Une affaire en contrat de sous-traitance, mais le partenaire est racheté et les nouveaux patrons décident de ne pas payer leur « sous-traitant ». Quelle solution ? C’est dans le prochain Business Club

Radio OnlyDans le prochain Business Club de France – Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusion samedi 22/11/14 à 7h et dimanche 23/11/14 à 15h

Talks 1 & 2 : Dossier Entreprises de Taille Moyenne et Grandes Entreprises avec la participation exceptionnelle de Reynold Geiger, Pdt de L’Occitane et Olivier Zarraouti, Pdt de Zodiac Aerospace

Talk 3 : Reportage chez 1000 Mercis ! Suivi d’un entretien sur les futures applications autour des datas

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur inter-entreprises

TALK 4 : Le rendez-vous du Médiateur National Inter-Entreprises : Pierre Pelouzet

Pierre Pelouzet et Michel PIicot

Pierre Pelouzet et Michel PIicot

C’est le rendez-vous du Business Club de France. Chaque semaine Pierre Pelouzet, médiateur national inter-entreprises et ses équipes se mobilisent pour venir en aide aux entrepreneurs en difficulté. Si vous êtes concernés, vous pouvez, vous aussi, témoigner (anonymement si vous le souhaitez) sur BFM Business et dialoguer avec le Médiateur Inter-Entreprises. Ensemble, nous ferons tout vous aider.

Écrivez au médiateur :

→ mediateur.inter-entreprises@finances.gouv.fr 

En savoir plus c’est ICI

barremie

→Cette semaine : Une société de communication qui a travaillé  en contrat de sous-traitance avec une autre société de communication en vue de fournir une prestation pour un gros client. Mais cette dernière a été rachetée ! Et les repreneurs ont tardé volontairement à lui régler le solde !  Un médiateur en ile de France a été saisi du conflit qui a rapidement trouvé une issue positive

Reportage chez 1000 Mercis | Débat sur les données : que nous réserve l’avenir ? C’est dans le prochain Business Club

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TALK 3 : Reportage chez 1000 Mercis suivi d’un entretien avec Guillaume Rio 

Chez 1000 Mercis : 

1000 Mercis

Fondé en 2000, 1000mercis apporte des solutions innovantes aux entreprises qui souhaitent optimiser leurs actions marketing de conquête et de fidélisation grâce aux medias interactifs. La publicité interactive est réalisée au travers du Programme Email Attitude, qui, avec sa base de données regroupant 16 millions de consommateurs actifs en Europe, est un outil de conquête puissant et ciblé pour les annonceurs.

→Notre Reportage a été diffusé sur BFM TV Dimanche 12h55 – Lundi 9h55 / 21h55 et BFM BUSINESS TV Dimanche 9h58 – Lundi 7h57 / 19h57. Sur le figaro.fr et sur ce blog. La version audio de ce reportage est intégrée dans l’émission. 

→Entretien avec Guillaume Rio Expert des tendances technologiques à L’Échangeur by LaSer

Nous percevons l’émergence du commerce omnicanal ou « retail ambiant », comme nous l’avons défini à l’Échangeur. Ce terme renvoie à l’affaissement des frontières entre les différents canaux de vente et de communication, qu’il s’agisse de la télévision, du site marchand ou du point de vente. À l’ère du multicanal, ces canaux opéraient en silo sans communiquer entre eux. Avec l’omnicanal, le client peut entrer en contact avec la marque n’importe où, à n’importe quel moment, par n’importe lequel de ces canaux qui pourront interagir avec lui et tracer son parcours. Imaginez que vous soyez en train de regarder un programme à la télévision et que le vêtement, la montre ou tout autre accessoire du personnage à l’écran vous plaise. Vous pourrez bientôt en quelques clics obtenir toutes les informations sur ce produit, basculer sur un site Internet pour le commander ou savoir dans quelle boutique vous pouvez le trouver.

L’Internet des objets transforme-t-il également la relation client ?

G.R. Le constructeur Nissan a lancé la montre « Nismo Smart Watch ». Reliée par Bluetooth au véhicule, elle calcule la consommation prévisible de carburant au regard de la vitesse, prévient de la prochaine révision, mesure le rythme cardiaque et cérébral du conducteur. L’assureur Aviva au Royaume-Uni et MAAF en France, avec son application « Écorouler », développent des applications permettant de vendre aux automobilistes des contrats basés sur l’usage. C’est d’autant plus nécessaire que les surprimes liées à l’âge ou au sexe vont être interdites par la réglementation européenne au nom de la lutte contre les discriminations. Les assureurs misent donc sur la voiture connectée pour évaluer le risque.

Comment les vendeurs en magasin travaillent-ils à l’ère de l’omnicanal ?

