conseil régional PACA jusqu’à 150.000 euros, prêt de Réseau Entreprendre de 90.000 euros, fonds d’investissement dédiés à la transmission).

>> Aurélia Rayé, présidente de PIJAPLAST- elle a reprise l’entreprise début 2010 alors qu’elle y était responsable de production

pijaplast.pngActivité: fabrication de bouchons en plastique
Date de création: 1953
Lieu: Saint-Quentin-Lamotte (80)
Effectif: une vingtaine

Dans Le Courrier Picard – Pijaplast veut pousserle bouchon toujours plus loin

Dans l’atelier de Pijaplast on réalise les rêves les plus fous des designers. Ici, les bouchons qui ornent les élégants flacons des plus grandes parfumeries françaises n’ont plus de secret. Environ cinq millions de pièces sont fabriquées tous les ans par l’entreprise. « La croissance n’est pas faramineuse, mais nous en avons une. Ce qui n’est déjà pas si mal quand on connaît la conjoncture actuelle », plaide Aurélia Rayé, 42 ans, la dirigeante de Pijaplast. Pour continuer son développement, l’entreprise a quitté ses locaux de Woincourt, où elle avait été fondée en 1953. Elle a pris possession, pendant l’été, d’un bâtiment flambant neuf installé sur le parc environnemental d’activités de Gros-Jacques, à Saint-Quentin-Lamotte. « Nous avons doublé la surface de production et disposons désormais de 1 750 m². Cela représente un investissement de plus d’un million d’euros»

Devant les machines, blouses et charlottes sur les cheveux, les salariés façonnent des séries allant de 2 000 à 200 000 pièces. Des bouchons simples, comme d’autres plus complexes, dont le prix unitaire varie de 30 centimes à 1,50 €. Car Pijaplast propose à ses clients de les décorer en utilisant plusieurs techniques comme le marquage à chaud ou le parachèvement. « Nous nous adaptons aux demandes et investissons si nécessaires dans de nouvelles machines, précise Aurélia Rayé. Il nous reste encore de la place pour investir et en installer. Tout dépendra des marchés qui se présenteront dans le futur. »

L’entreprise du Vimeu complète son activité avec d’autres services en fabriquant des pièces pour la bureautique, la robinetterie, la serrurerie, le bâtiment ou encore l’électronique. Pour l’heure, Pijaplast ne travaille qu’avec le marché français, « faute d’être structuré pour l’international. Tout est question d’opportunité. »

Mais le développement de l’entreprise est aussi lié aux possibilités de recrutements. La gérante cherche actuellement deux salariés pour occuper des postes de régleur et d’encadrement. Sans succès. « C’est difficile de trouver des salariés efficaces et bien formés. Il y a un manque de formation dans la plasturgie par rapport aux besoins. » Le secteur qui a pris son essor dans les années 60 et 70 voit actuellement les salariés des débuts partir à la retraite, sans être remplacés.

>> Thibaut Dubus, co-gérant de Nervet-Brousseau – il a repris la société en 2012 avec son épouse Marianne Heitz.

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.05.59.pngNERVET-BROUSSEAU

Activité: installations et maintenance de chauffage, climatisation, ventilation, plomberie
Date de création: 1947 par Monsieur Nervet 
Lieu: Epernon (28)
CA: près de 5 millions €
Effectif: 41

Thibaut Dubus et Marianne Heitz ont repris l’entreprise en 2012. La reprise s’est déroulée sur une année dans les meilleures conditions de confiance réciproque (existence d’un crédit vendeur) entre personnes du même métier. Les nouveaux dirigeants ont réussi à optimisé la rentabilité de l’activité. Ils ont mis en place une politique dynamique de ressources humaines (délégués du personnel, réunions mensuelles entre la direction et les délégués, contrats d’intéressement aux résultats, formation renforcée, contrats d’alternance (20% des effectifs). Il est projeté un CA de 8 à 9 millions € à horizon 2020 avec une progression de rentabilité de 7 à 8%.