G.R. Pour bénéficier de promotions ou services spécifiques, les marques vont vous inciter à télécharger sur votre smartphone des applications dédiées qui identifient, géolocalisent et enregistrent votre parcours. Dans le point de vente, votre arrivée sera détectée et signalée au vendeur qui recevra aussitôt sur sa tablette numérique une notification précisant votre profil, votre historique d’achat et les produits que vous avez présélectionné sur écran. Il ne restera plus à ce vendeur qu’à vous aider à prendre une décision. L’enseigne américaine de prêt-à-porter de luxe Neiman Marcus teste déjà ce dispositif.


Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?

G.R. Le système repose sur la technologie iBeacon qui passe à l’intérieur des bâtiments. Non seulement, elle détecte la présence à proximité des porteurs de téléphones Apple ou Android mais elle active également l’application préalablement téléchargée pour envoyer un message au mobinaute. Parce qu’elle permet de communiquer de manière ciblée sur le point de vente, au moment où le client prend sa décision, iBeacon intéresse aussi l’univers du libre-service, tant les distributeurs eux-mêmes que les marques qui en garnissent les rayons. Dans les applications les plus abouties, iBeacon combine les avantages de la géolocalisation – le système prend en compte le fait que vous êtes au rayon détergents, électroménager ou alimentaire – et de la contextualisation – il intègre votre historique d’achat, votre profil socio-économique, vos goûts, pour vous envoyer le message adéquat.

La suite ici Stratégie

LE SOIR – novembre 2013

« Les données, voici justement le concept fondamental à surveiller de très près pour le futur, embraye Guillaume Rio. Elles sont fondamentales pour diminuer les risques liés à l’implantation de centres commerciaux dans le monde et des types de magasins qu’ils doivent accueillir. Depuis une dizaine d’années, les grandes banques cherchent à développer un outil qui permet aux consommateurs de payer leurs achats avec leur téléphone portable. Mais aujourd’hui, elles se rendent compte que les gens n’y comprennent rien et cette technologie ne décolle pas. Du coup, les gros acteurs comme les banques précisément, ou Google (NDLR : mais il y en a beaucoup d’autres) pensent à présent que le paiement n’est qu’une étape vers une application qui serait un peu comme votre meilleur ami. »

Une application qui saurait tout, de votre date de naissance, à l’état de vos comptes en banque, vos hobbies, vos fréquentations, les lieux que vous préférez pour vos vacances, etc.

Lorsque cette application verra le jour, tous les scénarios (ou presque) seront dans la nature et il ne s’agira pas de science-fiction. « Ce ‘personal life assistant’ sera ainsi capable de vous dire de ne pas acheter le produit que vous étiez sur le point d’acquérir car il dépasse votre budget, et de vous guider vers un magasin où il coûte moins cher, prédit Guillaume Rio. Un autre exemple : l’assistant sait dans quel centre commercial vous êtes, il sait aussi que votre meilleur ami a son anniversaire dans quinze jours et qu’il s’est mis récemment au golf. Il pourra alors vous conseiller un magasin précis où vous pourrez lui acheter un putter moyennant, évidemment, 25 % de réduction si vous l’achetez le jour même… ».

Cet exemple pris parmi beaucoup d’autres peut prêter à sourire mais les spécialistes jurent qu’il est pour bientôt. On parle de 2018, maximum 2020. « Aujourd’hui, les gens ont peur de tout, des banques, de la politique…, conclut Guillaume Rio. Ils se tourneront vers Google (ou un autre géant de l’intelligence artificielle) car il est sympa. Souvenez-vous de l’époque où Apple a mis sa musique en ligne avec iTunes. Universal en riait, on a vu ce que cela a donné ! C’est exactement la même chose qui se produit aujourd’hui dans les habitudes de consommation. Google et les autres veulent entrer dans nos vies et ils y parviendront. Car quand on «pèse» plusieurs centaines de millions d’utilisateurs, on a les moyens de changer les règles… »

Exclu : Les Présidents de L’Occitane et de Zodiac Aerospace dans le prochain Business Club. Dossier sur ces ETI qui rêvent de devenir Grandes !

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Diffusion samedi 22/11/14 à 7h et dimanche 23/11/14 à 15h

Talks 1 & 2 : Dossier Entreprises de Taille Moyenne et Grandes Entreprises avec la participation exceptionnelle de Reinold Geiger, Pdt de L’Occitane et Olivier Zarraouti, Pdt de Zodiac Aerospace

Talk 3 : Reportage chez 1000 mercis ! Suivi d’un entretien sur les futures applications autour des datas

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur inter-entreprises

TALKS 1 & 2 : Notre dossier sur les Entreprises de Taille Moyenne et les Grandes Entreprises. Comment créer des géants dans notre pays ? 

Avec :

  • Olivier Zarrouati, Président du Directoire de Zodiac Aerospace
  • Reinold Geiger, Président de l’Occitane
  • Thierry Willième  Président GE Capital France 
  • Grégoire Sentilhes Président de Citizen Entrepreneurs

BCF 22 nov 2014

Petite révision pour commencer…

  • Les TPE (Très Petites Entreprises) = de 0 à 19 salariés
  • Les PME = de 20 à 249 salariés
  • Les ETI  (Entreprise de taille moyenne ) = de 250 à 5 000 salariés
  • Les GE les grandes entreprises = + de 5 000 salariés
Les entreprises en France

Les entreprises en France

Mais on compte ici les personnes physiques et non pas le chiffre d’affaires des structures… Si on l’on regarde d’un peu plus près… Il y a les pépites de notre économies : ces entreprises qui réalisent entre 10 et 500 millions d’euros de CA que l’on appelle « Entreprises de taille moyenne »

L’étude GE Capital

Cette étude réalisée pour la 3ème année porte sur 4 pays européens (Allemagne, Grande Bretagne, Italie et France). Dans chaque pays environ 1 000 dirigeants d’entreprises de taille moyenne ont répondu à une trentaine de questions, en France 1012 entreprises ont été interrogées.

Etude GE Capital 2014

Il ressort de cette étude réalisée en partenariat avec HEC que :

1 – Les entreprises de taille moyenne confirment leur résilience, avec une année 2013 meilleure que les chefs d’entreprises ne l’avaient envisagée l’an dernier.

En 2013, les ETM interrogées faisaient preuve de prudence quant à leurs perspectives de croissance. Les plus petites entreprises de l’échantillon n’espéraient ainsi qu’un taux de 1,5% de croissance pour 2013, tandis que les autres misaient sur une croissance de 2,5% ou plus. Au final, les plus petites ETM ont connu cette année-là une croissance de 3,4%  [...]

2 – Les PME et ETI françaises restent conquérantes à l’export et s’internationalisent en particulier sur des zones à forte croissance telles que l’Asie.

3 – Les frémissement d’une tendance à la relocalisation sont visibles et prouvent que les ETM croient en des modèles de croissance rentables en France.

4 – Les entreprises montrent volonté de conquête commerciale et mettent les moyens pour gagner des parts de marché. Cela se note dans l’accroissement prévisionnel des dépenses et des investissements dans les domaines commerciaux et marketing.

5 – Les PME et ETI françaises semblent affronter les nouvelles déconvenues de la croissance avec des trésoreries relativement confortables.

Source : l’Entreprise

WilliemeThierry GE Capital

Thierry Willième | GE Capital France

Malgré ces résultats a priori rassurants, les dirigeants d’entreprises de taille moyenne se démarquent de leurs voisins européens par leur pessimisme, leur manque de confiance en l’avenir. Pour l’année 2013, à peine plus du tiers prévoyaient une croissance de leur chiffre d’affaires. Le phénomène s’amplifie lorsqu’on se focalise sur le marché français. Dans ce cas, la part des dirigeant d’ETM espérant une croissance du chiffre d’affaires dépasse tout juste les 10% pour 2014. A tel point que les dirigeants français seraient les champions du pessimisme, à un niveau bien supérieurs de leurs homologues italiens par exemple. « C’est tout le paradoxe français : alors que leur entreprise ne va pas si mal, les dirigeants comptent se développer avec des moyens limités en raison de l’instabilité juridique et fiscale », justifie Thierry Willième.

L’accès au financement pour 23% des ETM, notamment celles en difficultés, note Thierry Willième. Frilosité des banques oblige. [NDLR : Lire plus bas la Tribune de Grégoire Senthiles] Elles ne sont d’ailleurs que 30% à prévoir un recours à l’emprunt. Elles sont aussi moins nombreuses qu’il y a un an à vouloir recourir aux actionnaires pour lever des fonds : 20% contre 42% l’année précédente. Une raréfaction des sources de financement qui pourrait bien compliquer les projets de développements internationaux de certaines de ces ETM.

Source Capital

Le pessimisme ambiant pourrait bien avoir des répercussions sur les prévisions d’embauches. 

→L’OCCITANE avec REINOLD GIEGER, PDT

  • Activité: marque de cosmétiques
  • Date de création: 1976 par Olivier Baussan (qui a depuis créé Oliviers & Co)
  • Lieu: Manosque
  • Effectif: plus de 6600 dans le monde

Dans notre émission Reinold Geiger revient longuement sur les clés de la réussite en France.

Renold Geiger |L'Occitane

Reinold Geiger |L’Occitane

Comment gagner se développer, gagner des parts de marchés dans le monde. Il revient aussi sur les « spécificités » françaises !

Marque désormais mondialement connue, l’Occitane en Provence est passée en une quarantaine d’années de l’échoppe d’artisan provençal à une multinationale florissante, pesant plus de 4 milliards d’euros en capitalisation boursière. [...]

Tout autour du monde, les boutiques sont faites sur le même modèle, dont les structures sont spécialement fabriquées en France, puis envoyés sur place où elles seront assemblées. De Tokyo à Sao Paulo, en passant par New-York ou Pékin, les mêmes senteurs se diffusent dans un écrin de couleurs ocre. Il s’agit de vendre la Provence au monde entier, mais de la vendre telle que se l’imagine des clients qui n’y ont probablement jamais mis le nez : « des paysages colorés, des villages ensoleillés », comme la décrit Reinold Geiger, le très discret président de la société.

L'Occitane - 1976

L’Occitane – 1976

L’Occitane est né de l’idée d’un étudiant en lettres, Olivier Baussan, militant écologiste à ses heures, qui abandonne ses études à l’âge de 23 ans, pour se consacrer à la création de produits cosmétiques à partir de la flore de Provence. Olivier Baussan commence son activité à l’aide d’un vieil alambic racheté quelque temps plus tôt. Mais c’est la récupération d’une ancienne savonnerie sur le déclin et l’association avec un ami chimiste, Yves Millou, qui vont donner la première impulsion de croissance à cette petite entreprise. En 1982 s’ouvre à Volx la première boutique de la marque. En 1992, l’entreprise ouvre son premier magasin à Paris. Quatre ans plus tard, deux boutiques ouvrent, à New-York et à Hong-Kong.

L'Occitane en 1981

L’Occitane en 1981

Source Carnets du Business

  • La marque dispose de plus de 2 000 boutiques dans 90 pays et emploie 6 600 salariés dont 1 400 en France 4.
  • En 2014, L’Occitane est classé 6e enseigne préférée des français selon le cabinet OC&C5.

Reinold Geiger, l’homme d’affaires autrichien qui est devenu l’actionnaire majoritaire du groupe L’Occitane, en 1996, n’a qu’un mot à la bouche : « internationalisation ». Le PDG vient ainsi de lancer, mi-mai, L’Occitane au Brésil, une toute nouvelle marque de cosmétiques, qui sont vendus exclusivement localement et produits à partir d’ingrédients du pays (fleurs, cactus).

L’installation au Brésil est, en tout état de cause, aussi une manière de contourner les barrières douanières contraignantes imposées par ce pays et l’interdiction d’y importer certains ingrédients. « Il est particulièrement cher d’importer des produits. Avec les prix de ventes qu’il faudrait fixer, nous ne pourrions toucher qu’une partie infime de la population », souligne M. Giger.

Parallèlement, le PDG cherche à étendre géographiquement l’emprise des marques qu’il a récemment rachetées, comme la petite marque franco-coréenne Erborian (acquise en 2012) et la marque de cosmétiques bio Melvita (en 2008). Des entreprises aujourd’hui minimes dans le groupe, mais qu’il envisage de développer. « Dans cinq ans, je souhaiterais que L’Occitane en Provence [la marque historique et principale du groupe] ne représente pas 90 % de l’activité du groupe mais 60 % », avance M. Geiger.

L’internationalisation voulue par le PDG est déjà une réalité : au cours de l’exercice fiscal 2012-2013, clos au 31 mars, 92,1 % du chiffre d’affaires du groupe (1,04 milliard d’euros) a été réalisé hors de France.  [...]

Si le PDG prône la prise de risque, internationalisation n’a pas toujours été synonyme de réussite pour L’Occitane. Lorsqu’il a ouvert des premières boutiques à Hong Kong et au Japon, M. Geiger concède que « ça ne marchait pas du tout ». Il s’est heurté à la lourdeur de la bureaucratie chinoise, contraint d’attendre deux ans pour avoir le droit d’ouvrir un magasin ou d’importer.

Mais M. Geiger s’est accroché à son intuition : « Dans une vie antérieure, j’avais visité des usines chinoises et j’avais été impressionné par leur obsession de la réussite ». Aujourd’hui, l’Europe ne représente que 20 % de son chiffre d’affaires, contre 49 % pour l’Asie. Le groupe est coté à la bourse de Hong Kong depuis 2010.

Source Le Monde

→ZODIAC AEROSPACE avec OLIVIER ZARROUATI, PDT DU DIRECTOIRE 

  • Activité: équipementier aéronautique (systèmes de sauvetage et la protection en vol, sièges et l’aménagement des cabines, jaugeage, circulation et inertage du carburant, oxygène, distribution de l’électricité, commandes de vol, freinage, gestion de systèmes, de l’eau et des déchets)
  • Date de création: 1896 – devenu Zodiac Aerospace en 2007, après la cession de sa branche marine
  • Lieu: Plaisir (78)
  • CA : +7,2% à 4 172,6 M€
  • Effectif:  30 000
Olivier Zarraouti | Zodiac Aerospace

Olivier Zarraouti | Zodiac Aerospace

A la tête du groupe, Olivier Zarrouati, 53 ans. Un bon élève : diplômé de Polytechnique en 1980, de Supaéro en 1982, il a passé toute sa vie non le nez en l’air, mais les mains dans le moteur du secteur. D’abord ingénieur au Centre national d’études spatiales (Cnes), il travaillait chez Intertechnique, un spécialiste des équipements nécessaires au vol (jauges de carburants et capteurs divers), lorsque la société est rachetée par Zodiac en 1999. Le groupe, coté, lui offre un nouvel espace. Après avoir dirigé les équipements de sécurité aérienne, il devient directeur général des activités aéronautiques du groupe en 2006.

L’année suivante, Zodiac décide de se recentrer, précisément, sur ses activités liées au trafic aérien, et de vendre sa branche Marine, moins porteuse. Olivier Zerrouati apparaît presque naturellement comme le pilote qu’il faut à l’avion. Il devient président du directoire.

Zodiac se targue d’afficher une croissance de 15% en moyenne sur les 15 dernières années. Olivier Zerrouati s’inscrit dans cette tradition, 2013-2014 devant, selon lui, marquer une nouvelle progression pour la société. Il compte, pour cela, à parts égales sur les efforts commerciaux (même si le groupe est très exposé aux évolutions de la parité euro/dollar, un de ses principaux handicaps) et sur les acquisitions. Avec un crédo : cela ne sert à rien d’aller se battre sur de gros marchés. Il faut viser les équipements de niche, comme les sièges premiums, les équipements de confort, bâtir des offres complètes de façon à devenir incontournable.

C’est ce qui permet à Zodiac d’être présents sur les principaux programmes des constructeurs – et les plus prometteurs. Le Boeing 787, en phase de montée en cadence, Airbus A350 XWB, en phase d’essais en vol, et CSeries, le nouvel avion régional de Bombardier… Il y a un peu de Zodiac dans chaque avion. Olivier Zarrouati est presque aussi incontournable que les équipements commercialisés par sa société, lui qui est aussi président du Groupe des équipementiers aéronautiques (GEAD) du puissant Gifas, Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

Source : L’Opinion Nov 2013

→LA TRIBUNE DE GRÉGOIRE SENTILHES

Grégoire Senthiles

Grégoire Senthiles

Alors que se sont tenues, il y a quelques mois, les Assises du financement de l’investissement et de l’innovation, le paradoxe est détonant. Les banques centrales impriment depuis 2008, de l’argent à un rythme sans précédent, les investisseurs institutionnels n’ont jamais géré autant de liquidités, allouées à plus de 80 % en produits de taux aux rendements décroissants (autour de 2 % par an à peine), l’épargne des ménages français se situe à plus de 16 % – la 4e au monde – dans une fuite en avant de « prévoyance ». Les Apple, Google, Facebook, SalesForce.com, Tesla, stars de la troisième révolution industrielle, atteignent des capitalisations boursières ou lèvent des montants records en Bourse sur le Nasdaq… Pendant ce temps-là, les entreprises du Mittelstand français, elles, manquent de fonds propres : seuls 6 milliards d’euros ont été investis en 2013, contre 11 milliards d’euros en 2007, et seulement 18 investissements de plus de 15 millions d’euros ont été réalisés en 2013. Une insulte à notre intelligence collective pour un pays qui se veut encore la 5e puissance économique au monde. La France n’a jamais accusé un tel retard en matière d’entreprises de taille intermédiaire (4 600 ETI), par rapport à l’Allemagne (12 800), la Grande Bretagne (10 000) ou l’Italie (8 500). Les entreprises de taille moyenne représentent près de 28 % du PIB en France, contre 40 % en Italie

Les entrepreneurs et les ETI de demain sont pourtant la clé en matière de création d’emplois : depuis vingt ans, 88 % des emplois ont été créés par les PME et 57 % des emplois créés l’ont été par les 5 % de PME qui grandissaient le plus vite. Comment s’étonner que l’Allemagne ait un taux de chômage de 5,9 % – et 11 % chez les jeunes de moins de 25 ans –, alors que, pour la France, il est respectivement de 10,9 % et de 24 %. Le « French Paradox » : les ETI de demain, moteurs de l’économie française, ne trouvent pas de relais pour financer leur croissance en fonds propres auprès de leur écosystème financier.

En témoignent les marchés de capitaux, Alternext et Euronext-B et C, qui n’ont permis de lever, en 2013, que 255 millions d’euros, contre 22 milliards de dollars pour le Nasdaq, un marché du capital investissement qui a atteint 6,5 milliards d’euros en 2013, des fonds de capital-risque et de capital développement souvent cantonnés à des tailles inférieures à 200 millions d’euros. Ce qui laisse le champ libre aux grands acteurs anglo-saxons ou chinois pour investir dans nos sociétés les plus prometteuses, telles Free ou Vente-privee.com, pour les investissements en capital au-delà de 15 millions d’euros.

(…) Or, c’est en renforçant l’investissement en fonds propres dans les champions de la troisième révolution industrielle, que les entreprises françaises retrouveront leur capacité à innover, à investir et à recréer ainsi de la valeur ajoutée et des marges essentielles au retour de leur compétitivité. Mais, depuis longtemps, dans notre beau et vieux pays, le principe de précaution, maintenant intégré dans la Constitution, a gangrené les esprits et rendue bien « stérile » l’orientation de l’épargne des Français, dans l’économie réelle.

(…) Capital Investissement

Un retard de plus en plus prononcé des investissements en actions cotées et actions non cotées se creuse, au risque d’anémier l’économie réelle du pays. (…) Les champions du CAC 40 ne s’y sont pas trompés. Comme l’indique l’évolution de la structure de leur capital depuis dix ans, ils se financent au travers des marchés, de moins en moins en France, et de plus en plus à l’étranger. Jean Laurent Bonnafé, administrateur-directeur-général du groupe BNP Paribas, rappelait en août dernier (3) : « L’économie française va devoir engager la désintermédiation de son financement, qui passait essentiellement par les banques, et qui passera de plus en plus, comme aux Etats-Unis, par les marchés, y compris pour les PME et ETI .»

Capital patience

Quelles clés pour sortir de cette impasse, aussi bien réglementaire que culturelle, caractérisée par une épargne abondante mais peu investie dans nos entreprises ? Euronext a repris son indépendance et mise son développement sur les nouvelles formes de désintermédiations, en particulier à destination des PME et ETI. La BPI a été créée. France Investissement, qui avait permis d’orienter près de 6 milliards d’euros, entre 2007 et 2012, vers les PME, ne demande qu’à renaître de ses cendres. Les pouvoirs publics ont ouvert la voie avec la réforme prometteuse de l’assurance-vie, qui, forte de ses 1 500 milliards, a vocation à irriguer davantage le tissu capitalistique de l’économie réelle française, et semble accueillie positivement par les assureurs. L’épargne salariale, qui s’élève à près de 100 milliards d’euros, est aussi une épargne longue et constitue également une piste prometteuse. La cotation de véhicules d’investissement, capables de faire du « capital patience » et d’investir des montants significatifs au capital des ETI de demain, doit être l’un des moteurs du « sursaut » économique français. Les outils du passé ne suffiront pas pour mobiliser les capitaux, pourtant à portée de main, qui nous font défaut. L’enjeu est de passer rapidement de 6 à 17 milliards d’euros par an d’investissement dans les PME et ETI françaises. Onze milliards de plus par an, 33 milliards sur trois ans, c’est 10 millions d’euros en moyenne à investir en plus, de manière sélective, dans près de 10 % des 28 800 entreprises de taille moyenne qui sont les mieux placées pour devenir les ETI de demain.

(…)La France emprunte, y compris sur les marchés étrangers, à des taux qui sont les plus bas de son histoire, grâce précisément à la taille de notre épargne disponible. Le monde, comme l’Europe, sont prêts à investir sur la France, si nous faisons preuve de confiance en investissant nous-mêmes dans notre économie réelle. C’est ainsi que nous passerons de 4 600 à 10 000 ETI pour retrouver la compétitivité et créer le million d’emplois supplémentaires dont la France a tant besoin.

Publiée dans l’Opinion

Tribway, spécialiste du cadeau sur Internet, lève 320 000 €

tribwayUne nouvelle étape est franchie pour la startup fondée en 2012: elle vient d’annoncer une levée de fonds de 320 000 € auprès de business angels dont Olivier Gremillon (directeur Europe & Afrique Europe & Afrique d’Airbnb), Nicolas Santi-Weil (Co-fondateur de The Kooples) et Thierry Morin (ancien président du conseil d’administration de l’INPI). Il s’agit du second tour de table pour Tribway, qui avait déjà récolté 215 000 € en décembre 2012.

Mais ce n’est pas tout: un appel au crowdfunding sur la plateforme Anaxago vient également de lui apporter 170 000 euros en 90 jours!

L’objectif est de poursuivre le développement de la plateforme, mais aussi de lancer l’offre offre Tribway Consulting, qui aura pour but d’accompagner les jeune entrepreneurs du web à toutes les étapes du développement: positionnement, business model, développement web/appli, acquisition, design, ergonomie. (Source: Maddyness)
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Ecoutez, réécoutez ou télécharger notre interview de Sandra Allart, cofondatrice, en 2013 :

 

 

Racket au CICE : ne vous laissez pas faire ! C’est dans le rendez-vous du médiateur inter-entreprises du Business Club de France (podcast)

Dans le Business Club de France  | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 15/11/14 à  7h et dimanche 16/11/14 à 15h

Au sommaire :

Talk 1 : Glowbl : le « google hangout » français, très prometteur… 

Talk 2 : Groupe SOS : 1e entreprise sociale en Europe. 12 000 salariés, 350 établissements

Talk 3 : Reportages chez Cheops Technology suivi d’un focus sur CFI

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur national inter-entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

TALK 4 : Médiation inter-entreprises avec Pierre Pelouzet 

logo-mediateur-industrielC’est le nouveau rendez-vous du Business Club de France. Chaque semaine Pierre Pelouzet, médiateur national inter-entreprises et ses équipes se mobilisent pour venir en aide aux entrepreneurs en difficulté. Si vous êtes concernés, vous pouvez, vous aussi, témoigner (anonymement si vous le souhaitez) sur BFM Business et dialoguer avec le Médiateur Inter-Entreprises. Ensemble, nous ferons tout vous aider.

Écrivez au médiateur :

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barremie

→Cette semaine : 

Racket au CICE / demande de rétrocession de la part de certains clients pour cette PME !

Reportage chez Cheops Technology et focus sur CFI : Place au cloud dans le Business Club (podcast)

Dans le Business Club de France  | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 15/11/14 à  7h et dimanche 16/11/14 à 15h

Au sommaire :

Talk 1 : Glowbl : le « google hangout » français, très prometteur…

Talk 2 : Groupe SOS : 1e entreprise sociale en Europe. 12 000 salariés, 350 établissements

Talk 3 : Reportages chez Cheops Technology suivi d’un focus sur CFI

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur national inter-entreprises

TALK 3 : Reportage chez Cheops Technology suivi d’un entretien avec Sasha Rosenthal | Pdt de CFI 

logo-CHEOPS_sans_baseline_800Comment chaque semaine, nous nous sommes rendus dans une PME. Direction Bordeaux aujourd’hui chez Cheops Technology.

Grand spécialiste de la virtualisation de serveurs, de postes de travail et du stockage, CHEOPS TECHNOLOGY propose au sein de ses deux Datacenters sécurisés, l’offre iCod (Infrastructure Cheops On Demand) permettant à ses clients de s’affranchir de toute acquisition de matériels et de disposer de toute la puissance de traitement nécessaire au bon moment.

Avec ses douze agences réparties dans toute la France, Cheops Technology compte 420 collaborateurs.

→Notre Reportage a été diffusé sur BFM TV Dimanche 12h55 – Lundi 9h55 / 21h55 et BFM BUSINESS TV Dimanche 9h58 – Lundi 7h57 / 19h57. Sur le figaro.fr et sur ce blog. La version audio de ce reportage est intégrée dans l’émission. 

→L’ENTRETIEN : Avec Sasha Rosenthal, Pdt de CFI

À propos de CFI :

logo CFIActivité: vente de matériel informatique, en intégration d’infrastructures IT, Cloud et sur-site, et en services de maintenance informatique auprès de TPE, PME, Grands Comptes et Administrations Publiques

  • Date de création: 1997
  • Lieu: Charnay lès Mâcon (71)
  • CA: 19 millions €
  • Effectif: environ 150 personnes
  • 7500 clients actifs
  • CFI compte 7 agences de proximité en région Rhône-Alpes et propose divers services informatiques : matériel, infogérance, intégration, consulting et hébergement.
  • Depuis deux ans, la demande en hébergement et services Cloud ne cesse de se développer ; en 2013 elle représente 30% des contrats signés par la société.

Voyant son activité tendre de plus en plus vers le Cloud et le manque d’offres qualitatives sur la région lyonnaise, le groupe CFI décide de construire un data center Green IT qui lui permet de valoriser l’ensemble des compétences du groupe et de se positionner comme un acteur régional majeur, capable d’accompagner ses clients de bout en bout dans les transformations liées à la digitalisation de leur activité.

Mis en service depuis novembre 2013, le data center illustre également une tendance forte consistant à développer les centres de données à proximité de l’activité économique, contribuant ainsi à poser les premiers jalons de la Smart City.

D’un point de vue développement durable, le groupe CFI n’a recruté que des personnes en CDI logées à moins de 30 km. Les voitures de société sont des véhicules 2 places à faible rejet de CO2 et de consommation. En savoir plus ICI

Labélisé Green IT, leDataCenter est équipé d’un système de refroidissement révolutionnaire appelé free-cooling Eco Breeze. Cela se traduit ainsi :

– un indicateur d’efficience énergétique (PUE – Power Usage Effectiveness en anglais) exceptionnel de 1,25 là où les centres actuels sont à 2 ou 2,5 – une implantation des baies en « allées chaudes » pour un meilleur traitement de l’air – une extinction automatique des incendies par brouillard d’eau – un pilotage et un contrôle de la consommation d’énergie par logiciels d’optimisation Schneider Electric (chaîne de froid & énergie).

HISTORIQUE DE CFI

Difficile de faire plus autodidacte que Sacha Rosenthal qui a dû quitter l’école en raison de difficultés familiales. Il est aujourd’hui à la tête de CFI Maintenance informatique, une société basée à Rillieux (Rhône) qui a réalisé 11 millions d’euros de chiffres d’affaires avec 110 salariés en 2008 (316 000 euros de résultat). Une entreprise 100 % familiale.

En fait la formation informatique qui l’a amené à créer sa société à l’âge de 25 ans, il se l’est inculquée lui-même. Dès l »adolescence, il adorait bidouiller les ordinateurs. A quinze ans, il donnait déjà des cours dans des clubs d’informatique. Le pas vers la création d’entreprise a été tout naturel. « Le marché de la maintenance informatique m’apparaissait alors peu structuré et aucune société n’était en capacité de répondre aux besoins exprimés par les entreprises dans ce domaine », raconte-t-il.

Il se lance alors à l’eau, avec son épouse et cinq salariés : un directeur technique, jusque là tourneur fraiseur, un chef d’atelier, menuisier ébéniste de formation et deux apprentis. Ils sont encore dans l’entreprise. Son idée fixe ? Lui qui n’a pas fait de longues études, faire de sa société une véritable école : durant ses sept premières année, d’activité, Sacha Rosenthal embauchera à 80 % ses salariés en contrat d’alternance. Une vraie publicité vivante pour l’apprentissage !

En 2002, le patron autodidacte fait évoluer DCFI de la maintenance informatique à l’assemblage de PC avec des contrats de services à destination des TPE et des PME.

Groupe SOS : une des premières entreprises sociales en Europe ! Elle emploie en France 12 000 personnes. C’est dans le Business Club (podcast)

Dans le Business Club de France  | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 15/11/14 à 7h et dimanche 16/11/14 à 15h

Au sommaire :

Talk 1 : Glowbl : le « google hangout » français, très prometteur…

Talk 2 : Groupe SOS : 1e entreprise sociale en Europe. 12 000 salariés, 350 établissements

Talk 3 : Reportages chez Cheops Technology suivi d’un focus sur CFI

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur national inter-entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

TALK 2 : Groupe SOS avec Jean Marc Borello – Président 

Le-Groupe-SOSAvec ses 12 000 salariés et ses 350 établissements*, le GROUPE SOS est une des premières entreprises sociales européennes. Depuis 30 ans, il met l’efficacité économique au service de l’intérêt général. Il répond ainsi aux enjeux de société de notre époque en développant des solutions innovantes dans ses 5 cœurs de métiers : JEUNESSE, EMPLOI, SOLIDARITES, SANTE, SENIORS. Chaque année, les actions du GROUPE SOS ont un impact sur plus d’1 million de personnes.

Les établissements sont principalement des sociétés d’insertion autofinancées et des associations qui vivent grâce à 80% de contrats publics regroupés en une unique structure. Au total, cela représente 600 millions d’euros de chiffre d’affaires.

*Hôpitaux, maisons de retraites, crèches, radio, café, boutiques éthiques…

Reportage de présentation du groupe que nous avons réalisé en 2013 !

jean-marc-borello→Le reflux de l’Etat-providence à l’heure où les enjeux sociétaux deviennent âprement cruciaux sur nombre de terrains – santé, retraite, emploi, solidarités – lui a laissé de formidables champs de manœuvre. Là où quelques associations de bénévoles tentent de suppléer ces manques, équipées de leur seule bonne volonté, cet ancien éducateur autodidacte, gestionnaire du monde de la nuit a, depuis 1984, injecté des doses massives de professionnalisme afin de rendre le social “efficace” dans ces organisations non lucratives dont le profit n’est évidemment pas l’étalon de la réussite. La multi-structure bâtie par J-M Borello est devenue le gestionnaire d’environ la moitié du travail social en France, s’occupe de soins en toxicomanie, de mineurs délinquants, de précarité, de développement durable, d’insertion, de logements pour populations en difficulté… Faire vivre durablement cet entrepreneuriat social et solidaire qui consomme, aussi, de l’argent public réclame un solide sens du management pour que cet ensemble de 350 établissements (hôpitaux et maisons de retraite, employant 12 000 personnes et 650 millions de chiffre d’affaires, 100 millions d’investissement en 2013)  soit manœuvrable, innovant et… efficace.

L’ambition et le charisme dont il est suréquipé permettent à J-M Borello de fabriquer ainsi, au fil du temps, une alternative crédible au secteur lucratif. Parmi les “bonnes pratiques” du modèle : une gouvernance collégiale, la mutualisation des services communs dans un GIE surdosé en compétences de haut niveau. La reprise d’associations en difficulté sera son moteur de croissance. 25 % par an depuis 5 ans. “Notre vraie fonction, un laboratoire pour les politiques publiques, sans doute aussi pour les entreprises privées lucratives qui s’intéressent de plus en plus à nos modes de gestion de l’innovation, notre approche du bas de la pyramide. On apprend actuellement à co-construire entre partenaires publics, partenaires privés lucratifs, or nous apportons des solutions nouvelles.”

Source : Nouvel Economiste